[Football]

Strassen envoie un message : le patron, c’est lui!

[BGL LIGUE, 7e JOURNÉE] L’UNA s’impose presque sans trembler contre Mondorf (1-2), à qui il fait perdre ses premiers points.

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Deher mis sous pression par Myre : Mondorf n'a pas eu le loisir de beaucoup respirer dans ce match.
Deher mis sous pression par Myre : Mondorf n'a pas eu le loisir de beaucoup respirer dans ce match.

On sait depuis dimanche qu’il n’est pas possible de reproduire à l’infini des performances du type de celle que nous a offerte Mondorf à Bissen. Même Martin Forkel, honnête, avait dû constater l’hyperréalisme presque gênant de ses gars chez le champion en titre : «Eux ont 3,2 expected goals et marquent une fois, nous 0,42 et on marque deux fois».

Rien de tout ça contre Strassen. Avec un tir non cadré sur toute la première période, l’USM ne peut décemment pas s’attendre à fabriquer des miracles une semaine après l’autre, à l’identique. Et c’est même très logiquement qu’il rentre mené aux vestiaires.

Baal, une perte de balle fatale

Sous l’impulsion d’un Seye qui semble enfin trouver une forme d’efficacité au bout de ses efforts de moins en moins désordonnés, au fil des matches, Strassen fait valoir la supériorité que beaucoup de suiveurs de la BGL Ligue lui attribuent à l’heure actuelle. Son débordement de la 19e, sème le trouble au premier poteau et au final, le tir tendu de Delorge est dévié au-dessus de la barre par une tête courageuse de Knoepffler.

Un avertissement que Mondorf prend sans doute au sérieux, mais qui ne l’empêche pas de se faire avoir six minutes plus tard : Seye vole un ballon à Baal, provoque Holter, empêche de justesse le ballon de sortir puis délivre un caviar au deuxième à Natami pour une reprise de la tête tranquille (0-1, 25e).

Dans la foulée, Perez, de retour, va mettre en action. Il manque de faire expulser Estrada, qui tend le bras en position de dernier défenseur pour l’empêcher de passer (27e), puis déclenche un missile à ras de terre que Gonzalez dévie de façon peu conventionnelle au ras de son poteau (31e). Tout ça pour dire qu’après 45 minutes, il n’y a pas encore eu vraiment match.

L’entrejeu, verrouillé par Rastoder et Steinmetz

Il n’y en aura pas plus après. Lopes réclame un penalty presque immédiatement après le coup d’envoi de la deuxième période (46e), mais les opportunités restent pour Strassen, qui a verrouillé l’entrejeu, avec un duo Steinmetz-Rastoder assez exceptionnel.

Seye rase encore le montant sur une récupération haute du second nommé (55e), Djonkep le remplace et flirte avec la lucarne opposée après s’être débarrassé de Baal non loin des six mètres (76e). Il était inévitable, dans ces conditions, que le score finisse par prendre les proportions qu’il mérite : Myre sert Djonkep en retrait, dont la reprise du gauche, tendue, accroche la lucarne (0-2, 79e).

Alors oui, Mondorf a fait croire que sa chance était revenue à la 94e, quand sur un gros trou d’Özcan, un coup-franc qu’on croyait anecdotique est prolongé au fond par Kumbi, en embuscade (1-2), mais voir l’USM ressortir de ce match-là avec un point aurait quand même été hallucinant, cette fois.

Vendredi, Jérémy Deichelbohrer s’agaçait que tout le monde commence à désigner son équipe comme archifavorite pour le titre? Ce n’est pas avec ce genre de performance de rouleau compresseur que son UNA va faire taire les gens. Bien au contraire. Elle a encore plus taillé son statut de patron.

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