[Cyclisme]
Luc Wirtgen en toute sérénité
SKODA TOUR DE LUXEMBOURG Luc Wirtgen affiche un grand sourire sur la course qu’il dispute avec la sélection nationale. En fin de contrat avec Tudor, il se dit assuré de rester professionnel en 2027.
De notre journaliste
Denis Bastien
Sur les étapes du Tour de Luxembourg, le visage d’un coureur de la sélection nationale laisse percer beaucoup de sourires. Luc Wirtgen a fait le pari d’enchaîner classiques canadiennes (Grand Prix de Québec, vendredi, et de Montréal, dimanche) et ils ne sont pas si nombreux dans ce cas de figure (l’Italien de l’équipe Soudal Quick-Step, Andrea Raccagni qui sera à surveiller de près ce vendredi à Diekirch, est également dans ce cas de figure). «Je suis super motivé de disputer cette course que j’aime à la maison. Ma participation n’était pas certaine au départ. Jempy a insisté pour que je vienne. Ces deux dernières années, je n’y avais participé car c’est presque impossible de disputer le Tour de Luxembourg lorsqu’on vient de disputer les classiques canadiennes. Au Canada, j’ai roulé pour Marc Hirschi. Comme les courses se disputent sur un circuit, quand tu as fait ton boulot, tu arrêtes. C’était un niveau énorme. La plupart des coureurs qui participent aux Mondiaux (hormis Mathieu Van der Poel…) sont déjà sur place et restent pour préparer la course en ligne (prévue le 26 septembre). Pour en revenir au Tour de Luxembourg, je me dis que je n’ai pas eu une saison très remplie en termes de courses, donc que je pourrai bénéficier d’un peu de fraîcheur sur l’une ou l’autre étape. On est à la maison, on est frais, je suis content si je peux jouer ma carte», expliquait-il mercredi avant le départ de la première étape.
Quelques heures plus tard, à l’arrivée au Fëschmaart où il avait cédé 1’28 à la fusée Mathieu Van der Poel, il n’avait pas changé d’avis : «J’ai senti qu’il me manquait un petit truc dans la montée finale, mais c’est normal, étant rentré la veille du départ. Je suis confiant, mes jambes étaient bonnes et j’espère le montrer ce vendredi à Ettelbruck, ou dimanche dans la dernière étape.»
«Certain d’être dans le peloton en 2027»
Il ne cache pas non plus qu’une grande performance sur la troisième étape du jour à Diekirch, ou dimanche dans la dernière étape casse-pattes du Limpertsberg, pourrait servir ses desseins. «C’est très important pour le mental et on verra pour la suite», note-t-il.
La suite, c’est-à-dire, la suite de sa carrière, alors que Luc Wirtgen se trouve en fin de contrat chez Tudor où il boucle sa quatrième saison. On lui demande si la situation l’inquiète. «Si je suis inquiet? Non, plus vraiment. On est en discussion, c’est un moment spécial de ma carrière. J’aurai 29 ans la saison prochaine et il faudra choisir le bon chemin. Je suis certain d’être dans le peloton en 2027, mais où, ça je ne le sais pas encore! Je ne peux rien confirmer pour le moment, car le marché reste en stand-by avec les équipes qui disparaissent mais je suis confiant», répond-il tranquillement.
On peut rappeler que ces derniers temps, le coureur luxembourgeois n’a pas été vernis par la chance. Après une saison 2025 difficile où il a enchaîné les pépins (blessure à la selle durant l’hiver, chute sur le Tour d’Oman avec entorse d’un poignet, chute sur l’Amstel Gold Race, maladie avant Liège-Bastogne-Liège, chute sur le Tour de Pologne avec fracture d’une main et, enfin, infection urinaire en septembre), il dut lutter en avril avec un virus contracté sur le Tour du Pays basque qui l’a privé des classiques ardennaises.
Il compte donc se rattraper ici au Luxembourg, puis en fin de saison. «Je vais faire ensuite trois courses en Italie, avec le Tour d’Émilie (3 octobre), la Coppa Bernocchi (5 octobre) et le Gran Piemonte (8 octobre). Ensuite, je serai au départ de la Japon Cup (18 octobre), une course à laquelle j’ai participé en 2019», conclut-il ainsi.