[Cyclisme]

Kockelmann : «On va avoir une vraie course»

SKODA TOUR DE LUXEMBOURG (16-20 SEPTEMBRE) Victorieux l’an passé de l’étape de Mamer au sprint, Mathieu Kockelmann, qui revient avec plaisir en sélection, visera l’étape de Junglinster.

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Mathieu Kockelmann va retrouver la sélection nationale où il avait brillé l'an passé sur le Tour de Luxembourg.
Mathieu Kockelmann va retrouver la sélection nationale où il avait brillé l'an passé sur le Tour de Luxembourg.

Comment ne pas se souvenir de ce 18 septembre 2025, ce merveilleux moment où Mathieu Kockelmann, qui évoluait alors en sélection nationale, venait de battre quelques spécialistes du sprint? Quelques semaines plus tôt, il avait remporté une étape du Tour de l’Avenir et celui qui évoluait alors le restant de l’année avec l’équipe continentale de Lotto, venait de toucher le gros lot. En s’imposant en février sur l’Étoile de Bessèges et en multipliant les top 10 (six au total, dont récemment une 4e place sur la dernière étape du ZLM Tour), le Luxembourgeois de 22 ans, évoluant chez Lotto-Intermarché, a confirmé ses qualités. Il retrouve avec plaisir l’équipe nationale dirigée par Jempy Drucker. Et même si la présence de Mathieu van der Poel a de quoi faire peur, il y trouve une source de motivation.

Vous étiez aligné dimanche à Fourmies dans le nord de la France (51e place). Dans quelle forme vous trouvez-vous?

Mathieu Kockelmann : Ça va bien en fait. Ma quatrième place sur la dernière étape du ZLM Tour m’a donné un peu de confiance, même si j’avais gardé une bonne sensation à l’entraînement. Dans les sprints, sur l’Arctic Race, je me sentais un peu bloqué. Je suis aussi un coéquipier qui roule pour les autres. Dimanche à Fourmies (succès du Néerlandais Arvid de Kleijn), les sensations étaient étranges. J’avais l’impression que la moitié du peloton n’avait pas envie. Le plan a dû être ajusté pendant la course. Je n’avais pas les jambes. C’était dangereux, nerveux, glissant.

Lors de la conférence de presse de présentation de ce Tour de Luxembourg, Andy Schleck a précisé que la deuxième étape, à Junglinster, vous conviendrait parfaitement…

C’est vrai, oui, je suis allé reconnaître le circuit et cela me plaît bien. Mais vous savez, avec un coureur comme Van der Poel, c’est toujours difficile de se prononcer. C’est bien qu’il soit au départ, d’ailleurs. On va avoir une vraie course. Il est là pour préparer les Mondiaux, pas pour rouler de A à B tranquillement. Il va faire la course en essayant de gagner un maximum d’étapes. Il reste des incertitudes à la veille du départ quant à la composition des équipes, mais on voit que beaucoup de sprinteurs (dont le Français Paul Magnier) vont disputer le Tour de Slovaquie qui se déroule en même temps. Je pense que Van der Poel va diriger la course, dans le sens où il sera tous les jours attendu. Qu’est-ce qu’il voudra faire exactement? On verra.

Et cette deuxième étape?

C’est sûr que la deuxième étape me plaît, mais si j’ai les jambes, je ne vais pas rater mes chances sur les autres. L’an passé, je me souviens avoir peiné sur la première étape (85e). Beaucoup m’ont fait remarquer que je m’étais bien réservé pour l’étape suivante, à Mamer. Mais ce n’était pas le cas, je n’avais pas les jambes dans la première étape. J’avais essayé, mais j’ai vu que ce n’était pas ma journée. On verra cette année. Je sais simplement que j’ai perdu du poids par rapport à 2025. Donc j’essaierai aussi de bien faire sur la dernière étape, d’ailleurs. Avec de bonnes jambes, je pourrais aller plus loin…

C’est Jempy Drucker qui a lancé ma carrière, il m’a guidé, j’ai confiance en lui et cela fait plaisir de le retrouver

Vous vous étiez imposé en 2025 avec le maillot de la sélection nationale sur le dos, une sélection que vous retrouvez. On imagine que vous ressentez beaucoup d’émotion?

Oui, cela me procure beaucoup de plaisir de retrouver cette équipe dirigée par Jempy (Drucker). On peut dire que j’ai commencé mon aventure avec lui. C’est lui qui a lancé ma carrière, il m’a guidé, j’ai confiance en lui et cela fait plaisir de le retrouver. Comme je suis heureux de retrouver les autres coureurs de la sélection.

