[Football]
Jeunesse et Rosport, ça va déjà mieux
[BGL LIGUE, 11e JOURNÉE] En bas de tableau, tout le monde n’a pas fait le même genre d’opération.
Wiltz – Rumelange (3-3)
Départ cauchemardesque pour Rumelange. Après 75 secondes, Luthardt, le gardien, confond son défenseur avec Bosquin. Le joueur nordiste, d’une frappe enroulée, trompe le malheureux (1-0). Les actions de la troupe de Stefano Bensi sont au plus bas un peu plus tard : quand Franco lance Hassaini, parti en position de hors-jeu, l’arbitre-assistant hésite d’abord, suit le mouvement et finalement ne lève pas le drapeau. Hassaini seul face à Luthardt ne laisse pas passer l’aubaine (2-0, 8e). Deux buts encaissés en huit minutes, les visiteurs n’abdiquent cependant pas et réduisent l’écart par Rodrigues à la suite d’un joli mouvement collectif (2-1, 30e).
Wiltz ne répond plus et ses arrières, trop loin de leurs adversaires avec un gardien qui ne rassure pas, vont permettre à Gomes de centrer tranquillement et à Silva de clôturer victorieusement au centre (2-2, 42e).
Après la pause, un coup franc magistral des vingt mètres de Gomes permet à l’adversaire de mener 2-3 (50e). La journée portes ouvertes continue. Quand deux défenseurs rumelangeois n’arrivent pas à dégager, Romeyns en profite pour égaliser (3-3, 65e). Un nul qui ne fait que des mécontents : «Après le 2-0, on a été trop passifs», résume Chris Philipps. «Nous, on a complètement raté le début du match, difficile alors de gagner», lui répond Stefano Bensi.
Georges Bassing
Rosport – Walferdange (4-1)
Les locaux prennent rapidement les commandes et ouvrent le score dès la 9e par Gonçalves, servi par Walbrecq. Rosport double la mise quatre minutes plus tard : Brkljaca profite d’un ballon mal dégagé pour faire trembler les filets.
Walferdange réagit et réduit l’écart à la 42e par da Silva, après un corner mal repoussé par la défense locale. Mais Rosport ne laisse pas le doute s’installer : deux minutes plus tard, Soladio redonne deux buts d’avance de la tête.
Les locaux regagnent les vestiaires avec un avantage de 3-1 et une efficacité redoutable. Après la pause, Walferdange revient avec davantage d’intentions offensives et cherche à relancer le suspense. Lopes se procure une belle occasion à la 53e, mais Bürger intervient avec autorité. Rosport reste solide et reprend progressivement le contrôle des opérations.
À la 62e, Gonçalves signe son doublé après une superbe ouverture de Ben Vogel et porte le score à 4-1. Walferdange tente encore de réagir, mais se heurte à une défense rosportoise compacte et bien organisée, pour le plus grand bonheur de Dean Leen : «On a respecté les consignes que l’on avait déjà commencé à appliquer au match précédent. On a mis le bloc en place, on a défendu ensemble et on a attaqué ensemble.»
Patrick Macedo, le buteur de Walferdange, lui, se désole : «On savait que ce serait compliqué de jouer ici. Le terrain est plus petit et moins large que le nôtre, et c’est une équipe qui défend bas et qui est difficile à bouger». Son coach, Patrick Carvalho, tire même lui la sonnette d’alarme, malgré l’avance dont son équipe bénéficie sur le bas de tableau : «Quand on commet de telles erreurs, il est normal de le payer cash. Le niveau exige davantage de rigueur. Il faut savoir s’adapter aux exigences du championnat. C’est là que se situe le problème.»
Michel El Alami
Swift – Jeunesse (0-3)
Le Swift n’a pas d’argent, mais son coach a des idées. Salem El Foukhari a procédé à quatre changements par rapport à la déroute dudelangeoise de la semaine passée. Cette décision a porté ses fruits lors de la première demi-heure de jeu avec des Hesperangeois séduisants, qu’on n’avait pas vu évoluer de la sorte depuis l’entame de l’exercice. Et même si Kiambu, précieux pour son retour dans les cages, a multiplié les parades, le dernier de la classe s’est résolu à chercher le cuir au fond de ses filets pour la 39e fois de l’exercice. Une nouvelle «frustration» pour le technicien de l’équipe locale.
À la 34e, Schmitz hérite d’un centre de Nürenberg et le reprend d’une tête plongeante victorieuse (0-1). Dans la foulée, Flick faillit corser l’addition d’une mine bien sentie des 30 mètres qui heurte la transversale. En seconde période, Schmitz, par deux fois, se trouve proche de s’offrir le doublé, d’abord à la 57e d’une frappe enroulée, puis, trois minutes plus tard, à la conclusion d’un mouvement offensif finement exécuté avec Andrade et Flick. C’est finalement Hunter qui l’inscrit, bien aidé par une bourde de Kiambu (0-2,72e). En face, même le but grand ouvert n’aura rien changé pour Sylla qui rate l’occasion d’au moins sauver l’honneur en fin de partie. Flick conclut le travail, lancé dans un raid solitaire par Tanzer (0-3, 90+1). Reinhald Breu sort «satisfait de la prestation» de son groupe qui «aura un gros défi face à Differdange samedi prochain».
Jocelin Maire