[Cyclisme]
Luc Wirtgen au rebond
CLASICA SAN SEBASTIAN Après un début de saison gâché par un virus, Luc Wirtgen est enfin rétabli et reprend samedi un deuxième semestre qui s’annonce riche en évènements.
On l’avait revu fin juin lors des championnats nationaux à Mamer, où il n’avait pas manqué de multiplier les attaques en début d’une préparation réduite à sa plus simple expression. «Trois semaines d’entraînement, c’était peu», sourit aujourd’hui Luc Wirtgen.
Depuis, le grimpeur-puncheur est passé à la vitesse supérieure puisqu’il sort juste de deux semaines d’entraînement en haute montagne du côté de Saas-Fee en Suisse. Un stage mené en solo pour le plus grand bonheur de l’intéressé. «J’ai super bien roulé tous les jours en altitude, témoigne Luc Wirtgen, Il n’y a rien de tel que la montagne pour s’entraîner. Je l’avais déjà fait par le passé dans les Vosges, où je partais escalader les cols. En Suisse, c’est encore mieux, on peut produire des efforts longs sur plus d’une heure, cela donne un sacré coup de pédale.»
Il espère bien en tirer bénéfice sur la Clasica San Sebastian qu’il va découvrir samedi. «J’ai disputé beaucoup de classiques du World Tour, Milan-San Remo, le Tour de Lombardie, les Ardennaises, mais jamais la Clasica San Sebastian», détaille le Luxembourgeois de l’équipe Tudor.
Un bon programme
Sur l’épreuve espagnole, il sait qu’il va retrouver un peloton hétéroclite composé de coureurs qui, comme lui, ont passé le mois de juillet à s’entraîner et d’autres qui sortent du Tour de France, pour qui ce sera du quitte ou double. «Soit ils seront très forts s’ils ont bien récupéré, soit ce sera difficile pour eux», poursuit Luc Wirtgen.
Chez Tudor, c’est le Suisse Marc Hirschi, repéré plusieurs fois à son aise en fin de Tour de France et vainqueur de cette classique en 2024, qui sera le leader naturel. «J’espère jouer un bon rôle et aider notre leader loin dans la course. Dans tous les cas, mes jambes sont bonnes», assure encore Luc Wirtgen qui poursuivra ensuite avec la Cyclassics de Hambourg et le Tour d’Allemagne, une course qu’il va encore découvrir mais qui, a priori, lui plaît.
Sur toutes ces courses, Luc Wirtgen entend démontrer ses qualités et se livrer sans compter, ce qu’il n’a pas pu réaliser souvent ces derniers temps. Convaincu que la roue va finir par tourner dans le bon sens, le coureur luxembourgeois reste résolument optimiste. Même s’il se trouve en fin de contrat, il ne gamberge pas plus que de raison. «Mon équipe sait que je n’ai pas eu de chance avec mes pépins de santé. Je ne m’inquiète pas et puis les courses arrivent, je vais pouvoir montrer ma valeur», conclut-il sereinement.