[Football]

Le Racing doute face au casse-tête nordique

C’est ce mercredi que le RFCU peut donner le coup d’envoi d’une grande saison face à l’énigmatique HJK.

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Elodie Martins entend «se battre» pour rester en Ligue des champions.
Elodie Martins entend «se battre» pour rester en Ligue des champions.

Au Luxembourg, tout le monde sait que le club féminin du moment, celui qui ne cesse de progresser depuis sa montée en Ligue 1 en 2015, c’est le Racing. Champion hégémonique du Luxembourg depuis six saisons, le RFCU est devenu en mai le second club le plus titré du Luxembourg, à égalité avec Junglinster, qui a d’ailleurs annoncé officiellement son retrait de la Ligue 1 2026/2027 pour des raisons de santé financière.

Mais c’est surtout en Ligue des champions que la section féminine s’est démarquée de ses homologues nationaux. Jamais un club grand-ducal n’avait remporté un match de qualification pour la Coupe aux grandes oreilles, et il l’a fait, en 2021, face à Sarajevo, victoire 0-1 sur le sol bosnien au premier tour. Comme annoncé en juin, les filles d’Elodie Martins ont été dispensées de ce premier tour de qualifications, grâce à leur bon coefficient UEFA. Six saisons à titiller l’Europe, cela donne droit à quelques privilèges.

Ironie du sort, les Luxembourgeoises retrouvent Sarajevo dans leur «mini-tournoi» de LDC, mais il faudra attendre les résultats du premier tour pour savoir si il y aura une revanche : les Bosniennes affronteront d’abord les Bataves du PSV, même jour, même stade, mais à 13 h. Et pour les coéquipières d’Andreia Machado, qui a pris sa retraite internationale en juin dernier, c’est la mystérieuse équipe du HJK Helsinki qui se dresse d’abord sur leur route.

Mystérieuse, car l’entraîneuse a «cherché, cherché, cherché…» mais sans rien trouver sur ses adversaires du jour, à part un maigre résumé de match. Quelques conclusions en ont été tirées, mais le RFCU naviguera tout de même à vue au stade Achille-Hammerel, ce mercredi.

«Elles sont en plein championnat. Elles auront un autre rythme que nous qui sortons de préparation», affirme Elodie Martins, précisant cependant que la présaison s’est faite tôt pour ses protégées, avec un accent mis sur l’aspect physique. Une riche idée, sans vouloir généraliser, quand l’on pense à la régulière grande taille des joueuses scandinaves.

Le RFCU reste outsider

Bien qu’il accueille ce mini-tournoi, le Racing n’est «pas favori du tout» pour ce premier match, répond l’ancienne joueuse devenue coach en 2024. La faible expérience au second tour de qualification en étant une première cause, la non-professionnalisme en étant une seconde.

Mais un élément peut jouer en la faveur des Blanches et Bleues : tout le monde sait qu’elles ont été repêchées grâce à leur indice UEFA. Elles font donc logiquement office d’outsider : suffisant pour les prendre à la légère? La réponse ne sera donnée que sur le terrain, mais Elodie Martins l’assume «on aime bien surprendre».

Le club adverse, lui, arrive on ne peut plus en forme. Leur seule défaite de la saison date du 2 mai dernier, elles sont premières de leur groupe de Kansallinen Liiga avec onze points d’avance sur le deuxième. Autant dire : la Ligue des champions est certainement leur priorité numéro une, et il est difficile de les imaginer jouer à moitié face à un adversaire qu’elles doivent juger abordable.

Accueillir ce tournoi est une occasion de faire évoluer le football féminin au Luxembourg, selon l’ancienne joueuse, mais la réussite dépendra aussi de l’affluence de supporters au stade. Un soutien populaire est attendu. «Cela ferait chaud au cœur des filles», confie-t-elle. «On va prier pour qu’il n’y ait pas de gros soucis physiques, et avec une petite victoire, ce serait encore mieux!»

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