[Football]

Vincent Thill peut rétablir l’ordre de Malte

[SÉLECTION NATIONALE] Double buteur lors du barrage de mars, «Vince» semble commencer à apprécier cette compétition qu’est la Nations League, longtemps chasse gardée de Danel Sinani.

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Vincent Thill avait déjà essayé d'aligner l'Italie en juin. Mais c'est la Bulgarie, l'Estonie et l'Islande qu'il a dans le viseur, désormais.
Vincent Thill avait déjà essayé d'aligner l'Italie en juin. Mais c'est la Bulgarie, l'Estonie et l'Islande qu'il a dans le viseur, désormais.

Dix des seize buts inscrits par Danel Sinani avec le Luxembourg l’ont été en Nations League. Dix buts en vingt-cinq matches, jolie moyenne. C’est beaucoup pour ça que, depuis que cette nouvelle compétition a débarqué dans le quotidien des footballeurs européens, au Luxembourg, la Nations League a toujours été regardée comme la chose de ce gaucher pas maladroit quand le niveau était homogène.

Y a qu’à voir : Gerson Rodrigues pesait lui sept matches en dix-huit apparitions.

Vincent Thill, face à ces deux géants, n’existait pas. Et puis d’un coup, au meilleur moment, il a fait son show, au mois de mars. Un but à La Valette contre Malte, un autre au retour, et à chaque fois pour débloquer la situation en ouvrant le score.

Du très bon boulot dont on peut préjuger sans trop prendre de risques qu’il est le plus à même de perpétuer le souvenir, en cette fin de mois de septembre. Dépourvue de véritable avant-centre, la sélection devrait encore repartir avec un système installant Sinani en pointe et jouant les infiltrations dans les couloirs ou par les secondes lignes.

Dans cette configuration, il faut rappeler qu’Aiman Dardari (souvent bon, voire très bon avec le Grand-Duché) joue peu et marque encore moins à Essen et Sinani lui-même subit de plein fouet le début de saison compliqué de la Sampdoria. Thill est sans doute celui qui joue le plus, mais aussi celui qui a le plus de sensations positives devant le but.

Jeff Strasser, plus en subtilité que ce que pouvait faire son prédécesseur sur la question, ne pointera jamais le doigt sur un garçon dont il attend des déclics. Mais il a d’autres façons de faire passer ses messages : «Nos principes de jeu, c’est de trouver des décalages et à la finition, un centre en retrait à ras de terre est souvent un moyen plus probable de marquer qu’un long centre. C’est plus important de savoir comment déséquilibrer un adversaire. Nous, on peut imaginer un côté qui prend la profondeur, un autre qui percute balle au pied et rentre pied inversé. Le jeu long, aérien, n’est pas l’ADN de nos dernières rencontres».

Ou comment responsabiliser subtilement celui qui a longtemps été l’incarnation (stérile) de la tenue de balle et de la recherche de déséquilibre. Oui, pas mal de choses pourraient reposer sur les épaules de Vincent Thill, pour faire de la statistique. Et c’est suffisamment nouveau pour être signalé.

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