[Handball]

Les «gros» font le travail

AXA LEAGUEAucun des trois favoris désignés pour le titre, ni Esch, qui pourrait se mêler à la lutte, ne s’est fait surprendre, le week-end dernier, par des équipes supposées moins fortes.

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Théo Moualek et les Red Boys ont assumé leur rang contre Rumelange.
Théo Moualek et les Red Boys ont assumé leur rang contre Rumelange.

Il est rare, très rare même, d’assister à des énormes surprises sur les parquets de l’Axa League. Et la quatrième journée l’a une nouvelle fois prouvé : les équipes de la partie haute du tableau l’ont toutes emporté, certaines plus difficilement que d’autres, face à des formations de la partie basse.

Considérablement diminué par les blessures ces dernières semaines, Dudelange, qui enregistrait le retour de l’arrière Yakub Lallemang, a quasiment plié l’affaire en quinze minutes au Um Dribbel, où le vice-champion menait déjà de dix buts grâce à son attaque diaboliquement efficace et à une défense solide portée par la muraille Mika Herrmann dans les cages.

Un quart d’heure en enfer pour les Bascharageois qui s’est poursuivi jusqu’à la mi-temps. Totalement absents des débats, ces derniers (victimes de la pression et des attentes placées en eux?) ont compté jusqu’à quatorze unités de retard au tableau d’affichage lorsque Josip Ilic plantait le deuxième de ses sept pions à la 19e minute de jeu.

Belle surprise de ce début de saison après avoir tenu tête aux Red Boys et à Berchem, les deux autres favoris annoncés pour le sacre, Käerjeng affichait ensuite un visage bien plus conquérant. Mais le mal été fait. Et le HBK concédait ainsi sa première défaite en championnat sous l’ère Pascal Schuster et reculait à la cinquième place du classement.

De leur côté, les handballeurs de la Forge du Sud grimpaient sur la troisième marche du podium avec respectivement un et deux points de retard sur les deux dernières formations encore invaincues, Differdange et Esch. Des Differdangeois qui ont été bousculés chez eux pendant une grosse vingtaine de minutes, avant de prendre la mesure de Rumelange.

Diekirch frôle l’exploit

Après quoi, l’armada du double tenant du titre a contrôlé les opérations sans trop trembler. Si bien que Marc Breser a pu donner du temps de jeu à tout le monde et, excepté le pivot Younes Ouzrour, tous les joueurs de champ inscrits sur la feuille de match ont trouvé le chemin des filets au moins une fois.

Les Eschois, eux, ont éprouvé beaucoup plus de difficultés pour se défaire de Diekirch, toujours en quête de son premier point. En effet, après un premier acte maîtrisé, le leader a vu son avance fondre comme neige au soleil. Héroïque, le CHEV, pourtant loin d’être au complet, lui a alors donné de sueurs froides quand il est parvenu à égaliser peu avant le money time.

Mais les hommes de Rajko Milosevic ont finalement réussi à éviter que le piège ne se referme sur eux pour être les seuls à décrocher un quatrième succès en autant de rencontres. Privé de son chef d’orchestre Raphaël Guden, de l’ailier droit Daniel Scheid et du pivot Ben Weyer – blessé de longue date –, Berchem a, lui aussi, dû s’employer pour disposer du Standard.

Dans une partie accrochée où l’écart n’a jamais dépassé les cinq buts, les Vert et Blanc ont tout de même fait la course en tête d’un bout à l’autre en s’appuyant notamment sur les frères Wener, Téo (17 ans) et Oskar (20 ans), auteurs de six et surtout, de dix réalisations, soit le plus haut total de la quatrième journée.

Une victoire difficile, mais précieuse pour les Berchemois, battus 72 heures plus tôt par les Red Boys. Jamais hors sujet mais jamais récompensés, les protégés de Lucas Duane restent quant à eux empêtrés dans la zone rouge. Les futures échéances, plus «favorables», leur permettront-elles d’en sortir? Le championnat faisant relâche cette semaine, réponse dans quinze jours.

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