[Handball]
Tidyan Meunier : «Mon temps de jeu a augmenté»
FRANCEAvant un derby électrique, ce vendredi, contre Dijon, Tidyan Meunier, qui fait désormais partie à part entière de l’équipe fanion de Besançon, est revenu sur son début de saison en D2 française.
En fin d’année dernière, vous nous confiez qu’il vous faudrait très certainement faire un choix entre le fait de privilégier vos études ou tenter l’aventure d’une carrière professionnelle. Qu’en est-il aujourd’hui?
Tidyan Meunier : En fait, je suis actuellement en troisième année d’étude de mathématiques, donc celle pour l’obtention du diplôme. Et comme je n’ai pas encore signé pro – même si j’ai totalement intégré le groupe professionnel –, j’ai décidé de finir mon diplôme, histoire d’avoir une porte de sortie en cas de problème au niveau handball. Je me laisse encore ces deux options cette année pour éventuellement faire un choix l’an prochain en fonction de ce que me proposera le club.
Ce n’est pas trop difficile de jongler entre les deux?
C’est un peu compliqué, mais la fac propose un statut de sportif de haut niveau, ce qui me permet de m’adapter en fonction des entraînements. Mon objectif est d’obtenir mon bachelor cette année et si ce n’est pas possible, je peux toujours le faire en deux ans. Mais je souhaite le terminer coûte que coûte en un an.
Parlons du sportif, vous avez donc totalement intégré le groupe de l’équipe première depuis le début de la saison?
On a disputé sept matches, cinq en championnat et deux en Coupe de France, et j’ai toujours été dans le groupe. J’ai aussi fait toute la préparation estivale.
On imagine que c’est une grande satisfaction…
Je suis content, oui. D’autant qu’au fur et à mesure des matches, mon temps de jeu a augmenté. Par exemple, contre Sélestat, notre premier match de la saison en Coupe de France, je pense que j’ai dû jouer environ 10 minutes. Et pour le dernier, face à Valence, je suis plus aux alentours des 50 minutes. Certes, c’est peut-être aussi dû aux blessés, mais cela montre une certaine confiance du coach.
Et puis, même au sein de l’équipe, je me sens de mieux en mieux, je m’intègre de mieux en mieux au groupe. La saison dernière comme j’alternais avec la réserve, je n’étais pas forcément qu’avec l’équipe première, mais le fait d’être en permanence avec les pros depuis le début de la saison a facilité mon intégration.
L’équipe nationale, ce serait la cerise sur le gâteau
Vous avez été formé au poste de demi-centre, mais la saison dernière vous étiez placé à l’aile gauche avec les pros, c’est toujours le cas?
Oui c’est toujours le cas. Je suis le deuxième ailier gauche dans la hiérarchie derrière Tanguy Thomas, qui bascule aussi par moments au niveau de la base arrière. C’est aussi cela qui me permet d’avoir pas mal de temps de jeu.
Un rendez-vous important vous attend, ce vendredi, avec la réception de Dijon pour le derby…
Il s’agira de mon premier « vrai » derby au palais des sports. J’en ai déjà joué un ou deux avec la réserve, mais ce n’était pas dans la « vraie » salle ni avec le groupe professionnel. Là, je pense que ça va être une toute autre ambiance. Et je suis ravi de pouvoir vivre mon premier derby.
Un derby que Besançon n’a plus remporté depuis une paire d’années…
Je n’ai pas les chiffres exacts en tête, mais je sais qu’on n’a plus gagné depuis que je suis au club, notamment parce que Dijon était en première division. Au classement nous sommes quasiment ex æquo, Dijon a une victoire de plus, alors l’emporter nous permettrait de revenir à égalité.
C’est un match que vous abordez en confiance après la belle victoire obtenue à Valence?
Oui, surtout après avoir enchaîné deux défaites contre Tremblay, OK une grosse équipe de D1, et à Saintes. Cette défaite, de sept buts, face à un concurrent direct nous a fait mal. Mais le fait de battre Valence, qui venait de sortir Dunkerque en Coupe de France, une solide équipe de D1 qui, il est vrai, ne va pas très bien en ce moment, nous a vachement mis en confiance, principalement d’un point de vue défensif.
Au début du mois prochain se tiendra la première fenêtre de la campagne de qualification pour l’Euro-2028. L’équipe nationale, vous y pensez?
J’essaie de ne pas trop y penser et je ne me mets aucune pression, mais bien sûr, l’équipe nationale reste dans un coin de ma tête. De mon côté, je suis focalisé sur mon quotidien à Besançon, c’est mon objectif principal. L’équipe nationale, ce serait la cerise sur le gâteau. Et si des portes s’ouvrent, c’est avec grand plaisir.