Les taxis face à la hausse des carburants : «Des augmentations qui pèsent sur leurs marges»

Face à un prix du diesel atteignant les deux euros le litre au Luxembourg, les entreprises de taxis et de VTC voient leurs marges s’effriter.

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Avec la hausse des carburants, les difficultés se multiplient. (Photo d'
Avec la hausse des carburants, les difficultés se multiplient. (Photo d'

Confrontées à la hausse des carburants, comment les entreprises de taxis et VTC s’en sortent-elles? Alors que le prix du diesel a atteint la barre des deux euros le litre au Grand-Duché, beaucoup de professionnels confient être en difficulté. Pour ces chauffeurs qui réalisent des centaines de kilomètres par jour, les répercussions sont bien présentes. «Cela reste encore cher au Luxembourg, mais c’est toujours plus avantageux que d’être en France. On s’en sort un peu mieux ici», confie Pascal, chauffeur VTC à Esch-sur-Alzette. Malgré la flambée des carburants, le professionnel ne compte pas augmenter ses prix. «On ne veut pas que le client trinque», ajoute-t-il.

De son côté, le responsable de la société Taxi Maxi Luxembourg observe lui aussi certaines répercussions. «Cela devient difficile, on ne peut pas augmenter nos prix avec la concurrence des plateformes», confie-t-il. La Fédération des taxis, voitures de location et ambulances (FDA) le confirme. La hausse du prix des carburants représente une nouvelle difficulté «pour les entreprises de taxis et de VLC. Dans un secteur où une part importante de l’activité passe désormais par des plateformes, les entreprises ne peuvent pas simplement répercuter chaque hausse de leurs coûts sur les prix facturés aux clients». Selon elle, «ces augmentations pèsent donc directement sur leurs marges».

«On calcule tout»

Ces bénéfices réduits, le gérant de Moien Taxi le constate également au quotidien. Ce dernier assure que la hausse des prix du carburant rend l’exercice de sa profession plus complexe. «On calcule tout», confie-t-il. Ne travaillant pas sur les plateformes numériques, il a été contraint d’augmenter ses tarifs de 10 %. «Mes clients le comprennent et l’acceptent. Ils sont conscients des raisons de ces augmentations.»

Face à cette situation, la Fédération des taxis, voitures de location et ambulances indique que le secteur essaie de trouver d’autres solutions pour faire face à la hausse des carburants. «Ces dernières années, les entreprises de taxis ont activement investi dans l’électrification de leur flotte, à la fois pour des raisons écologiques et pour réduire leur dépendance aux énergies fossiles.» D’après la FDA, environ un tiers des taxis circulent aujourd’hui à l’électricité. La fédération pointe également la nouvelle réforme du secteur des taxis actuellement en discussion et notamment la suppression des licences de «zéro émission». «Supprimer aujourd’hui un instrument qui a précisément contribué à cette évolution nous paraît contradictoire avec l’objectif affiché par le gouvernement d’accélérer l’électrification du parc automobile et de réduire notre dépendance aux énergies fossiles», conclut-elle.

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