[Cyclisme]

Jempy Drucker : «Ce n’est pas du hasard»

L’entraîneur national, avait forcément le sourire mardi soir au moment de débriefer la médaille de bronze du relais mixte.

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Jempy Drucker était mardi un entraîneur national heureux.
Jempy Drucker était mardi un entraîneur national heureux.

Cette troisième récompense-t-il l’investissement de la sélection nationale dans cette épreuve du relais mixte?

Jempy Drucker : Oui, c’est un travail d’équipe. D’abord avec les six coureurs, les filles, les garçons. Et tout le staff qui est derrière, les mécanos, les soigneurs. Bref tout le monde. C’est joli, tout ce travail qui porte ses fruits.

Ce relais mixte était-il un objectif de départ?

On a vu que l’an passé, nous n’étions pas si loin du podium. On ne sait jamais qui prend finalement le départ de ce relais mixte. On voulait progresser. On n’avait pas vraiment un résultat en tête. On a su se concentrer et le bilan est positif.

On a pu remarquer que ce qui a fait la différence avec la Pologne, pour la médaille, c’était de rester groupé…

Oui, c’était clairement le plan. On a eu une petite frayeur avec Mathieu (Kockelmann) qui a dû changer de vélo pour un problème de chaîne après deux kilomètres. On a laissé des secondes. Alex (Kirsch) et Mats (Wenzel) ont attendu. Mathieu était important après la côte principale, pour la descente, le plat pour revenir à l’arrivée. Quand je vois leur temps des cinq derniers kilomètres, ce sont eux qui ont roulé le plus vite, ils sont même une seconde plus vite que les Français. Cela veut dire qu’on a eu raison de l’attendre.

Vous vous doutiez que les Polonaises allaient souffrir?

Non, on ne s’attendait pas à une bataille avec la Pologne. On a vu en cours de route que la médaille était jouable. On a demandé aux filles de rester ensemble pour la fin de parcours. On a su faire la différence pour gagner cette médaille.

On sait qu’on peut encore s’améliorer pour le futur, mais ça fait du bien d’être récompensé

C’est important pour un pays comme le Luxembourg?

Oui, cela récompense le travail. Ce mardi, pour la première fois, les juniors ont pris le départ et ont obtenu une belle cinquième place. La médaille est belle, mais on prépare les jeunes pour suivre ce chemin. Ce n’est pas du hasard. On essaie de bien finaliser les choses. On travaille sur les vêtements pour être compétitif, il y a tout un projet derrière. C’est bien d’être récompensé si vite.

Selon vous, pourquoi autant de grandes nations sont-elles absentes de cette épreuve?

Chez nous, les athlètes sont demandeurs pour participer à cette épreuve (NDLR : Alex Kirsch fut le premier à effectuer cette demande voici deux ans). Cela demande beaucoup de travail, mais c’est une discipline magnifique. Cela permet de réunir des coureurs qui ont des équipes et des programmes différents à l’année. Ça les ramène aux racines et c’est beau. C’est vrai que pour beaucoup de fédérations absentes, c’est un choix financier. L’enchaînement championnats du monde au Canada et championnats d’Europe en Slovénie, c’est deux semaines de courses et cela coûte cher. Et il faut pouvoir réunir six coureurs en fin de saison. Ce n’est pas évident, c’est un challenge. Pour nous, c’est bien de finir sur cette note. On sait qu’on peut encore s’améliorer pour le futur, mais ça fait du bien d’être récompensé.

Pour la dernière journée, les chronos individuels, qu’attendez-vous?

C’est de nouveau difficile de prédire. C’est un chrono particulier avec cette côte. Tous les coureurs sont motivés et en pleine confiance après cette médaille qu’on va quand même fêter un peu. Il faut savourer ça!

Recueilli par Denis Bastien

LE PROGRAMME

Mercredi (Contre-la-montre individuel sur 22,1 km)

9 h 30 : juniors hommes avec Maximilien Outlet, Thijs König et Thibault Hansen

10 h 30 : juniors femmes avec Elena Lopes et June Nothum

11 h 45 : espoirs femmes avec Liv Wenzel et Gwen Nothum

12 h 35 : espoirs hommes

14 h 30 : élites femmes avec Nina Berton et Marie Schreiber

16 h 15 : élites hommes avec Mathieu Kockelmann et Alex Kirsch

EN ROUE LIBRE

BINCHE-CHIMAY-BINCHE

Surpuissant au sprint, le Français Paul Magnier (22 ans/Soudal-Quick-Step) a remporté, malgré une chute à 40 km de l’arrivée, sa 12e victoire de la saison mardi avec Binche-Chimay-Binche, une semi-classique belge. Il a devancé deux Belges de l’équipe Intermarché-Lotto, Jenno Berckmoes et Lionel Taminiaux, et compte déjà 36 victoires à son palmarès. Arthur Kluckers (Tudor) a pris la 87e place à 1’49.

VALLÉES VARÉSINES

Le grand espoir belge Jarno Widar (Lotto-Intermarché) a signé sa première victoire professionnelle en s’offrant les Trois vallées varésines, au nez et à la barbe du Britannique Tom Pidcock, mardi à Varese (Italie). Widar, 20 ans, a réglé avec autorité le sprint des échappés, partis à 14 kilomètres de l’arrivée à la faveur de la dernière difficulté du parcours, pour devancer deux coureurs d’expérience, Pidcock (Q36.5), 2e, et l’Américain Matteo Jorgenson (Visma), 3e. Quinn Simmons (Lidl-Trek) termine 4e, devant Marc Hirschi (Tudor).

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