[Tennis]
Weckerle préfère positiver
Sèchement battue 6-2, 6-1, mercredi, par l’une des favorites du Kyotec Open, l’Italienne Lucia Bronzetti (103e), la locale de l’épreuve, Marie Weckerle (554e), préfère retenir le positif.
Pas franchement épargnée par le tirage au sort ces dernières années, le hasard n’a de nouveau pas été clément avec Marie Weckerle. Après que celui-ci lui eut réservé la tête de série n° 3 en 2022, la Croate Jana Fett, ancienne membre du top 100 qui occupait le 238e rang planétaire, puis la huitième de finaliste de l’Open d’Australie (2016), l’expérimentée Allemande Anna-Lena Friedsam alors classée à la 114e place mondiale, l’année suivante, la Luxembourgeoise, actuellement 554e joueuse mondiale, absente en 2024 pour cause de blessure, a hérité pour cette nouvelle édition de Lucia Bronzetti.
Son nom ne vous est peut-être pas familier, mais la Transalpine n’en reste pas moins redoutable. Tête de série n° 3 du tournoi, la joueuse de 26 ans, professionnelle depuis 2016, qui a récemment remporté la Billie Jean King Cup avec l’Italie (double tenante du titre), pointe à la 103e position à la WTA après avoir atteint son meilleur classement en carrière voici un an et demi (46e). Du très lourd, donc, pour la seule représentante du Grand-Duché en lice dans le tableau final.
Qui, malgré toute la bonne volonté du monde et quelques fulgurances, cédera en deux sets (2-6, 1-6). «C’est toujours difficile de perdre comme cela, surtout à la maison, regrette-t-elle. Après, je n’étais pas favorite. Nous avons longuement discuté avec mon coach et je pense qu’il y a quand même eu de bonnes choses. Mais je n’ai passez de matches à ce niveau ni de partenaires d’entraînement à ce niveau et cela se ressent. Surtout au début, un peu le stress, le manque de rythme et le fait de garder une bonne intensité tout au long du match. Mais je crois qu’il y a des moments où je prouve que je peux jouer à ce niveau-là. J’essaye de prendre le positif.»
Le double pour gagner davantage en confiance
Si la pensionnaire du Spora parvient à donner le change en début de rencontre, se procurant même une balle de break d’entrée, les choses vont rapidement se gâter. Il faut dire que son adversaire, venue au Luxembourg pour se relancer après quatre défaites d’affilée sur le circuit principal, exploite la moindre faille. «Quand je joue de façon agressive et que je monte à la volée, c’est très bien. Le problème, c’est que je rate encore trop de volées et de smashs, ces petites finitions», note l’étudiante à Sciences Po Paris.
Et d’ajouter : «Elle, elle le savait. Elle ressentait moins de pression et même quand je montais, elle n’avait pas cette panique de se dire : « OK, elle va finir le point ». Avec le service et le fait de garder l’intensité physique, c’est l’une des choses que je peux améliorer. On sait toutes jouer au tennis, mais pour arriver à un certain niveau, ce sont les détails qui font la différence.»
La n° 1 grand-ducale ne baisse pas les bras, réussit quelques coups gagnants, mais, in fine, se heurte à la tactique de Bronzetti, qui alterne frappes lourdes et bombées, poussant la «locale» à la faute. «Je pense qu’elle a senti que ce que je préfère, c’est de jouer à plat. Et je pense même que j’étais la plus forte sur le terrain quand je jouais vers l’avant, donc elle a essayé de me garder dernière la ligne en variant ses coups. C’est tactique, cela se sent qu’elle a joué beaucoup de matches, qu’elle a de l’expérience et qu’elle m’a bien analysée.»
La semaine pétangeoise de Marie Weckerle n’est pas encore totalement terminée, puisqu’elle est engagée en double avec la Suissesse Chelsea Fontenel (923e), discipline dans laquelle l’idée sera de «prendre du plaisir» en espérant aller le plus loin possible dans la compétition afin de récolter un maximum de points. «Je vais aussi en profiter pour justement travailler tout ce qui est vers l’avant : la volée, le smash, etc. Le double peut vraiment m’aider à prendre plus confiance dans ce domaine», conclut la Luxembourgeoise.