[Basket]

Petits mais costauds

APRÈS LA 4e JOURNÉE EN ENOVOS LEAGUEMême si les favoris ont globalement maîtrisé leur sujet ce week-end, les «petits» sont souvent tout près de l’upset. Une tendance qui semble d’actualité cette saison.

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À l'image de Gilles Weis et Soleuvre, la victoire n'est pas toujours au rendez-vous mais l'équipe n'est jamais très loin non plus.
À l'image de Gilles Weis et Soleuvre, la victoire n'est pas toujours au rendez-vous mais l'équipe n'est jamais très loin non plus.

Et si cette saison était celle de toutes les surprises? Bien sûr, il n’y a que quatre journées disputées pour le moment mais force est de constater qu’il n’y a, pour l’heure, pas une hiérarchie claire qui se dessine.

Certes, en regardant le classement, on retrouve les trois ténors de la saison dernière, à savoir le Sparta, l’Arantia et Etzella, dans le désordre. Et, en fin de peloton, il n’est pas forcément étonnant de retrouver Kordall, Soleuvre ou le Racing…

Mais il ne faut pas se contenter de simplement regarder le classement comptable. Prenons Soleuvre, par exemple. Le promu n’a, certes, qu’une seule victoire à son actif, qui plus est contre l’autre promu, Gréngewald, dont on parlera un peu plus tard. Mais les hommes d’Eric Bettini pourraient aussi bien être à 2-2, voire même 3-1. Vendredi, ils se sont ainsi inclinés à Dudelange mais ont compté jusqu’à 19 longueurs d’avance. Et sans une faillite aux lancers (seulement 17/23) et avec un Davide Grün un peu plus adroit (6 pts à 2/17), le match aurait très bien pu basculer de l’autre côté.

Gréngewald, sans contestation

Des «petits» qui s’accrochent aux «gros», voire même encore mieux, c’est un peu ce qu’on constate depuis le début de cet exercice. Les spécialistes du genre étaient jusqu’à présent les Musel Pikes. Bien qu’ils évoluent privés de deux joueurs majeurs, leur capitaine Tom Welter et leur international Ange Oth, les hommes de Phil Dejworek avait déjà accroché deux ténors annoncés en trois matches, avec des succès contre le T71 et, il y a une semaine, face à l’Arantia, qui chutait pour la première fois de la saison.

Jamais deux sans trois? En déplacement sur le parquet de la Résidence, les Mosellans étaient tout près de réaliser un nouveau très gros coup. Mais les Walferdangeois ont été sauvés par la gâchette Mykolas Maindron, qui démontre, si besoin était, qu’il est un tireur d’élite. Malgré tout, si on regarde le bilan de Sam Streef et ses coéquipiers, il est de deux victoires et deux défaites à l’issue, à chaque fois, de rencontres très serrées, puisque chaque match s’est achevé avec un maximum de cinq points d’écart. Vous avez dit serré?

Le week-end dernier, on peut dire que même si ce fut parfois serré, la logique a globalement été respectée avec Etzella, sans «Sticky» Gutenkauf, qui prend le meilleur sur Esch, le Sparta qui domine Kordall ou l’Arantia le Racing notamment. Même si un résultat semble un peu plus surprenant, celui de l’Amicale contre Gréngewald

Après du retard à l’allumage contre le Racing, les joueurs de Darko Ristic semblaient lancés avec des victoires contre le Sparta puis une raclée face au Basket Esch. La réception de Gréngewald devait, en théorie, n’être qu’une simple formalité pour une formation qui a de grandes ambitions.

Seulement, la trajectoire des Fraisiers paraît un peu compliquée à analyser en ce début de saison puisqu’ils repartent du Alain-Marchetti avec bonne grosse défaite (67-79) dans une rencontre où ils auront compté jusqu’à 16 points de retard.

Un match où la différence s’est faite au niveau des Américains puisqu’alors que les trois de Steinsel compilent 38 pts et 24 rebonds, le trio adverse affiche quant à lui 65 pts et 28 rebonds, tout est dit.

Alors qu’on approche déjà du quart de la saison régulière, tout le monde a perdu, presque tout le monde a gagné. Et on dirait bien qu’il faudra attendre quelques journées supplémentaires pour avoir une idée du top 8. Et des quatre qui lutteront pour le maintien.

Du suspense, des matches indécis et serrés, on en redemande tous les week-ends!

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