[Football]
Mondorf sans la pause fraîcheur, cette fois
[BGL LIGUE, 4e JOURNÉE] Habituée à gagner court, l’USM version Forkel a bénéficié à plein de la pause fraîcheur contre le F91, dimanche dernier. Il fera plus frais contre la Jeunesse.
Il faisait chaud, la semaine passée, au stade John-Grün, mais il y aura dix degrés de moins, ce week-end, au-dessus de la Frontière. À moins que M. Biever, l’arbitre du match qui opposera la Jeunesse à Mondorf, ne fasse du zèle pour surprotéger la petite santé des vingt-deux acteurs, ces derniers devront se passer de leur controversée pause boisson «anticanicule» des 23e et 66e minutes.
Un détail? Pas tant que ça : c’est là, sur ces trois minutes où l’on ne fait jamais que boire, que s’est réglé en partie le sort de Mondorf – F91, lors de la 3e journée.
«C’est à partir de ce moment-là qu’on a été bien meilleurs contre le F91, admet Martin Forkel. On a changé de système, on a passé un deuxième attaquant et on a mieux fermé l’axe. Si on avait dû le faire en n’ayant pas les onze joueurs autour du banc, ça aurait pris bien plus de minutes, le temps que tout le monde reçoive les infos.» Dans la foulée, les occasions se sont multipliées pour Mondorf, avec l’ouverture du score juste avant la pause, signée Lopes (1-0, 44e). Trois points. Début de saison parfait.
Cela fait-il du technicien de l’USM un fan de la pause fraîcheur? Loin de là. Tout le contraire même. «Cela ne doit surtout pas devenir la norme. Ce n’est pas du basketball.»
«Cool, clair, sans paniquer»
Mais au moins, cette péripétie aura-t-elle encore fait gagner du temps à l’entraîneur allemand dans son intégration à ce club francophone. Martin Forkel, qui avait commencé à bosser son français du temps du Victoria, n’a en effet plus le choix depuis quelques semaines. Sorti de Stoltz et Knoepffler, qui comprennent sa langue maternelle, il doit «travailler son vocabulaire. Bien obligé.» Et il en a ressenti tout le bénéfice dimanche dernier.
Son équipe sera toutefois moins réactive à la Frontière. Forkel n’aura tout le monde sous la main qu’à la pause, aux vestiaires, avec la moitié du temps déjà écoulée face à cette Vieille Dame toujours sans points, mais qui promet, dixit Reinhold Breu, de «rester cool, claire dans le message, sans paniquer». Tête froide, atmosphère tempérée, qui a encore besoin de boire un coup à la 23e?