[Équitation]

Mondiaux d’équitation : Philip Baecker, seul espoir luxembourgeois

Aux Mondiaux d’équitation, Philip Baecker sera le seul représentant Luxembourgeois en voltige. Et il entend représenter son pays et son sport au mieux.

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Philip Baecker, en pleine démonstration avec «Balou», devra rendre fier le Grand-Duché jeudi.
Philip Baecker, en pleine démonstration avec «Balou», devra rendre fier le Grand-Duché jeudi.

La voltige n’est clairement pas le sport le plus médiatisé, que ce soit au Luxembourg ou dans le monde, de manière générale. Le nombre de clubs au pays proposant l’apprentissage de ce sport, selon Philip Baecker, se compte sur les doigts… d’un pouce. Et ce, au même titre que le nombre de Luxembourgeois qui participeront au Mondial de voltige à Aix-la-Chapelle, en Allemagne, du 13 au 16 août.

«Parce que je suis le seul Luxembourgeois, j’ai reçu l’invitation de la fédération pour aller aux Mondiaux. Je ne dirais pas qu’au Luxembourg, c’est un sport qui n’existe pas, mais le dernier club qui faisait de la voltige a arrêté il y a deux ans, et un autre essaie de la reconstruire.» Une situation qui a poussé le jeune homme de 25 ans à poursuivre ses études en Allemagne, tout comme la pratique de son sport.

Comme beaucoup de sports méconnus, la pratique de la voltige est plus coûteuse que rémunératrice et trouver des sponsors est «difficile» selon le voltigeur. La Fédération luxembourgeoise des sports équestres aide les athlètes pour ces grands tournois, mais rarement au quotidien pour les tournois plus mineurs. Baecker, humble et résigné, trouve cela «normal».

Un niveau élevé en Rhénanie

Philip et son destrier Ballantines, dit «Balou», de race Hanovrien s’engagent dans une compétition de haut niveau en trois étapes. Un premier round avec une épreuve imposée et une technique, un second round libre. Le compétiteur grand-ducal arrive avec un niveau de confiance relatif, mais surtout l’envie de prendre du plaisir «Je ne vise pas une place particulière. Quand j’aurai fini, je veux être content de ma performance. Je sais que je ne serai pas dans les premiers, mais je vais tout donner et voir où cela mène.»

Pour sa première participation aux Mondiaux seniors (il avait déjà participé aux juniors de 2019), l’élégant voltigeur en est persuadé, c’est sa fusion avec Ballantines qui fera sa force «Le plus important, c’est la relation avec le cheval, sinon ça ne marche pas. Il faut avoir beaucoup pratiqué ensemble pour avoir confiance l’un dans l’autre.» Forts de deux ans d’entraînement commun, l’homme et le cheval feront leur maximum pour briller sur le gazon allemand pour représenter au mieux le Grand-Duché.

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