[Tennis]
Pour son coach, Rodesch a le potentiel pour aller loin
ROLAND-GARROSMalgré l’élimination précoce de son poulain, Chris Rodesch, dans les qualifications du Majeur parisien, son entraîneur suédois Anders Johansson croit en son potentiel.
S’il n’a pas encore franchi l’écueil du premier tour des qualifications à Roland-Garros en deux participations, Chris Rodesch n’en demeure pas moins pétri de talent. Ses qualités sont indéniables et ont rapidement été décelées par Anders Johansson, l’un de ses entraîneurs qui l’accompagne depuis plus de dix ans.
«À 15 ans, il a remporté un tournoi ITF juniors au Luxembourg en montrant déjà de belles promesses. Et puis, il a confirmé durant ses années à l’université», détaille le Suédois rencontré à quelques mètres du court Suzanne-Lenglen. Qui se souvient d’un adolescent «ambitieux et déterminé».
Aux États-Unis, où il a décroché à deux reprises le titre de champion NCAA avec son équipe des Virginia Cavaliers, le droitier faisait partie des meilleurs joueurs universitaires de sa génération. Son diplôme en poche, le natif d’Angelsberg décide alors de se lancer à temps plein sur le circuit professionnel à l’été 2024 et connaît une folle ascension.
«Il peut atteindre le top 50, voire le top 30»
Deux ans plus tard, il pointe au 166e rang mondial, soit 482 places de mieux qu’à ses débuts. «Pour moi, ce n’est pas une surprise de le voir à ce niveau aujourd’hui», souligne son coach installé au Grand-Duché depuis 1993. Et ce dernier de poursuivre : «Chris a quelque chose de spécial. Il y a beaucoup de joueurs «normaux», mais lui a un petit quelque chose en plus. Sa taille (1,98 m) est aussi un avantage.»
Encore plus sur des surfaces dites rapides comme le dur ou le gazon. C’est d’ailleurs sur l’herbe de Wimbledon que le Luxembourgeois a marqué les esprits voici un an en atteignant le tableau principal grâce à trois succès obtenus face à des adversaires mieux classés, «un moment de grande fierté, c’était vraiment magnifique», se remémore Anders Johansson.
Le n° 1 grand-ducal ne s’est pas arrêté en si bon chemin et a continué d’enchaîner les bons parcours dans des tournois répertoriés dans la catégorie des Challengers, sorte de deuxième division mondiale. Au point d’espérer intégrer directement le tableau principal du Grand Chelem parisien. Mais une blessure au dos contractée début février est venue ralentir sa progression au classement.
Un «simple» contretemps pour le Suédois. Qui croit au potentiel de son poulain : «Je pense sincèrement qu’il peut atteindre le top 50, voire le top 30. Mais il a encore besoin de gagner en expérience». Histoire de franchir un cap qui pourrait faire basculer sa carrière dans une autre dimension.