[Handball]

Käerjeng surprenant, les Red Boys séduisants

SUPERCOUPE, SAMEDIChez les dames, Käerjeng s’est offert le scalp du favori dudelangeois (17-25) tandis que chez les messieurs, les Red Boys l’ont emporté avec autorité contre Esch (33-30).

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Malgré un cadre restreint, Käerjeng a créé la surprise.
Malgré un cadre restreint, Käerjeng a créé la surprise.

Käerjeng sans jamais douter

Les Bascharageoises, que l’on n’attendait pas forcément à ce niveau, ne pouvaient pas rêver meilleur départ. Devant d’un bout à l’autre de la partie, ces dernières ont donné une petite leçon à une formation de Dudelange dépassée pour ravir un premier trophée (17-25).

L’entame de match tourne à la catastrophe pour l’équipe de la Forge du Sud, incapable de marquer pendant près de huit interminables minutes, la faute à une défense adverse héroïque et à une Maëwa Huberty impériale dans ses cages, et beaucoup trop permissive en défense. Ce dont profite la Polonaise Daria Milek pour empiler les pions, permettant aux siennes de prendre le large (0-5, 7e).

Pour son premier match officiel sous ses nouvelles couleurs, l’internationale Lola Scheuren, qui n’avait connu qu’un seul club en carrière jusqu’alors, Differdange où officiait son papa, Michel, stoppe l’hémorragie. Mais les vainqueures de la Coupe ne faiblissent pas à l’image de la nouvelle venue, la demi-centre Andrea Colunga, aussi bien inspirée à la finition qu’à la passe (4-9, 20e).

Beaucoup trop approximatives, ce qui rend fou furieux leur entraîneur, Mikel Molitor, les Dudelangeoises, que l’on sent de plus en plus frustrées, ne parviennent pas à sortir la tête de l’eau, mais peuvent compter sur une Sharon Dickes chirurgicale à sept mètres pour rester en embuscade (8-11, 29e).

Grâce à une dernière réalisation sur un coup franc lumineux de l’inévitable Milek, les joueuses de Dan Mauruschatt regagnent les vestiaires avec quatre unités d’avance (8-12). Si les championnes nationales reviennent un temps à deux longueurs dans une deuxième période nettement plus rythmée, les Vertes, par le biais de Lena Kirtz, reprennent aussitôt un petit matelas (13-17, 39e).

Sans solution face à l’arrière-garde bien en place du HBK, Dudelange ne peut que constater les dégâts. Surtout que la sienne éprouve toutes les peines du monde à contenir l’attaque bascharageoise qui tourne à plein régime avec des actions bien huilées comme celles conclues par les recrues Fabienne Thiry (ex-Museldall) et Maria Borrelli (ex-Dudelange). À dix minutes du buzzer, la messe est dite (14-23, 49e).

«La défaite aux tirs au but l’année dernière (NDLR : dans le match décisif en finale du championnat) nous a vraiment fait mal, ce n’est pas quelque chose qu’on oublie facilement. On peut donc voir cette victoire comme une petite revanche, sourit Teodora Galic. Je pense que toutes les joueuses qui ont vécu cette finale l’avaient aussi dans un coin de leur tête.»

Les Red Boys dictent leur loi

Favori de son duel avec Esch, Differdange a fait respecter la logique pour conserver son bien (33-30). Après un début de rencontre plaisant à suivre avec deux équipes qui proposent un gros combat, les champions nationaux creusent un premier écart lorsque l’ailier gauche, Miroslav Rac, est à la conclusion d’une contre-attaque rondement menée (4-2, 5e).

Si les Eschois tiennent la distance les dix premières minutes, ces derniers vont ensuite progressivement perdre du terrain. «On avait à l’esprit qu’Esch ne pouvait pas effectuer beaucoup de rotations, donc on a joué vite avec beaucoup de contacts. On savait que cela allait faire la différence et on l’a prouvé», lâche le gardien Guillaume Felici, auteur de dix arrêts en 39 minutes.

Agressifs et compacts en défense, les Differdangeois sanctionnent la moindre erreur adverse. Et ce n’est pas l’exclusion temporaire de Younes Ouzrour pour excès d’engagement qui va enrayer la machine. Même en infériorité numérique, les hommes de Marc Breser font des différences. Tout juste entrée en jeu, la recrue Romain Peltier donne le tournis à ses adversaires.

Le Français est imité par son compatriote, le showman Ilian Goedert et les Differdangeois, déjà très en jambes, se détachent inexorablement au tableau d’affichage (13-7, 19e). Si les lauréats de la Coupe se démènent comme des beaux diables, à l’instar d’Augusto Aranda qui tente de se frayer un chemin au milieu des tours de contrôle adverses, stopper l’armada differdangeoise relève de l’exploit.

À la pause, les partenaires de Guillaume Ballet mènent sereinement les débats (19-12). De retour sur le parquet, ces derniers continuent d’avoir la mainmise sur le match. D’autant que Felici, venu prendre la place d’Hakim Jarrar, sorti après avoir reçu un puissant shoot d’Afonso Clemente en plein visage, se montre à son avantage.

Le volcanique pivot Ouzrour, délicieusement servi par ses camarades, n’est pas non plus en reste (25-17, 42e). Bref, les Red Boys semblent contrôler les opérations. Mais une baisse de régime permet à Esch, qui – fidèle à sa réputation – n’avait pas l’intention de lâcher l’affaire peu importe le scénario, d’y croire très fort quand Luis Cabral inscrit son sixième but (31-28, 56e).

Sentant la menace planer, Ballet, en bon capitaine, remet de l’ordre dans les rangs des Rouges. Les Eschois ne reviendront pas, l’adversité était trop élevée.

L’armada des Red Boys a encore frappé.
L’armada des Red Boys a encore frappé.
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