[Football]

Nicolas Schockmel : «À 70 ans, on n’est pas trop vieux»

[AG DE LA FLF] Nico Schockmel est le plus ancien membre du conseil d’administration. L’un des très proches de Paul Philipp nous a accordé une interview avant le rendez-vous de Wincrange, samedi. Lui qui veut rester aux affaires.

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Nicolas Schockmel, parti pour quatre ans de plus?
Nicolas Schockmel, parti pour quatre ans de plus?

Vous vous présentez pour un sixième mandat. Était-ce une évidence, après vingt ans au conseil d’administration?

Nico Schockmel : Depuis la souscription de ma première licence de joueur, cela fait plus de cinquante ans que je suis dans le football. Et là, je veux poursuivre le travail entrepris à la commission technique auprès des équipes A et U21, ou à la commission du calendrier. Mais ce n’est pas l’essentiel : il y a vingt ans, on m’a confié le sponsoring. On n’avait plus qu’un sponsor à l’époque et désormais, on en a vingt-cinq, dont la BGL, qui a donné son nom à la Division nationale. Cela fait 2 millions d’euros par an. Je coordonne aussi la digitalisation, et maintenant, l’IA vient se greffer là-dessus…

Ce n’est pas une évidence, de confier la digitalisation au membre du CA le plus âgé, si?

En tant qu’ancien professeur, j’ai toujours été intéressé par l’informatique. Je sais où est le bouton pour allumer l’ordinateur (il rit). Non, c’est vrai : je suis très intéressé par tout ça et on a fait beaucoup d’efforts dans ce secteur.

L’âge, c’est un détail?

Je parlais récemment avec un président de club de DN qui m’a posé la même question. Je lui ai répondu : « Écoute, j’étais à votre match le week-end dernier et j’y ai vu un joueur de 41 ans. » Si lui est encore capable d’être sur le terrain pour prouver ce qu’il vaut, je pense qu’à 70 ans, on n’est pas trop vieux pour être au conseil d’administration de la FLF. Je suis encore efficace! Et je suis un joueur d’équipe qui travaille avec absolument tout le monde!

Donc, pour vous, comme pour Paul Philipp éventuellement, ce n’est pas forcément votre dernier mandat?

Je ne sais pas. Je ne l’ai jamais dit et ne le dirai jamais. Tout dépend de ma santé et de là où en est le travail déjà engagé.

Mais vous comptiez continuer? Ou c’est Paul Philipp qui vous l’a demandé?

Il m’a demandé. Au début, je voulais arrêter parce que si on commence à s’entretuer… J’aimais mieux ne pas être là. Cela n’avait rien à voir avec Paul Philipp ou Tun Di Bari. Mais quand Paul a été sûr qu’il serait le seul candidat et qu’il m’a dit « je veux que tu continues »…

J’étais d’avis, à l’époque, qu’avec toutes les affaires successives, il y aurait un congrès non électif où les clubs ne voteraient pas notre rapport et où nous aurions été obligés de tous démissionner

Se retrouver tout seul pour sa succession, avec une partie du foot luxembourgeois qui regrette ouvertement de ne pas avoir le choix, comment le président le vit-il?

Il a été surpris de la candidature de Tun, même si tout le monde a le droit de se présenter. Tout le monde doit avoir cette possibilité. Mais je ne sais pas comment il a pris le retrait de cette candidature. S’il y en avait eu trois en face, il aurait juste dû aller un peu plus vers les clubs, faire sa stratégie – moi en tout cas, je la fais pour moi. En tout cas, je ne l’ai jamais vu paniquer.

Vu à quel point la situation était critique à pareille époque, la saison passée, êtes-vous surpris de vous retrouver à ce congrès électif avec un Paul Philipp seul en lice?

J’étais d’avis, à l’époque, qu’avec toutes les affaires successives, il y aurait un congrès non électif où les clubs ne voteraient pas notre rapport et où nous aurions été obligés de tous démissionner. Oui, je pensais qu’il y aurait des problèmes.

Pour revenir à vos fonctions à la commission technique : récemment, la FLF a versé une grosse somme aux clubs et la Ligue indiquait que c’est parce qu’elle avait su mettre la pression sur le CA pour qu’il fasse des économies, notamment autour de la sélection.

Alors les finances, ce n’est pas de mon domaine. Mais lors des réunions avec la LFL autant qu’avec les divisions inférieures, on a bien rappelé combien nous avions pu redistribuer aux clubs ces dix dernières années. Vous savez combien?

Combien?

On a redistribué 15,2 millions aux clubs. C’est un chiffre très, très élevé. On ne fait pas ça quand on gère mal une fédération. On a encore redistribué plus d’un million cette année. Et on aimerait encore faire augmenter ces chiffres, mais pour diversifier nos sponsors, on doit en trouver dans de nouveaux domaines parce que, contractuellement, on ne peut pas se diriger vers des entreprises concurrentes de nos sponsors. Mais par exemple, on n’a pas encore de sponsor dans l’alimentation.

Le conseil d’administration a-t-il déjà été saisi de cette idée de modification de la formule de championnat à laquelle songe la Ligue, avec un retour des play-offs? Cela pourrait atterrir vite sur le bureau du CA, après l’AG?

On travaille là-dessus mais on attend des propositions. Après tout, pourquoi pas? Mais ce n’est pas une priorité : on veut surtout respecter le plan de stratégie voté à l’unanimité par le conseil.

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