[Football]

Le premier mot français de Forkel? «Déclencheur»!

[BGL LIGUE, 7e JOURNÉE] Deux fois contre Differdange, une fois contre Bissen, l’USM a fait très mal à des ogres de DN grâce à son pressing soudain. L’UNA peut-elle se faire avoir aussi?

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Il a raison, Issaka, il faut être prêt, dans la tête, pour déclencher un pressing qui amène quelque chose de concret.
Il a raison, Issaka, il faut être prêt, dans la tête, pour déclencher un pressing qui amène quelque chose de concret.

Martin Forkel apprend le français depuis la saison passée. Mais c’est sur un sujet très précis de son boulot de début de saison qu’on l’a entendu, vendredi, prononcer son tout premier mot dans la langue de Molière : «déclencheur». Pas facile comme mot. Il l’est encore moins de le placer dans une conversation. Et ça a fait rire le technicien allemand, tout content de son effet.

C’est qu’avec la visite de Strassen, revoilà surgir dans le calendrier de l’USM un gros bonnet de la BGL Ligue. Et que les deux qui sont déjà passés entre les mains des Mondorfois se sont laissé broyer par le pressing soudain et très ponctuel orchestré par le technicien allemand et son attaque. Une de leurs marques de fabrique en ce début de saison.

Cela a coûté deux buts à Differdange (3-2), qui s’est laissé surprendre par des montées soudaines de Kirch et Couturier, puis un à Bissen (1-2), piégé par un gros boulot préalable de Far, Cervellera et Kirch.

«Il faut avoir le courage d’y aller»

D’ailleurs, Vitor Pereira savait que c’était un risque pour ses joueurs : «Leur déclenchement de pressing collectif est bien fait et ils arrivent à mettre l’adversaire en erreur. Strassen aussi le fait bien, mais eux l’organisent surtout les vingt premières minutes, pour impacter l’adversaire au niveau psychologique. Mondorf est plus contenu : ils choisissent leurs moments».

En fait, Forkel avait déjà essayé de mettre un tel pressing en œuvre la saison passée, à Rosport. Il a juste un peu plus creusé la piste à Mondorf et consent à lâcher quelques éléments de son travail sur le sujet : «Il faut faire beaucoup de théorie avec les joueurs et après, cela dépend beaucoup de l’organisation de l’adversaire, de son positionnement. Ensuite, c’est une question de timing. Il faut avoir le courage d’y aller, de le répéter. Parce qu’un pressing haut, ça prend aussi de l’énergie».

Et c’est quand on lui demande comment ça marche que le mot «déclencheur» sort de sa boîte. «Chacun des joueurs sur le terrain doit savoir ce qu’il a à faire et quand. Il n’y a pas « un » déclencheur, mais plusieurs. Ce sont des situations « signal » qui disent quand démarrer.»

Mais s’attendait-il, le technicien allemand, à ce que cela soit aussi efficace, surtout face à des adversaires «européens»? «Plus tu récupères le ballon haut, moins le but de l’adversaire est loin.» Et avec un Far efficace comme en ce moment, même les concurrents directs n’y résistent pas. Strassen non plus?

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