[Cyclo-cross]
Raphaël Kockelmann : «Je reste optimiste!»
CHAMPIONNATS NATIONAUX DE CYCLO-CROSS Raphaël Kockelmann sait que cela ne sera pas simple de déboulonner Loïc Bettendorff. Mais il ne désarme pas pour autant.
Les conditions météorologiques de ces championnats nationaux s’annoncent particulières…
Raphaël Kockelmann : Oui, j’ai regardé les prévisions également. Il va geler dans la nuit de samedi à dimanche, puis il fera -2 °C dans la journée de dimanche. Ce sera un sol gelé avec de la neige qui ne partira pas, je pense.
Dans ces conditions, la reconnaissance du parcours est-elle importante?
J’y étais jeudi avec Mil (Morang). On était là pour regarder les virages, car pour le reste, tout sera différent. On roulera avec d’autres pneus…
Pensez-vous pouvoir l’emporter comme en 2023?
Si je n’y croyais pas, je ne prendrais pas le départ. Je sais que ce sera dur. Loïc (Bettendorff) est très fort et en bonne condition. Je sais également que pour être champion, il faut que tout se passe sans accroc. Car le championnat, c’est une heure de course et beaucoup de choses peuvent se passer. On peut vite faire une erreur dans un virage et alors la course est finie. Il y a beaucoup de passages où on peut commettre des fautes. Tout peut aller très vite.
Je pense que cela me convient plus qu’un parcours rapide qui demanderait de la force
Physiquement, comment vous sentez-vous?
Je me sens bien. Pendant la période de Noël, j’ai fait le maximum de courses pour travailler mon rythme. Cela me faisait défaut puisque comme vous le savez, je suis parti, comme tous les ans, en stage avec mon équipe Tudor (NDLR : rappelons que Raphaël Kockelmann est mécanicien de l’équipe Tudor Pro Cycling où évoluent Luc Wirtgen et Arthur Kluckers). Pour être honnête, j’ai retrouvé de bonnes jambes. Je me sens mieux que les années précédentes. J’ai peut-être moins d’entraînement qu’avant, lorsque je pouvais m’entraîner normalement, mais j’ai pu m’entraîner quand même. Pas comme à la maison. Je peux m’entraîner lorsque les coureurs sont sortis, à partir de 10 h. Mais le reste de la journée, je reste debout et je travaille.
Chez les coureurs élite, vous ne serez que dix partants. Cela change quoi?
Je ne pense pas que cela change quelque chose, car si on regarde les résultats de la saison, on peut prévoir que nous serons à trois, Loïc (Bettendorff), Ken (Conter) et moi pour jouer le podium. Depuis le début de la saison, je n’ai pas pu le montrer, mais je pense que je pourrai jouer un rôle. Je l’espère. Le parcours n’est pas vraiment dans mon registre. Mais par exemple, lorsque j’ai dessiné le parcours à Differdange (le 26 décembre), j’ai proposé un tracé où dans beaucoup de passages, on peut jouer avec la force. Cela n’existe pas à Diekirch, hormis dans la ligne droite d’arrivée. Ce sera difficile de faire la différence en force avec tous ces virages qui se suivent. Et ce sera difficile de refaire son retard si des poursuivants chassent. Il y aura des limites pour tout le monde. Il n’y aura pas de Van der Poel ici! Le parcours limite les possibilités. Mais je pense que cela me convient plus qu’un parcours rapide qui demanderait de la force. Car dans ces cas, c’est certain que Loïc, qui possède la meilleure forme, aurait plus d’avantages. Avec Ken, qui travaille comme moi, on n’a pas les mêmes possibilités de s’entraîner. Mais je reste optimiste!