[Basket]
Les Pikes se sauvent in extremis
BARRAGESLes Musel Pikes, qui ont arraché la victoire lors de la belle à Heffingen samedi (77-84), décrochent leur maintien au sein de l’élite.
Troisième et dernier match dans ces barrages. Après avoir subi la loi de Heffingen lors du premier match, les Musel Pikes avait réagi chez eux, lors du deuxième. Les deux formations jouaient donc leur avenir, à nouveau sur le parquet de Heffingen, samedi soir.
Pour les Mosellans, c’est la troisième année de suite qu’ils se retrouvent à jouer leur survie face au troisième de N2. Les deux premières fois, c’est passé. Alors, jamais deux sans trois? Ce qui est sûr, c’est qu’à l’issue de la soirée, on connaîtra la douzième et dernière équipe qui évoluera en Enovos League la saison prochaine. Vous avez dit enjeu?
Les dix acteurs sur le parquet partent directement à l’attaque, avec un léger avantage pour Heffingen pendant les deux premières minutes avant que les Mosellans ne mettent la machine en route et que le score n’augmente largement en leur faveur. L’avance des visiteurs montera un temps à +11 avant une réaction locale avec un 11-2 en quatre minutes.
Cette entame des Pikes est un peu à l’image de leur saison : en dents de scie. Il faut se rappeler que Tom Welter et ses coéquipiers avaient parfaitement débuté l’exercice en cours en étant invaincu pendant les premiers matches de l’année.
En ce samedi soir, les deux formations se tiennent à pas grand-chose. Et pendant de longues minutes, elles font jeu égal… jusqu’à une grosse accélération du tandem Everette Hammond/Tom Welter pour permettre aux joueurs de Filipe Abreu de repartir de plus belle.
Seulement, il y a aussi du talent à Heffingen. Menés 25-31, les hommes d’Alex Kreps se rebiffent, resserrent les rangs en défense, mettent davantage d’impact physique pour repasser devant au score. Chez les Pikes, à une minute de la pause, Jaylen Key écope d’une technique après la troisième faute personnelle de son coéquipier Everette Hammond. Et c’est bien Heffingen qui regagne les vestiaires après un ultime panier de Jordan Kreps avec deux points d’avance et un quart remporté 27-20 (42-40).
Au retour des vestiaires, les Musel Pikes refont leur retard sous l’impulsion de leurs deux joueurs pros, Key et Hammond, qui font très mal à la défense locale. Les deux équipes se rendent coup pour coup dans ce chaudron de Heffingen bien rempli pour cette importante rencontre. Une salle qui monte en tension au fur et à mesure des minutes qui passent. Et quand Jacob Washington permet aux siens de mener de nouveau, les supporters locaux explosent.
Welter crucifie Heffingen, plombé par les fautes
Comme sur le parquet, dans les tribunes aussi ça se répond du tac au tac et quand Tom Welter inscrit un missile longue distance des plus importants, les nombreux supporters mosellans répondent. Le score est à ce moment-là à 58-58 et il reste une minute dans ce troisième quart, et grâce à un 6-2 dans ces dernières 60 secondes, Heffingen entame le dernier acte avec six points d’avance (64-58) car les Pikes sont pénalisés de deux points après que le mauvais joueur s’est présenté sur la ligne pour tirer et inscrire deux lancers francs.
Dans les dix dernières minutes, les supporters de Heffingen y croient dur comme fer, quand l’avance monte à +8. Mais les Pikes reviennent dans la rencontre sous l’impulsion du jeune international Ange Oth qui, grâce à deux paniers et un lancer franc, permet aux Mosellans de revenir à la hauteur de leur adversaire.
La guerre des nerfs est entamée. Les paniers ont de plus en plus de mal à rentrer. Et un double coup dur va marquer peut-être, le tournant du match avec les sorties pour cinq fautes d’Austin Parker et Thomas Quarry alors qu’il reste moins de deux minutes à jouer et que l’équipe locale est encore devant (77-76). C’est le coup de grâce pour Heffingen, qui voit Everette Hammond égaliser avant que le capitaine des Pikes Tom Welter ne crucifie l’équipe de N2 d’un missile longue distance qui scelle le sort du match. Et de la série.
Pour la troisième année d’affilée mais la première en trois rencontres, ce sont bien les Musel Pikes qui sauvent leur place au sein de l’élite. Mais que ce fut difficile!
Alexandre Adam