[Handball]

Les Rout Léiwinnen sans pression mais avec ambition à Derby

QUALIFICATIONS MONDIAL-2027, PHASE 1Pour la première de Nina Kanto sur le banc, l’équipe nationale espère livrer une belle copie, mercredi, lors du match aller contre la Grande-Bretagne.

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La capitaine Laura Willems et ses partenaires veulent regoûter à la victoire. (Photo d'archives : fern konnen)
La capitaine Laura Willems et ses partenaires veulent regoûter à la victoire. (Photo d'archives : fern konnen)

C’est la fin d’une longue, très longue attente. 591 jours après son dernier match officiel à Nicosie, où elle s’était inclinée face aux Chypriotes à l’occasion du 1er tour des éliminatoires de l’Euro-2026, la sélection nationale féminine retrouve le chemin de la compétition, ce mercredi, à Derby, dans le cadre de la manche aller du 1er tour des qualifications du Mondial-2027 qui l’oppose à la Grande-Bretagne.

Avec une nouvelle sélectionneuse, la légende française Nina Kanto, dont «l’objectif est de faire grandir et progresser l’équipe», ainsi qu’elle l’a rappelé en conférence de presse. «Ce premier match sera très spécial pour moi, explique l’ancienne pivot des Dragonnes de Metz. C’est un challenge très excitant dans la mesure où j’ai la sensation d’avoir des joueuses qui ont envie d’avancer, envie d’aller en découdre.»

Ça tombe bien, «cela fait partie des valeurs qui alimentent» l’ex-internationale tricolore en tant que coach. «Et puis, cela pourrait être une grande première pour le Luxembourg et j’aimerais bien le vivre avec ces joueuses», poursuit-elle. En effet, dans leur très jeune histoire, les Rout Léiwinnen, qui ont vite adhéré à la méthodologie Kanto, n’ont jamais franchi cet écueil.

Un adversaire à ne pas sous-estimer

Les deux précédentes tentatives, en 2022 contre l’Ukraine, puis deux ans plus tard face à la Bulgarie et l’Italie, avaient tourné au vinaigre, leurs adversaires étant nettement supérieures. En revanche, les Britanniques semblent beaucoup plus à la portée des équipières de Laura Willems qui peuvent se réjouir d’avoir évité l’Estonie, mais surtout la Belgique et les… Bulgares.

Et ce, même s’il est difficile de se faire une idée précise du niveau de jeu adverse. «Nous sommes obligées de travailler sur des archives puisque l’on n’a pas de matches cette année. Mais on se focalise sur nous, sur notre projet de jeu et ce que l’on veut mettre en place. Je sens mes joueuses prêtes, en tout cas dans la démarche et l’engagement», détaille la Messine.

Qui réfute formellement le statut de favori évoqué par l’un de nos confrères journalistes : «Je m’attends à un match très équilibré, du moins s’il s’agit des joueuses que l’on a vues sur la vidéo. Elles ne sont pas moins bonnes que nous et ont quand même deux arrières capables de shooter de loin et une demi-centre qui anime plutôt bien le jeu. Ce sera sûrement l’équipe qui fera le moins d’erreurs qui l’emportera.»

Gérer les émotions

Bref, pour aller chercher une première victoire en match officiel depuis le 31 mai 2019 face aux Finlandaises à Véria, en Grèce, voire une qualification historique, dimanche à la Coque, les Luxembourgeoises vont devoir s’employer. Et bien gérer la récupération entre les deux rendez-vous séparés de quatre petits jours. Ainsi que leurs émotions.

«Ma crainte ne concerne pas notre niveau de jeu ou notre condition physique puisque je pense que nous sommes bien préparées. Le seul facteur X, c’est la capacité de certaines joueuses à gérer leurs émotions et le stress liés à l’évènement. Si l’on joue comme on s’entraîne, j’ai envie de dire que ça va le faire, sauf que j’ai déjà perçu quelques comportements qui m’ont interpellée», développe la Française.

C’est pourquoi Nina Kanto et son staff se sont attelés à désamorcer la pression : «On ne va pas sauver des vies, par contre nous sommes toutes des femmes de caractère et nous voulons pouvoir dire dans les mois à venir, que nous l’avons vécu. Si on fait ce que l’on a à faire et que l’on met toutes nos forces dans la bataille, la destination m’importe peu. Ce qui m’importe, c’est le chemin.» Mesdames, à vous de jouer.

LE PROGRAMME

Mercredi, 19 h à Derby

Grande-Bretagne – Luxembourg

Dimanche, 16 h à la Coque

Luxembourg – Grande-Bretagne

LES 17 JOUEUSES

Avec trois nouvelles venues

Les joueuses de l’équipe nationale ont embarqué, lundi, à destination de l’Angleterre. Avec trois nouvelles venues : la très jeune, mais déjà grande gardienne de Schifflange, Elena Backes (15 ans, 180 cm), qui honorera à coup sûr sa première sélection avec les A puisque la Bascharageoise Maëwa Huberty n’a finalement pas pu faire le voyage en raison de ses obligations scolaires, la dynamique ailière gauche de Dudelange, Paula Mputu, dont le profil est très apprécié par la sélectionneuse, Nina Kanto, et l’arrière de Käerjeng Jil Reiter, sélectionnée en mars 2025 pour la phase 1 des qualifications de l’Euro-2026, mais qui avait été contrainte de renoncer après s’être cassé le poignet. Reste à savoir si cette dernière honorera, elle aussi, officiellement sa première sélection – elle avait ensuite fait partie du groupe lors des amicaux contre la Belgique – puisque seuls 16 noms peuvent être couchés sur la feuille de match.

Gardiennes : Elena Backes (Schifflange), Laure Flener (Aldekerk/Allemagne).

Ailières gauches : Svenia Gambini (Dudelange), Paula Mputu (Dudelange).

Arrières : Dea Dautaj (Dudelange), Jil Reiter (Käerjeng), Joy Wirtz (Dudelange), Lola Scheuren (Dudelange).

Demi-centres : Sharon Dickes (Dudelange), Lily Melchior (Differdange), Ajla Skenderovic (Differdange), Lena Kirtz (Käerjeng).

Ailières droites : Rijalda Cilovic (Differdange), Zoé Caruso (Dudelange), Lara Steffen (Dudelange).

Pivots : Valérie Gomes (Metz/France), Laura Willems (Dudelange).

Baptême du feu pour Nina Kanto en tant que sélectionneuse nationale. (Photo d’archives : luis mangorrinha)
Baptême du feu pour Nina Kanto en tant que sélectionneuse nationale. (Photo d’archives : luis mangorrinha)
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