[Handball]

Rumelange finit invaincu

Dans l’antichambre de l’élite, les Rumelangeois, déjà assurés d’évoluer en première division à la rentrée prochaine, ont fini seuls en tête après leur 10e victoire en autant de matches, samedi, à Diekirch (30-32).

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À Rumelange, tout le monde tire dans le même sens. (Photo d'archives : fern konnen)
À Rumelange, tout le monde tire dans le même sens. (Photo d'archives : fern konnen)

Assuré depuis un petit moment déjà d’évoluer au plus haut échelon national la saison prochaine, Rumelange n’a pas relâché la pression pour autant. Sa volonté? Remporter ses trois dernières rencontres pour achever la deuxième phase en signant un sans-faute. Mission accomplie pour les Rumelangeois, victorieux successivement de Schifflange, de Mersch et surtout du principal rival dans la course au trône, Diekirch.

Une belle récompense pour un groupe en partie reconstitué l’été dernier, qui a vécu une phase régulière compliquée, bouclée à la dernière place avec un bilan de treize revers pour un succès. Mais portée par ses valeurs, l’Espérance, pas non plus épargnée par les pépins physiques en tout genre, a eu le mérite de ne jamais baisser les bras.

«On a quand même fait deux-trois matches très intéressants en Axa League, qui nous ont servi de référence, retrace Tristan Teitgen, de retour après quasiment deux ans passés à soigner une pubalgie. Et puis, si on regarde notre deuxième phase, on fait de super matches en ayant aussi de temps en temps des moments où l’on passe au travers parce que l’on compense notre manque de gabarit par plein de choses.»

Et d’ajouter : «Excepté l’un de nos gardiens qui fait deux mètres, sur le terrain je suis probablement l’un des plus grands avec mon mètre quatre-vingt-sept. Alors, on compense par la hargne, notre combativité et en courant beaucoup. Nous dépensons énormément d’énergie, ce qui fait que nous avons des périodes de creux.»

«On a avancé en équipe»

Le HBR s’appuie également sur sa force collective : «On n’a pas de grosses individualités, mais collectivement on a tous compris que l’on avait un rôle important pour l’équipe. Chacun compense le manque de l’un et de l’autre.» Son dernier rendez-vous, crucial dans la quête de la première place, en est la parfaite illustration.

«C’est toujours difficile de jouer à Diekirch, mais on voulait vraiment montrer que nous sommes une belle équipe même en étant privé de certains joueurs cadres», explique l’entraîneur, Yves Braconnier. Dans une ambiance des grands soirs et devant une salle bien garnie pour la dernière de Sascha Marzadori sous les couleurs du CHEV, les visiteurs ont fait preuve d’une solidarité exemplaire.

«Comparé au nôtre, Diekirch avait un banc bien rempli. Et puis c’est un adversaire avec un bon collectif, assez complet, et de la taille donc cela a été ultra-physique pour nous. Mais on a joué avec nos tripes, résume Tristan Teitgen. On a eu un peu de mal à entrer dans le match et puis ensuite nous avons activé le mode guerrier. Chaque point positif que l’on pouvait prendre, on le prenait, et on a avancé en équipe.»

Bien que les ultimes minutes aient été douloureuses, certains Rumelangeois souffrant même de crampes, ces derniers ont fait le dos rond. Et dans un climat électrique, Christophe Dumont a inscrit le but libérateur à 33 secondes du buzzer, permettant à Rumelange de signer la passe de dix.

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