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T71 cherche dynamique désespérément

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Ivan Delgado est incertain pour les retrouvailles avec Etzella. Un des nombreux problèmes à gérer pour le T71 lors de cette saison très compliquée.
Ivan Delgado est incertain pour les retrouvailles avec Etzella. Un des nombreux problèmes à gérer pour le T71 lors de cette saison très compliquée.

21e JOURNÉE EN ENOVOS LEAGUE Dudelange vit une saison compliquée par des blessures et des absences. Un T71 qui a un énorme défi à relever, samedi sur le parquet d’Etzella.

Avant le début de la saison, le T71 faisait partie des équipes qui devaient, au minimum, viser le Top 4. Voire encore mieux. Avec son recrutement ronflant, le retour de Jimmie Taylor, le renfort d’Ivan Delgado ou encore l’arrivée du jeune et prometteur intérieur Finn Reisdorffer. Le tout dirigé par Christophe Ney, appelé à remplacer Yves Defraigne, lequel venait de mener l’équipe à la finale du championnat. Perdue contre Etzella.

Mais ça, c’était pour la théorie. Dans les faits, la mayonnaise n’a jamais pris avec le technicien et au bout de six matches et d’une humiliation à Steinsel (100-55), il jette l’éponge.

Après un court intérim du pompier de service, Tom Schumacher, le club fait appel à… Yves Defraigne, qui accepte de relever le défi même s’il aurait préféré que son club de cœur, Mons, lui offre le contrat longue durée qu’il demandait.

Depuis? «La saison est compliquée», explique Christopher Jack, le capitaine dudelangeois. «Pour le moment, on n’a pas le rythme ni le momentum qu’on souhaiterait. Et ça se voit.»

Des blessures à répétition

Et de mettre en évidence un des principaux problèmes de l’équipe : les blessures à répétition. Les deux derniers matches – deux défaites à Mamer et contre Larochette – se sont déroulés sans les deux internationaux Ivan Delgado (genou) et Joe Kalmes (dos). Les deux, avec respectivement 15 et 20 matches en championnat, sont d’ailleurs incertains pour le match de samedi.

Face à Esch, Dudelange, qui a également connu de gros soucis avec ses joueurs pros, s’était même retrouvé sans Américain…

Le contexte n’est donc pas idéal, comme le reconnaît Yves Defraigne : «Pour moi, une saison commence dans la préparation. Former une équipe, des habitudes, une éthique de travail. Une dynamique. Tout cela, ça commence au début de la saison.»

Et en arrivant après un tiers en saison régulière, on ne peut pas faire de miracle : «Quand je suis parti, on avait un groupe très soudé. Tout le monde tirait dans la même direction. Le travail hebdomadaire était très cohérent. C’était complètement différent. Maintenant, il y a beaucoup plus d’individualités. Tout le monde n’est pas sur la même longueur d’ondes», constate-t-il.

Pour ne rien arranger, Dudelange est un gros pourvoyeur de l’équipe nationale : «Tu perds six semaines avec trois joueurs du cinq de base. Dans ces conditions et avec toutes les blessures, tu ne peux pas constituer un groupe.»

L’expérimenté technicien belge ne lâche rien : «Il fait tout ce qu’il peut. Il travaille pour trouver des solutions. Et s’il a quelque chose à te dire, il le fait», précise encore CJ.

Vous avez dit délicat…

D’autant plus que le calendrier est dantesque : l’Arantia samedi dernier, le Sparta samedi prochain et donc à Etzella ce samedi : les trois meilleures formations du pays… et de loin!

Si Dudelange avait encore un petit espoir d’aller chercher la quatrième place, ce dernier s’est envolé après la défaite contre Mamer, la semaine dernière. L’objectif est donc désormais de préparer au mieux un premier tour de play-offs qui sera, quoi qu’il arrive, loin d’être une sinécure.

«Plus facile à dire qu’à faire»

À l’heure actuelle, si les classements venaient à rester en l’état, ils devraient affronter… Etzella!

Un immense défi : «Il faudrait un sacré exploit. Ils nous ont battus en Coupe, on a perdu de 21 pts chez nous en championnat. Ils ont battu l’Amicale de quarante points. Après, bien sûr, le but c’est de rester dans le match le plus longtemps possible pour faire un coup. Mais c’est plus facile à dire qu’à faire.»

Au-delà d’une très hypothétique victoire qui redonnerait du baume au cœur à une formation qui reste sur 3 revers lors des cinq derniers matches, le T71 sera avant tout en quête d’attitude. De mentalité. Bref, de dynamique!

Histoire d’aborder dans les moins mauvaises dispositions possibles des play-offs qui pourraient bien être très courts, du côté de la Forge du Sud.

Quoi qu’il en soit, le focus est d’ores et déjà mis sur la préparation de la prochaine saison. À ce titre, les prestations de jeunes comme Fabian Agbodenou, Finn Reisdorffer et autre Uros Malesevic sont autant de signes qui permettent de croire à la lumière au bout du tunnel.

Mais avant de penser aux play-offs, voire à l’année prochaine, place à Etzella! Au Deich, pour un remake de la finale du dernier championnat. Avec deux acteurs clairement pas dans les mêmes dispositions qu’à l’époque…

Romain Haas

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