[Football]

Strassen fait aussi chuter le champion

[BGL LIGUE, 5e JOURNÉE] Le champion perd un deuxième match en autant de chocs contre les équipes du haut de tableau. Preuve qu’il doit encore digérer son titre et son mercato.

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Perez et Natami ont encore fait des leurs.
Perez et Natami ont encore fait des leurs.

Au-delà de son titre de champion, en mai dernier, continue de s’accrocher aux basques du club de Bissen ce petit côté canaille et fou furieux, d’un point de vue offensif. Un petit truc qui fait que, de rien, il peut parvenir à tirer de quoi faire basculer un match qu’il ne maîtrise pas plus que ça.

C’est un peu le contraire du Strassen de cette saison, qui sait être chirurgical maintenant que ses ambitions de titre le lui imposent. Et dans ce choc, c’est exactement ce qu’il nous a montré. Du réalisme froid, consistant, de l’étoffe qui fabrique des champions, en général bien plus sûrement que la folie douce qui a conduit Bissen en Ligue des champions cet été.

À l’heure de jeu, les locaux ont vraiment appuyé deux fois. Sur la première action, un service net, précis, de Natami aux abords de la surface, trouve le plat du pied parfaitement fouetté de Perez, qui surprend Dupire petit côté (1-0, 40e). Sur la seconde, le jaillissement de Perez au premier poteau, devant Marasi, force Dupire à se coucher sur sa ligne, mais dans le cafouillage qui s’ensuit, Delorge cadre une reprise que la main de Marasi contrarie. Seye transforme le pénalty après une course d’élan à rallonge (2-0, 57e).

Côté Bissen, deux illuminations de Ferber n’auront pas le même résultat. Sur son ouverture géniale, Cabral va trouver le petit filet (20e) et sur un centre en déséquilibré, Almada mal s’appliquer sur sa reprise, seul au deuxième poteau (22e).

Vendredi, Jérémy Deichelbohrer avait répondu par la prudence aux critiques élogieuses accrochées à son équipe après un mois d’août parfait. «On reste calmes et sereins. Parce qu’on sait qu’il nous faudra gagner au moins vingt matches pour être là où on veut être en fin de saison. Et on n’en est qu’à quatre».

Rodrigues, premier à tromper Özcan

Renvoyer des signes très positifs sur un mois n’est en effet pas suffisant. Surtout quand on encaisse son premier but de la saison : double-contact diabolique d’Abi Ramzi sur son ancien coéquipier, Rastoder, laissé sur place et petit ballon latéral pour Rodrigues, le premier au pays à tromper Özcan (2-1, 66e).

Le suspense se serait évaporé immédiatement si M. Silva n’avait été un peu trop prompt à siffler, quand Dupire est monté cueillir un coup-franc, percutant Veiga, son propre défenseur. En imputant la faute à Hall, pas du tout dans le coup, l’arbitre prive Delorge du 3-1. Et nous gratifie, nous, de l’éventualité d’une petite remontada.

La saison passée, cette rencontre s’était clôturée sur un 3-3 après que Strassen eut mené 3-1 en étant en supériorité numérique. Celle-ci se terminera sur un double rouge, Abi Ramzi faisant dégoupiller Gueye après un croc-en-jambes qui est son deuxième avertissement. Bissen s’incline à Strassen comme il avait perdu contre le Progrès : en renvoyant l’idée qu’il est encore loin d’avoir trouvé son rythme de croisière. Alors que pour Strassen, c’est clairement «vogue la galère»!

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