[Football]
Rosport «doit s’enlever cette pression» pour ouvrir son compteur de points
[BGL Ligue] Sans point après trois journées pour la première fois depuis 2015, le Victoria est «trop crispé» depuis la reprise selon son coach Dean Léen, qui espère un déclic dimanche contre Wiltz.
Autant ses deux revers inauguraux face à des Européens (4-0 à Strassen et 2-3 contre Mondorf) ayant deux matches officiels de plus dans les jambes pouvaient s’entendre, autant le troisième, concédé sur le tard dimanche à Rumelange (3-2), chez un promu, a «fait mal» et donné «le blues» à Rosport et son nouveau coach Dean Léen, nommé cet été en remplacement de Martin Forkel (aujourd’hui à Mondorf).
Fanny après trois journées, le Victoria signe son pire départ dans l’élite depuis 2015, un an après sa remontée, et ni le fait que d’autres équipes connaissent pareille galère (F91 et Jeunesse) ou pire (Swift, -12 pts), ni le fait que son prédécesseur ait aussi connu des débuts contrariés au club (4 points en 8 matches) en 2022, ni la patience manifestée par ses dirigeants et ses cadres ne sont de nature à tranquilliser l’entraîneur rosportois.
«En match, on a la boule au ventre»
«Les joueurs m’apaisent un peu, me disent que ça va venir, qu’ils ont connu ces situations et qu’il faut continuer à bosser. Le comité aussi. Mais pour moi qui suis assez émotionnel, c’est dur de rester calme», confie Dean Léen, persuadé que le problème est d’ordre mental et non tactique.
«On manque d’agressivité, on est trop passifs, pointe l’ancien coach de Mamer. Surtout, les joueurs sont trop crispés : on est les champions des entraînements! Pendant les séances, on sent que la mayonnaise prend, qu’ils adhèrent au discours, mais en match, on a la boule au ventre. Certains n’osent pas faire des passes à dix mètres… on doit s’enlever cette pression!»
L’objectif de la semaine, au Camping, est ainsi de « piquer » et désinhiber un groupe dont les vertus étaient avant tout défensives, sous Martin Forkel. La transition vers un football plus attractif prônée par Dean Léen à son arrivée et entrevue durant les matches amicaux de présaison tarde à pleinement se concrétiser en compétition officielle, mais le technicien de 42 ans ne compte pas se renier à la première difficulté.
Au contraire : à présent que «les principes sont là», il entend pousser davantage le curseur, histoire de sortir de cet entre-deux périlleux dans lequel patauge aujourd’hui le Victoria, trop permissif derrière (10 buts concédés, seul le Swift, lanterne rouge, fait pire avec 13) et pas encore assez entreprenant, joueur et efficace devant, même s’il a déjà fait ficelle quatre fois.
Une «pointure» offensive pour tirer le groupe ?
Comme un symbole, c’est l’attaque, plutôt que l’arrière-garde, qui pourrait rapidement enregistrer un renfort très significatif, avec le possible retour au pays, jugé en bonne voie par le technicien, d’un «top joueur» offensif ayant brillé en BGL Ligue avant de rallier le monde pro. De quoi donner «une nouvelle impulsion, niveau mentalité», «un léger vent en plus» à un groupe en mal de confiance avant de recevoir Wiltz (9e, 4 pts).
L’arrivée potentielle de cette «pointure», avec qui un accord était «très proche» mardi, tomberait à pic pour le Victoria, vu son calendrier. Après Wiltz et le Racing, l’actuel leader, Rosport n’affrontera que des concurrents directs supposés, Hostert, Käerjeng, Etzella et le Swift. «Il faut tout mettre sur ces six matches», prévient Dean Léen, qui perçoit la venue du promu, dimanche, comme «un tournant» à ne pas manquer.