[Football]

Trois titularisations en huit jours : Barreiro, ça peut craquer?

[NATIONS LEAGUE] Il n’y a presque plus de cadres, dans l’équipe qui visite l’Estonie, ce week-end. Alors fatalement, Leandro Barreiro, qui enchaîne les matches avec pas mal de courses, pose question. Cruz aussi.

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Strasser surveille de très près son dernier tout dernier patron.
Strasser surveille de très près son dernier tout dernier patron.

Au début du rassemblement, chacun son tour, dans le confort moelleux des canapés de leur hôtel de Lipperscheid, Tomas Cruz et Leandro Barreiro ont annoncé main sur le cœur qu’ils seraient courageux. «S’il faut faire quatre matches de suite, je suis prêt», avait dit l’ancien Benfiquiste Cruz. «Je ne crois pas que mon club ait demandé un aménagement de mon temps de jeu, ou alors j’espère bien que je serais au courant», embrayait l’actuel Benfiquiste Barreiro.

Pour l’heure, les minutes qu’on les imaginait tous les deux prendre au cœur de jeu sont là. Énormes. Logique : dans leur secteur, c’est presque encore plus le désert qu’à la pointe de l’attaque. Parce que Mathias Olesen revient d’un très long problème à la cheville et porte dans ses courses son manque de temps de jeu; parce qu’Enzo Dos Santos a enfin réglé un problème au moyen cours au genou mais ne peut pas directement s’installer à seulement 17 ans; parce qu’Olivier Thill s’est blessé musculairement en début de rassemblement.

Au Mondial des clubs, il avait tenu

Donc Tomas et «Leo» enchaînent : 90 minutes en Bulgarie et 76 contre l’Islande pour le premier; deux fois 90 minutes pour le second. Et la perspective de débuter à Tallinn, contre l’Estonie, samedi, est presque une évidence. Mais cela se fera(it) alors avec 5 000 kilomètres parcourus en avion, en plus, dans les jambes, quand il faudra pénétrer sur la pelouse de la Le Coq Arena.

Cela peut-il lâcher? Prions pour que cela n’arrive pas à «Leo», qui dispose d’un volume de bête de somme. En juin 2025, il avait notamment empilé trois titularisations consécutives de l’entrejeu de Benfica au Mondial des clubs, faisant 90 minutes contre Auckland, 90 autres face au Bayern et même carrément 120 devant le futur vainqueur, Chelsea, en huit petits jours, sous le soleil américain, avec des températures à largement plus de 30 °C.

Increvable, l’Erpeldangeois? En tout cas, quand son club a dû, au plus fort de ses campagnes européennes, enchaîner deux semaines anglaises consécutives, il a quand même fait tourner, ne préférant jamais miser à outrance sur son n° 8, malgré ses capacités physiques hors normes. Il faut dire que «Leo» n’était alors pas aussi indispensable au Benfica qu’il l’est aujourd’hui au Grand-Duché. Mais pour savoir jusqu’où tirer sur la corde, on manque donc d’un vrai point de référence, et il faut encore envisager la Bulgarie, mardi prochain.

Un match qu’il faudrait se résoudre à le voir zapper si d’aventure il prenait un avertissement à Tallinn. Et qui serait un petit drame pour cette équipe qui a déjà terminé la rencontre face à l’Islande avec cinq joueurs de champ à 21 ans ou moins.

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