[Football]

Joyeux anniversaire en avance, Jeff?

[NATIONS LEAGUE] Dans dix jours, le sélectionneur fête son anniversaire et la presse bulgare sait déjà, comme nous, ce qui ferait un très bon cadeau.

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Si Jeff Strasser pouvait faire un vœu...
Si Jeff Strasser pouvait faire un vœu...

La presse bulgare est mignonne. Et quand un journaliste s’est rendu compte que Jeff Strasser fêterait ses 52 ans dans une dizaine de jours, il a demandé à Laurent Jans, assis à ses côtés, si le capitaine n’aimerait pas offrir en cadeau, à son sélectionneur, la première victoire luxembourgeoise dans la longue histoire de ses confrontations avec la Bulgarie, longue déjà de 17 moments de frustration.

Ce serait un sacré événement isolé, si l’on tient compte du fait que les Rout Léiwen n’ont arraché leur premier nul contre cette bête noire qu’en octobre 2024, 55 ans après leur toute première rencontre.

«Mathématiquement, plus une série s’étire…»

Mais ce serait surtout un début de campagne en fanfare, de ceux qui fabriquent potentiellement des épopées. À vrai dire, c’en est même presque déjà une condition essentielle. À Plovdiv, sous un ciel gris, avec des ambitions générales encore à l’état larvaire, un résultat ferait donc du bien à Jeff Strasser (qui a lui perdu cinq fois contre la Bulgarie en tant que joueur), mais surtout au football national qui se cherche un nouveau sursaut digne du barrage de Nations League contre Malte, rassurant en soi mais qui appelle désormais un retour de flamme plus vivace.

En tout cas, le sélectionneur a souri quand on lui a parlé du 5 octobre prochain. Et un peu plus tard, pour répondre gentiment à ces bons vœux bulgares mis en relation avec l’incapacité historique du Luxembourg à exister contre cette sélection-là, il a précisé que «mathématiquement, plus une série s’étire, plus elle a de chances d’être interrompue». Sa façon à lui de dire que s’il peut réécrire l’histoire dès ce samedi, dans une ambiance qui s’annonce extrêmement feutrée (5 000 spectateurs?), il ne s’en privera pas.

Combien de points au compteur Strasser comptera-t-il, au moment de souffler ses bougies sur les hauteurs de Lipperscheid, à la veille… du match retour contre la Bulgarie, en clôture de onze jours sous tension maximale? Après deux déplacements sur les pelouses des adversaires les plus abordables du groupe (Bulgarie puis Estonie) et la réception de l’Islande, l’équipe qu’il considère comme favorite, il saura déjà s’il doit faire le vœu de monter en Ligue B.

La dynamique, pour l’heure, est bonne. Enfin, elle «serait» bonne si elle n’était pas si lointaine. La victoire sans appel devant Malte (3-0; 2-0) date de mars. Les prestations honnête contre l’Italie (0-1) et très solide en Albanie (0-1) sont de début juin. Six mois après les barrages triomphaux de Nations League, quatre mois après deux amicaux prometteurs, Jeff Strasser a perdu huit joueurs de sa dernière liste pour blessures ou mercato raté, certains n’ayant tout simplement pas de club. Et son entrejeu commence à se réduire comme peau de chagrin, entre défection de Christopher Martins, blessure musculaire jeudi d’Olivier Thill (pas monté dans l’avion), point d’interrogation sur Enzo Dos Santos (genou), évolution très lente de l’état de forme de Mathias Olesen

Ainsi s’il n’y a pas de doute sur le potentiel de cette génération, il y en a en peu sur les ressorts de l’équipe qui la représentera, ce samedi. Mais puisque c’est bientôt l’anniversaire du coach…

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