[Tennis]
L’Estonie, petite marche trop haute
Sans solution, les Luxembourgeoises ont été sèchement battues, jeudi, par une étonnante Estonie au terme de leur deuxième rencontre dans le groupe III Europe de la Billie Jean King Cup.
C’est la petite porte qu’empruntent finalement les joueuses de Claudine Schaul. Cette dernière a fait le choix d’aligner Eléonora Molinaro, puis Marie Weckerle, aussi muettes que l’enceinte saint-marinaise dans laquelle elles ont joué leur deuxième et dernier match de poule, jeudi.
Au lendemain de sa victoire aux dépens d’Andorre, cette défaite pourrait coûter cher à la délégation grand-ducale. Si un résultat inverse lui aurait permis à coup sûr d’atteindre le barrage d’accession au groupe II Europe/Afrique, samedi, l’équipe nationale devra vraisemblablement se consoler avec un match de classement.
Loin de nous l’idée qu’Eléonora Molinaro, 25 ans, est âgée. Cela va sans dire. Mais l’ancienne 234e à la WTA a dû prendre un coup de vieux après sa défaite contre une adversaire de neuf ans sa cadette (3-6, 6-4, 2-6). Née en 2012 et déjà beaucoup de promesses pour Elizaveta Anikina, 14 printemps, qui a semblé plus solide dans tous les registres.
Molinaro, qui a stoppé sa carrière sur le circuit professionnel pour poursuivre ses études aux États-Unis, a tenté de varier le jeu, notamment via l’amortie, ce qui lui a permis de remporter le second set. Mais cela n’a pas suffi à canaliser la fougue de la jeunesse, qui s’est ressentie dans le score également, très décousu.
Net et sans bavure
Sur 27 jeux disputés, 14 se sont soldés par un break. Il semblerait que cette inconstance dans le scénario du match ait été l’œuvre de la droitière luxembourgeoise, tantôt solide au service, tantôt agressive au retour, mais rarement en combinant les deux.
Voilà un match qui promettait de l’adversité pour la n° 1 luxembourgeoise, 594e mondiale. Elena Malygina, Estonienne née à Saint-Petersbourg, est mieux classée (311e). Sur la terre battue de Saint-Marin, la logique a été respectée. Malgré un soleil de plomb, Marie Weckerle n’a pas vu le jour.
Symbole d’un match à oublier : elle concède un double break – et le premier set par la même occasion – sur une double faute. La suite est encore moins glorieuse. Très vite menée 5-0 dans la seconde manche, le meilleur espoir du pays se sauve d’une bulle humiliante en inscrivant son seul jeu du deuxième acte. Score final sévère : 3-6 1-6.
La défaite en double (0-6, 3-6) de Leila Fabbri et Onalee Wagner, 18 ans chacune, contre Ingrid Neel et Laura Rahnel, ne fera que renforcer ce sentiment d’impuissance.