[Football]

Pour Mondorf, une humiliation qui n’est plus de son âge

[BGL LIGUE] L’USM, auteur jusque-là d’une première partie de saison très solide, a quatre matches à sa portée pour oublier l’atroce 6-0 infligé dimanche dernier par le RFCU. Ce qui ne lui est rarement arrivé en DN.

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Gonzalez et la défense mondorfoise ont un besoin urgent de se reconcentrer.
Gonzalez et la défense mondorfoise ont un besoin urgent de se reconcentrer.

La claque reçue au stade Achille-Hammerel (6-0), dimanche dernier, fait cruellement désordre. Prendre six buts sur un match (et même sur une mi-temps), cela n’est pas arrivé souvent à Mondorf en douze ans de présence dans l’élite et c’est d’autant plus bizarre que cela survienne comme ça, d’un coup, alors que jusqu’à présent, il maîtrisait bien sa saison.

Une équipe sur le podium, un postulant déclaré à l’Europe qui se prend à ce point les pieds dans le tapis, au Grand-Duché, cela arrive en effet très rarement, pour ne pas dire jamais.

Si bien qu’au sortir du terrain, dimanche, personne n’a souhaité parler. Martin Forkel, tenu par une forme de contrat moral envers les médias, était lui extrêmement affecté au moment d’honorer malgré tout ses obligations. Et pour cause : en quatre saisons avec un Rosport pourtant moins bien outillé que son nouveau club, le technicien allemand n’avait jamais eu l’impression de tomber aussi bas, perdant «seulement» deux fois 5-0 et deux fois 5-1, entre 2022 et 2026. Dans le mal, le technicien a lâché ce que lui inspirait cette atrocité de deuxième mi-temps qui l’a vu encaisser cinq buts entre les 50e et 65e minutes : «Ce ne doit pas arriver, ce qu’il s’est passé lors de ce quart d’heure après la pause. Notre deuxième mi-temps est inexplicable, on ne doit pas se faire tabasser comme aujourd’hui, le choc est assez profond. C’est un signal pour tout le monde».

Seulement six gros cartons en 426 matches

Les mots sont très forts. C’est parce que la prestation a été très faible. Une faute de main atroce de Gonzalez, pas aidé par le terrain, sur le premier but. Une mauvaise relance d’Estrada sur le second et surtout, dans la foulée, une nonchalance voire un renoncement terrifiant, un abandon de toute forme de combat dans la zone de vérité qui fait que deux autre buts tombent sur des ballons repoussés par Gonzalez mais suivis uniquement par les attaquants du Racing.

Un 6-0, c’est une rareté dans l’histoire mondorfoise. Un club pour qui le mois d’octobre est décidément un moment de fragilité puisqu’en 2022, il avait subi la pire défaite jamais enregistrée par le club en BGL Ligue, contre le F91 : 0-7.

En 426 matches de BGL Ligue, rien ne lui est arrivé de pire, mais dimanche, il l’a frôlé, ce pire. Égalant le 6-0 pris à Differdange en 2016.

Dans l’intervalle, l’USM a pu prendre un 5-0 contre le Fola en 2019 et un autre contre Wiltz en 2021, ainsi qu’un 1-6 par le Rosport de… Martin Forkel en 2022. Mais c’est une évidence qu’il n’est pas habitué aux claques.

Pour réagir, l’actuel 3e de BGL Ligue va avoir de la latitude. Sorti d’un choc contre Käerjeng lors de la 13e journée, l’USM va avoir un programme à sa main : Hostert (12e j.) ce dimanche, Etzella (14e j.) et le Swift (15e j.).

Il se doit de finir au moins sur un 10/12 s’il veut respecter ses ambitions, mais aussi ses supporters. Il n’a en effet plus la carrure de l’équipe qui se fait «tabasser», comme dit Forkel : longtemps cantonné à des affluences moyennes d’un peu moins de 400 supporters au stade John-Grün avant le covid, il s’était stabilisé autour de 450 après la pandémie, avait passé un cap l’an passé sous Deichelbohrer (600) et attire plus de 970 personnes depuis le début de saison.

Un 6-0, ce n’est clairement plus de son âge. Et cela appelle une réponse ferme.

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