Avec le recul, comment resituez-vous ce succès en 2025 à Mamer?

Pour moi, c’est la plus belle de mes victoires. Je passais devant ma porte dans cette étape. Gagner comme ça, cela m’a procuré de belles émotions. Lorsque j’étais jeune, je regardais toujours passer le Tour de Luxembourg. Mon père était dans le staff du Team Differdange et mon frère Raphaël roulait le Tour de Luxembourg. Je me souviens que plus jeune, après l’école, je filais voir le prologue. Gagner une étape, c’était beau. J’aime rouler cette course que je place comme l’une des plus belles courses par étapes de cinq jours. Sportivement, tous les jours, un autre type de coureur peut l’emporter, un sprinteur, un grimpeur, un rouleur. Sur les autres épreuves, ce n’est pas si évident. C’est ça qui me plaît, Andy (Schleck) trouve toujours des parcours où chaque type de coureurs peut s’exprimer.

J’y repense quand j’y repasse en vélo, comme c’est souvent le cas avec mon pote d’entraînement, Alex Kerrens…

Lorsque vous êtes à l’entraînement, vous repensez souvent à ce succès d’étape?

Oui, surtout quand j’y repasse en vélo, comme c’est souvent le cas avec mon pote d’entraînement, Alex Kerrens, qui habite à Mamer. J’avais gagné devant sa porte!

Revenons à cette édition où, on l’a compris, vous pourriez viser l’étape de Junglister, mais pas seulement. Le classement général, vous y pensez, ou c’est trop compliqué?

Normalement, c’est trop compliqué. Mais on doit prendre la course jour après jour. Dans la sélection nationale, on n’a pas vraiment un coureur qui peut jouer le général sur ce niveau. Mais on ne sait jamais, regardons la situation. De toute façon, le contre-la-montre sera déterminant. Il ne suffira pas de passer les bosses. On verra bien.

Quelle sera la suite de votre programme?

Pour les sélections, on va attendre (lire ci-dessous). Je sais que j’ai encore une kermesse avec mon équipe Lotto-Intermarché. Et je finirai ma saison avec Paris-Tours (11 octobre)…

LES ÉTAPES

Mercredi 16 septembre, 1re étape : Luxembourg Knuedler – Luxembourg Fëschmaart (157,5 km)

Départ à 14 h 45, arrivée vers 18 h 30

Jeudi, 2e étape : Niederkorn – Junglister (166,8 km)

Départ à 14 h 25, arrivée vers 18 h 30

Vendredi, 3e étape : Wiltz – Diekirch (179,6 km)

Départ à 14 h, arrivée vers 18 h 30

Samedi, 4e étape : CLM de 20,4 km à Ettelbruck

Départ du 1er coureur à 16 h 09, arrivée du dernier coureur vers 18 h 30

Dimanche 20 septembre, 5e et dernière étape : Mersch – Luxembourg Limpertsberg (177 km)

Départ à 12 h 15, arrivée vers 16 h 30

EN ROUE LIBRE

SÉLECTIONS

C’est aujourd’hui, à l’occasion d’une conférence de presse, que les sélections nationales pour les prochains championnats du monde au Canada puis les championnats d’Europe en Slovénie, qui suivront, seront dévoilées.

TOUR DES ABRUZZES

Bob Jungels (Netcompany-Ineos) est au départ du Tour des Abruzzes (2.1) ce mardi avec une première étape escarpée entre Cupello et Casalincontrada taillée pour les puncheurs (155 km). Quatre étapes sont au programme. Principaux engagés : Godon, Vauquelin, B. Swift, Jungels (Netcompany-Ineos), Ulissi, Conci (Astana), Pattinson (EF Education), Rondel, Eriksson (Tudor), Poels (Unibet Rose Rockets), Gaviria (Caja Rural), Pozzovivo (Solution Tech Nippo),

TRANSFERTS

L’équipe SD Worx-Protime a confirmé l’arrivée de la Française Cédrine Kerbaol (EF Education), très complice avec la Luxembourgeoise Nina Berton. Dans le même temps, la Hongroise Blanka Vas va quitter ces prochains jours SD Worx-Protime pour rejoindre Lidl-Trek pour la campagne des cyclo-cross. Marie Schreiber (qui a chuté dimanche à Fourmies après un gros travail en tête de peloton pour préparer le succès de Lorena Wiebes et fut touchée à un coude) pourrait donc être le seul élément de l’équipe à s’aligner dans les labourés.

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