[Volley]
Strassen sans complexe au Monténégro
À Budva, théâtre ce mardi de la manche aller du 1er tour de la Challenge Cup face au septuple champion local, les joueurs du VCS ne comptent pas faire de la figuration. Pas le genre de la maison.
C’est sans complexe, mais au sortir d’une défaite surprise au 1er tour de la Coupe de Luxembourg devant Diekirch, la deuxième de la saison après celle concédée contre Fentange lors de la SuperCup, que les Strassenois, pas franchement habitués à mordre la poussière sur la scène domestique, ont embarqué, lundi matin, en direction du Monténégro, où ils disputent, mardi, la manche aller du 1er tour de la Challenge Cup face à Budva, dont il s’agira du baptême du feu, non pas sur la scène européenne, mais dans cette compétition.
Au contraire des Luxembourgeois, qui y participent régulièrement. Et ce, pour leur plus grand bonheur. «Jouer la Coupe d’Europe, c’est toujours quelque chose de très cool parce qu’au Luxembourg il n’y a pas beaucoup d’équipes dans le championnat qu’on se rencontre assez souvent, sourit Gilles Braas. Et là, c’est encore un autre niveau avec des équipes normalement professionnelles. En tant qu’amateurs, c’est toujours intéressant de voir où l’on se situe par rapport à elles.»
Après avoir hérité des redoutables Slovaques de Komarno lors des deux dernières éditions, les hommes de Massimo Tarantini ont cette fois tiré un adversaire qui, comme eux, ne laisse que des miettes, pour ne pas dire rien, à la concurrence à l’échelle nationale. Jugez plutôt : depuis sa création, en 2018, le club a remporté tous les championnats qu’il a disputés, à savoir sept. Idem pour la Coupe. Des statistiques ahurissantes, qui ne semblent pas effrayer les volleyeurs de Strassen.
«On a nos chances»
«C’est difficile de juger leur niveau, mais on va clairement là-bas pour les battre, lance le passeur. Ce n’est pas un déplacement où on se dit : « bon ok, ce sont des professionnels qui sont largement au-dessus de nous.« Certes, on ne sait pas vraiment à quoi s’attendre, mais ce n’est pas non plus l’une des plus grosses équipes en Europe. Je pense que l’on a nos chances.» D’autant qu’entre ces deux revers, le quintuple champion du Luxembourg a décroché pas moins de quatre succès, fruits d’une montée en puissance significative.
«On savait qu’il allait être difficile de trouver les automatismes durant notre premier match puisque beaucoup de nouveaux joueurs nous ont rejoints. Les suivants, nous les avons gagnés en jouant bien, surtout celui contre Bertrange. Qui nous a montré que l’on était sur la bonne voie», détaille l’international, de retour avec certains autres membres de la sélection nationale à Budva, ville dans laquelle cette dernière s’était heurtée à de solides Monténégrins lors des JPEE en 2019.
Six ans plus tard, une victoire au bord de la mer Adriatique permettrait, en quelque sorte, de rééquilibrer la balance. «On ne se met pas de pression, mais ce qui est sûr, c’est que l’on va tout donner pour faire» une première différence, lance Gilles Braas. Histoire de se mettre dans les meilleures dispositions avant le retour, mercredi prochain, au Grand-Duché.