[Rugby]
Objectif commun en Andorre
Les équipes nationales féminine et masculine à sept disputent, à partir de vendredi, les tournois dans la division Conference. Avec l’ambition commune de jouer les premiers rôles.
À l’unisson. Les sélections nationales à sept ont voyagé ensemble, en bus, pour rejoindre Andorre. C’est là-bas, dans la petite principauté nichée dans les Pyrénées, entre l’Espagne et la France, que ces dernières vont ferrailler trois jours durant lors des deux tournois de la division Conference, le troisième échelon européen. Avec une volonté commune : finir le plus haut possible dans le classement.
«Tous les voyants sont au vert, lance Thierry Castignoli, l’entraîneur des dames, premières à entrer dans l’arène, dès vendredi, pour la phase de poules aux côtés de la Bosnie, de la Finlande et d’Israël. On a mis tous les moyens en place pour bien se préparer afin d’obtenir un résultat positif.» Depuis décembre, les Rout Léiwinnen se sont retrouvées pour trois stages intensifs.
Grâce aux relations du sélectionneur, James Kent, l’équipe a également eu l’occasion de passer une journée à Haguenau, en Alsace, où elle a fait un entraînement commun «très constructif» avec la Pologne, une nation qui évolue au plus haut niveau continental. Quatrièmes, déjà en Andorre, l’année dernière, les Luxembourgeoises aspirent à faire mieux. «L’objectif, a minima, c’est le podium», indique le coach.
Et atteindre la finale, synonyme de montée, serait la cerise sur le gâteau. Seule ombre au tableau, l’absence de la capitaine, Victoria Mai, pour cause de blessure contractée dans le courant du mois de mai, quelques jours avant le dernier rassemblement, et d’un autre élément, lui aussi important dans la disposition initiale. «Mais j’espère que cela donnera une motivation supplémentaire aux filles», conclut Thierry Castignoli.
Entre ambition et prudence
Tandis que les dames attaqueront la phase finale le samedi, les garçons, eux, débuteront leur compétition. Relégués de la division Trophy, Fintan Lawlor (photo) et ses partenaires n’ont pas franchement l’intention de s’éterniser à un étage qu’ils n’ont que très peu fréquenté ces dernières années. «On a tous en tête l’objectif, celui de gagner pour pouvoir remonter», affirme le jeune homme.
Pour prendre l’ascenseur, les Rout Léiwen devront se hisser en finale. Mais avant d’y penser, il faudra d’abord franchir la phase de groupes divisée en deux parties. Une première aux côtés de Chypre et de la Finlande, suivie d’une deuxième contre des adversaires à déterminer. À l’issue de celles-ci, les quatre meilleurs se qualifieront pour le dernier carré où Andorrans et Israéliens pourraient être de sérieux rivaux.
Un stade atteignable pour les rugbymen du Grand-Duché, ambitieux et conscients qu’il est important de parvenir à dompter ses émotions «parce qu’au seven, ça va très vite. Et tu ne peux pas te permettre de te prendre la tête, même si tu as une performance disons pas très bien. Il faut rapidement switcher pour le prochain match», détaille l’étudiant en économie qui évoluait cette saison au RC Jacou-Montpellier Nord.
Afin de préparer au mieux l’échéance, la sélection a disputé un tournoi du côté de Longwy «qui s’est bien passé», puis s’est récemment rassemblée au grand complet pour un camp d’entraînement. Bref, là aussi, toutes les conditions sont réunies pour performer. «Il n’y a pas d’excuses», assure Fintan Lawlor.