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Le T71 a encore de la marge!

5e JOURNÉE EN ENOVOS LEAGUEDudelange, qui reste sur deux succès avant la réception de l’Amicale, pourrait faire mal cette saison. Mais le T71 est encore très loin de son meilleur niveau.

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Yves Defraigne sait que son équipe, comme toutes les autres, a besoin de temps.
Yves Defraigne sait que son équipe, comme toutes les autres, a besoin de temps.

Avant le début de la saison, Yves Defraigne expliquait que son équipe du T71 pouvait battre n’importe qui… si elle était au complet. Une prémonition? En tout cas : «On a eu notre premier entraînement à 5 contre 5 juste avant le premier match de la saison», souligne Christopher Jack, le capitaine du T71

Dans ces conditions, pas étonnant de voir Dudelange, privé de ses deux recrues Dino Ceman et Dom Sleva, débuter par une très large défaite contre l’Arantia puis d’enchaîner un autre revers, après prolongations, face à des Musel Pikes bien plus séduisants que la saison dernière. On n’oubliera pas non plus l’absence d’Ivan Delgado, blessé aux ischios après quatre minutes lors du premier match : «L’équipe n’est pas du tout la même avec et sans Ivan. Il est très sérieux mais certainement un peu fragile sur certains aspects. On doit travailler sur ces points», indique le technicien.

Après ces deux défaites initiales, Dudelange s’est refait une santé en dominant de bout en bout la Résidence avant d’enchaîner avec une victoire sur Soleuvre, après avoir compté 19 pts de retard : «On ne jouait pas mal. Mais on précipitait trop nos tirs. Après la pause, on a corrigé cela. On a plus joué à l’intérieur et on a été plus malins», se réjouit le coach du T71.

Pour lui, «chaque victoire, c’est du bonus». Pas question de fausse modestie. Mais plutôt d’un constat : comme c’est le cas de la plupart des équipes de l’élite, il est encore beaucoup trop tôt pour avoir une idée précise des forces en présence.

Christopher Jack ne s’inquiète pas outre mesure de la situation : «L’ambiance est très bonne. Maintenant, il faut qu’on joue ensemble un peu. On a besoin de structure pour bien jouer. On essaie d’analyser les situations et d’apprendre de nos erreurs pour faire en sorte de ne plus les reproduire.»

Au sein de l’effectif, on trouve quelques valeurs sûres. Mais également des gamins qui ont de plus en plus de responsabilité, à l’image, déjà l’an passé, de Fabian Agbodenou, ou des intérieurs Finn Reisdorffer et Uros Malesevic qui semblent prendre toujours plus de responsabilités cette saison : «Uros travaille vraiment bien. Il est très à l’écoute du coach et des joueurs plus âgés. Je pense qu’il pourrait être un grand joueur pour Dudelange dans les années futures. Et Finn a franchi un cap niveau mentalité. La première chose qu’il a dite en début de saison, c’est qu’il veut faire une saison pour aider l’équipe, peu importe de quelle manière. Il a perdu beaucoup de poids, il est plus mobile, tout cela c’est positif», se réjouit encore le capitaine de l’équipe.

«À peine 30 % de notre potentiel»

Pour Yves Defraigne, qui connaît la valeur de ses jeunes, le prochain cap à franchir est mental : «Ils font leur boulot. Ils prennent leur chance. Maintenant, il y a une différence entre saisir sa chance et devenir un joueur d’impact qui fait des différences. Je suis très content d’eux. Maintenant, ils doivent être prêts mentalement à aller au charbon. Ils doivent être exigeants avec eux-mêmes, prêts à faire des extra afin d’accélérer le processus même si on sait que tout cela va prendre du temps.»

C’est donc avec ces armes que le T71 se prépare pour la 5e journée de championnat, avec la réception de l’Amicale. Un adversaire très difficile à lire qui perd au Racing et à la maison contre Gréngewald mais qui bat le Sparta et le Basket Esch : «Ils sont comme nous, comme toutes les autres équipes, en période d’adaptation. Maintenant, c’est vrai que si on me demande comment ils vont jouer et à quoi s’attendre pour samedi, honnêtement je n’en sais rien.»

Ne comptez pas sur «CJ» pour aborder en toute confiance le match contre une équipe qui vient, on l’a dit, de perdre à domicile contre un promu : «Ils ont un nouveau coach. Mais dans leurs rangs, ils ont plein de joueurs expérimentés qui ont déjà disputé de grands matches. Avec de telles formations, tu ne peux pas te dire que ce sera un match facile.» Et l’ailier de souligner : «Il y a quelque chose aussi : on a le sentiment que chaque fois qu’une équipe vient chez nous, elle joue son meilleur match. À chaque fois, ils nous donnent leur A game!»

Pour ce match, comme pour tous ceux de cette saison d’ailleurs, Yves Defraigne sera accompagné sur le banc d’une vieille connaissance du basket luxembourgeois : Mike Smith. Passé par le Black Star, Mamer, l’Arantia ou Soleuvre, il a également été engagé par la FLBB et a travaillé un an avec Yves Defraigne, du temps où les deux étaient assistants à Trèves : «On cherchait un assistant qui voulait aussi travailler avec les jeunes. L’idée étant d’avoir une passerelle entre les U16, U18 et l’équipe première. La plupart des coaches ne sont intéressés que par l’équipe première, mais Mike a accepté d’être assistant et de s’occuper des équipes de jeunes. C’est un gros travail», souligne l’entraîneur belge.

Une arrivée qui ravit Christopher Jack : «En fait, c’est comme si on avait deux head coaches à l’entraînement. Mike s’occupe plus de la défense, les deux s’organisent, c’est plutôt bien.»

Quel que soit le résultat du match de samedi, le meilleur reste à venir, si l’on en croit Yves Defraigne : «On a une énorme marge de progression. Je pense qu’on est à peine à 30 % de notre potentiel!»

Pas forcément une bonne nouvelle pour les futurs adversaires du T71!

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