À 25 ans, Nolan Farnier est le seul berger transhumant du bassin de Longwy

Dans le bassin de Longwy, des particuliers, des collectivités et des associations font appel aux services de Nolan Farnier pour pratiquer l’écopâturage. Avec ses 130 moutons, il est le seul berger à effectuer de la transhumance. Il a acheté une ferme à Montigny-sur-Chiers.

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Dès l’âge de dix ans, Nolan Farnier s’est pris de passion pour les animaux.
Dès l’âge de dix ans, Nolan Farnier s’est pris de passion pour les animaux.

Il est toujours par monts et par vaux. Jamais là où on l’attend : «Je ne sais pas rester en place», éclaire en souriant Nolan Farnier. Le jeune homme est dans le mouvement. L’enfant du Pays-Haut est à la tête de deux petites entreprises.

L’une est dédiée à l’élevage de moutons. C’est la plus importante. L’autre, à l’entretien des espaces verts. Grâce à ces activités, il est au plus près de la faune et des grands espaces : «Je ne voyais pas ma vie autrement. Je suis heureux».

Ainsi, il consacre 80 % de son temps à la transhumance avec son troupeau de moutons, dont une grande majorité de brebis.

C’est le seul berger dans le territoire à exercer ce type de métier. Lorsqu’il ne crapahute pas dans la plaine à pied en criant, le gardien est installé dans un ancien corps de ferme qu’il rénove entièrement, au lieu-dit «Les Convers», dans la commune de Montigny-sur-Chiers.

Nolan Farnier ne se voyait pas faire autre chose. Dès l’âge de dix ans, il s’est pris de passion pour les animaux. Et plus particulièrement pour les volatiles.

Au point de les laisser envahir la demeure familiale : «À un moment, j’avais près de 250 volailles (canards, dindes, oies, poules d’ornement, etc.). J’ai dû demander à la mairie de Cons-la-Grandville, où j’habitais à l’époque avec mes parents, de me prêter une petite parcelle de terre».

Du reste, il intègre très vite l’association avicole de Montigny-sur-Chiers et débute les concours : «Je dois avoir gagné entre quarante et cinquante médailles avec mes oiseaux», compte-t-il à haute voix.

Ces trophées lui ont permis de rencontrer du monde et de se retrouver, un beau jour de l’année 2020, avec deux brebis d’un éleveur décédé «à soigner». Le début de son aventure de berger itinérant.

Nolan Farnier est diplômé du lycée agricole de Courcelles-Chaussy. Il est aussi membre de l’association des Bergers du nord Est (BNE).

L’écopâturage, une solution économique

Cinq ans plus tard, Nolan Farnier se trouve à la tête d’un troupeau de près de 130 moutons et brebis. D’ici la fin de l’année, il aura 160 animaux, principalement des Suffolk (une race ovine originaire d’Angleterre). Des bêtes qui sont itinérantes puisqu’il ne possède pas de prairie agricole à lui dans le bassin de Longwy.

Les animaux se déplacent d’enclos en enclos étant donné qu’il pratique l’écopâturage : «C’est une méthode de gestion des espaces verts et naturels par l’intervention d’herbivores domestiques.

Elle réduit l’usage des moyens mécaniques et proscrit les produits chimiques. Je travaille pour des particuliers, des collectivités et des sites touristiques, comme prochainement le fort de Fermont».

Soixante moutons paissent dans des prés de la commune de Cons-la-Grandville, vingt autres à Montigny-sur-Chiers, quarante autres brebis dans le verger d’un particulier.

«Cette manière plus écologique est toujours pratiquée dans un souci de préservation de la biodiversité sauvage et domestique», rappelle le berger. Une tendance qui se développe de plus en plus et sur laquelle Nolan Farnier souhaite désormais se positionner à temps plein.

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