[Basket]
La maison, ça n’a pas que du bon
APRÈS LES MATCHES ALLER DU PREMIER TOURTrois victoires à l’extérieur sur quatre matches : les favoris sont désormais dos au mur.
Pendant 22 journées, les douze formations d’Enovos League ont lutté pour obtenir le meilleur classement possible. Avec, en point de mire pour les équipes en play-offs, la carotte de l’avantage du parquet.
Au terme de la dernière journée de saison régulière, c’est finalement Etzella qui tire le gros lot et jouera d’éventuels matches décisifs à la maison, jusqu’au bout des play-offs.
L’avantage du parquet… une notion qui reste très aléatoire au Luxembourg. Il faut dire qu’on n’est pas vraiment dans des chaudrons incandescents devant des milliers de spectateurs en folie.
Une notion toute relative… comme l’ont démontré les résultats de cette première soirée de play-offs où, trois fois sur quatre, c’est l’équipe visiteuse, pourtant moins bien classée hiérarchiquement, qui s’est imposée.
Onze victoires de suite pour commencer, en tête 20 semaines sur 22, le Sparta a vécu une saison de rêve. Mais samedi, à l’Atert, où il n’avait perdu qu’une seule fois, Bertrange va vivre un petit cauchemar contre la Résidence. Les hommes de Karl Abou Khalil inscriront les trois premiers points du match. Trois points, l’écart maximal en leur faveur…
Globalement, c’est bien Walferdange qui dominera les débats et comptera jusqu’à 17 points d’avance. Et s’imposera malgré un beau baroud d’honneur du Sparta, mené de 15 points à 3’30 » de la fin et qui reviendra à -2 grâce à dix points d’affilée de Jarvis Williams.
Les joueurs de Rainer Kloss repartent donc avec la victoire et mettent la pression à Bertrange, obligé d’aller l’emporter à Walferdange, mercredi.
Il ne s’agira pas, loin de là, de la seule surprise de ces matches aller.
Au Filano, l’Arantia (18-4 comme Etzella et le Sparta) a également mordu la poussière, contre un T71 pourtant privé de Joe Kalmes.
Face à une formation qu’il a pourtant dominée de respectivement 14 et 13 points en saison régulière, l’Arantia va se heurter à une équipe bien en place. Dans un match très serré – aucune ne prendra plus de 8 longueurs d’avance -, le T71 va maîtriser la fin de rencontre. En effet, Larochette ne sera devant une dernière fois au score qu’à deux minutes de la fin du… troisième quart!
L’Arantia égalisera bien à 83-83 à 1’17 » du buzzer, mais le dernier mot sera pour les Dudelangeois, grâce aux internationaux Christopher Jack et Ivan Delgado qui finiront le travail. À signaler l’énorme apport du vétéran Nelly Stephens, presque parfait avec 14 pts et 12 rebonds à 6/8 aux tirs!
Etzella, l’exception qui confirme la règle
Le tenant de la Coupe jouera donc sa survie, mercredi au Grimler.
Le Sparta, deuxième, battu, l’Arantia, troisième, battue… même sort pour l’Amicale, quatrième, qui a cédé face au Basket Esch. Des Lallangeois qui ont pourtant terminé la saison sur quatre revers de suite.
Dans cette rencontre, ce sont pourtant les joueurs de Daniel Brandao qui ont pris le meilleur départ. Mais ils ont complètement explosé après le repos. Face à une défense lallangeoise retrouvée, ils n’ont inscrit que… 23 points en deuxième mi-temps.
En face, Franck Mériguet a pu compter sur ses vétérans Jordan Hicks (16 pts) et, bien sûr, Clancy Rugg, toujours aussi précieux malgré ses 34 ans avec un énorme double-double (19 pts, 16 rebonds, 1 passe, 3 interceptions et 1 contre).
Esch aura l’occasion de valider, mercredi, à la maison son billet pour le dernier carré. Pas forcément une évidence pour une équipe qui s’est inclinée cinq fois sur son parquet, mais qui fut, il y a un temps pas si lointain, une forteresse imprenable.
La forteresse, un nom qui va bien au Deich. Le parquet ettelbruckois, où Etzella n’a perdu qu’une seule fois.
Et contrairement aux trois autres équipes à domicile, les joueurs de Gavin Love n’ont pas laissé la moindre place au suspense. Ils ont littéralement pulvérisé les Kordall Steelers, qui joueront leur survie mercredi chez eux.
Mais après ce week-end, on a pu constater qu’évoluer à la maison n’était pas forcément un véritable avantage…
Romain Haas