FinTech Recruits 2026 : et si votre prochain emploi alliait finance et technologie?

À quelques jours de FinTech Recruits 2026, qui réunira candidats, universités et recruteurs du secteur financier à Luxembourg, Alex Panican, Acting CEO de la Luxembourg House of Financial Technology (LHoFT), explique les enjeux du recrutement et les mutations technologiques qui façonnent la finance.

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Alex Panican incite tous les citoyens à s’intéresser au monde de la fintech : «Il est vraiment fascinant.
Alex Panican incite tous les citoyens à s’intéresser au monde de la fintech : «Il est vraiment fascinant.

La finance et le Luxembourg, un mariage qui dure depuis des décennies. Pour rester parmi les leaders mondiaux du secteur, le Grand-Duché doit perpétuellement se mettre à jour sur le plan technologique. Derrière les outils de pointe, il y a des hommes et des femmes, rappelle Alex Panican, directeur général par intérim de la Luxembourg House of Financial Technology (LHoFT) : «Notre besoin majeur aujourd’hui pour rester compétitifs dans le secteur financier, c’est le talent.»

Pour cette raison, la LHoFT organise le 30 octobre prochain à Luxexpo The Box la 5e édition du FinTech Recruits. Cette foire de la fintech réunit chaque année de nombreux acteurs venus du monde entier. «L’idée initiale, c’était d’attirer des étudiants universitaires en bachelor, en master et des doctorants, afin qu’ils décrochent un premier emploi dans la fintech ou dans un groupe financier au Luxembourg», développe Alex Panican. «Nous avons commencé avec une centaine d’étudiants. L’événement a ensuite pris de l’ampleur. C’est devenu une véritable foire à l’emploi avec des profils beaucoup plus expérimentés qui viennent à notre rencontre.»

Le directeur par intérim se réjouit de l’édition 2026 : «Une quinzaine d’universités seront présentes sur place (NDLR : et plus de 120 recruteurs). On attend environ 5 000 visiteurs sur l’ensemble de la journée. Venir se présenter en personne, c’est beaucoup mieux que d’envoyer son CV.» À cette occasion, Alex Panican incite tous les citoyens à s’intéresser au monde de la fintech : «Il est vraiment fascinant. Pensez à n’importe quelle application bancaire. Il y a toujours une entreprise de notre secteur derrière pour améliorer l’expérience utilisateur. Et la finance, c’est la pierre angulaire de l’économie. Il faut que cette pierre soit performante pour le bien-être de chacun».

La LHoFT, berceau international de la tech

Créée en 2016 à l’initiative du ministre des Finances Pierre Gramegna, la LHoFT est une fondation issue d’un partenariat public-privé. Elle a pour vocation de maintenir le Grand-Duché en haut du classement en matière de technologie financière. «Notre mission principale consiste à digitaliser l’espace financier luxembourgeois pour le rendre plus performant. Nous voyons la LHoFT comme une plateforme d’innovation pour notre secteur financier. On a un rôle d’incubateur, avec plus de 90 start-up au sein des bureaux de Luxembourg et plus de 250 membres fintech à travers le monde» souligne Alex Panican. «On a une empreinte globale. Cela nous permet d’avoir connaissance de ce qui se passe sur les marchés».

En tant qu’«incubateur», la LHoFT met en relation ses jeunes entrepreneurs avec des acteurs établis de la fintech. «Nous organisons des programmes d’accélération. Ils nous permettent d’inviter les meilleures start-up des différents domaines de la fintech (ESG, blockchain, data, …), et de leur faire rencontrer le secteur luxembourgeois.» Ces programmes sont financés par le gouvernement du Grand-Duché et gratuits pour les entrepreneurs.

Pour rejoindre la LHoFT en tant qu’entrepreneur, il faut cependant répondre à quelques critères précis : «L’idée derrière la start-up doit être innovante et répondre à un problème de l’industrie. On demande également un Minimum Viable Product (produit minimum viable), autrement dit, un positionnement déjà solide.»

L’IA, moteur d’aujourd’hui et de demain

L’une des pistes, qui améliorera sans aucun doute le secteur de la technologie financière, c’est l’intelligence artificielle. Là encore, la LHoFT possède des outils particulièrement performants. Un étage de ses bureaux y est spécialement dédié. «L’objectif aujourd’hui consiste à éduquer l’industrie financière sur les applications de l’IA. Le marché financier sera totalement différent de ce qu’il est aujourd’hui d’ici à une dizaine d’années.»

D’après Alex Panican, l’IA va par exemple prendre une place considérable dans la communication entre la banque et ses clients. Les banques capitalisent sur leur image de marque pour attirer leurs clients. Mais si l’utilisateur se fie à un agent IA pour aller comparer les meilleurs taux, les meilleurs services, cela pourrait changer complètement la donne. «Tout le monde aujourd’hui n’a pas le temps d’aller voir plusieurs banques. Mais imaginez que demain, vous avez recours à un agent IA. Il va aller toquer en permanence aux portes des banques pour voir laquelle est la plus adaptée aux besoins de son utilisateur. Et les banques elles-mêmes auront leurs propres agents pour communiquer», conclut-il.

Pour la LHoFT, c’est l’opportunité de pousser les limites du progrès dans un secteur en pleine expansion.

Adrien Huberty

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