[Basket]

Ils ont fait plaisir après la pause!

PRÉQUALIFICATIONS EURO-2029Même s’ils se sont logiquement inclinés face à la Macédoine du Nord (66-80), qui termine invaincue, les Luxembourgeois ont affiché un visage très séduisant, au retour des vestiaires, dimanche à la Coque.

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Ben Kovac et le Luxembourg ont terminé leur campagne européenne par une seconde période très prometteuse.
Ben Kovac et le Luxembourg ont terminé leur campagne européenne par une seconde période très prometteuse.

Vous avez dit mission impossible? Ce dimanche, c’est une équipe macédonienne invaincue qui se présente sur le parquet d’un gymnase de la Coque, plein comme un œuf (2 000 personnes dont énormément d’enfants qui ont encouragé à tout rompre leurs favoris et ont pu faire signer des autographes à la fin du match).

Et avant la rencontre, Ken Diederich, le sélectionneur, se montre un brin fataliste : «La Macédoine est, de loin la meilleure équipe du groupe. Ils ont notamment dans leurs rangs Nate Sestina, qui vient de signer pour l’ASVEL où il jouera la saison prochaine. C’est un joueur d’Euroligue qui évolue dans une autre dimension que nous.»

Alors, bien sûr, mathématiquement, malgré la défaite rageante contre l’Azerbaïdjan trois jours plus tôt, tout restait possible. Et le Luxembourg avait encore les moyens d’accéder à la place de meilleur deuxième et, donc, de s’ouvrir les portes de la deuxième phase des préqualifications de l’Euro-2029. Pour ce faire, il «suffisait» d’écraser la Macédoine du Nord, invaincue et donc déjà qualifiée et, dans le même temps, compter sur une large défaite de la Bulgarie en Norvège pour essayer de passer à la différence de points. Mais avec une différence de 0 pour le Luxembourg et de +21 pour la Bulgarie, la tâche était, de toute façon, très très compliquée.

Malgré tout, il y avait un match à jouer. Et, pourquoi pas, une victoire à aller chercher. Malcolm Kreps sur le flan, Ken Diederich avait décidé de titulariser Dorian Grosber. Le jeune international, qui n’a plus joué depuis un an et son exil aux États-Unis où il n’avait pas le droit de disputer de rencontre officielle, avait fait une entrée percutante face à l’Azerbaïdjan, même si on sentait qu’il manquait logiquement de repères. Et d’entrée, on a beaucoup vu le futur joueur des Northeastern Huskies. Percutant en attaque, altruiste et présent en défense, la pépite luxembourgeoise noircit les feuilles de stats.

Mais alors que les joueurs grand-ducaux peinent pour trouver le chemin des filets, en face, ça va très vite. Les premières attaques se concluent par des paniers, si bien que les visiteurs prennent tout de suite les devants.

Contrairement au match contre l’Azerbaïdjan, où ils ont semblé un peu timorés, les joueurs de Ken Diederich se jettent avec envie dans la bataille.

Alors; ils jouent. Se jettent sur tous les ballons et même s’ils sont largement menés à la pause (27-46) grâce notamment à un panier au buzzer très longue distance de Viktor Efremovski, l’un des artilleurs en chef des Macédoniens, Ben Kovac et ses coéquipiers ne lâchent rien.

Une nouvelle fois pénalisés par leur manque d’adresse longue distance (2/12 à la pause, 3/20 au final), ils compensent en dominant le secteur des rebonds offensifs (18 contre 7) pour s’offrir plusieurs possibilités supplémentaires de score.

Seconde période enthousiasmante

Menés de 19 pts, les Luxembourgeois reviennent transfigurés des vestiaires. Et ce sont eux qui mettent les Macédoniens, peut-être un peu trop sûrs de leur victoire, en difficulté.

Dorian Grosber, Clancy Rugg, Ben Kovac ou Alex Laurent, pour ne citer qu’eux, unissent leurs efforts et reviennent même à -11, obligeant les visiteurs à prendre un temps mort pour stopper le momentum des Luxembourgeois (27e, 43-54).

Plusieurs fois, les joueurs de Ken Diederich auront la balle pour revenir à moins de 10 pts : «Et dans ce cas, je suis curieux de voir ce que ça aurait donné», explique le technicien. Malgré tout, la logique est respectée. Les Macédoniens tremblent un peu mais font le nécessaire pour repousser les assauts grand-ducaux dans une salle chauffée à blanc et acquise à leur cause.

Au final, les visiteurs s’imposent de 14 pts, les locaux auront la satisfaction de terminer sur une bonne note, en remportant la mi-temps 39-34 avec un jeu très plaisant et beaucoup de solidarité des deux côtés du parquet.

Un moyen de mieux faire passer la pillule. Et de se projeter avec envie sur un avenir qui pourrait être plutôt très intéressant.

Après le match, des dizaines de gamins ont pu faire signer des autographes par tous les joueurs.
Après le match, des dizaines de gamins ont pu faire signer des autographes par tous les joueurs.

Luxembourg – Macédoine du Nord 66-80 (27-46)

LUXEMBOURG : 24 paniers dont 3 à trois points, 15 lancers sur 23, 17 fautes dont 1 antisportive : Logelin (15e).

GROSBER 10, GUTENKAUF 3, LAURENT 8, KOVAC 17, RUGG 14 puis Rocha 4, Logelin 5, De Sousa 5, Kuresevic.

MACEDOINE DU NORD : 31 paniers dont 8 à trois points, 10 lancers sur 12, 19 fautes, 1 éliminé : Kakruki (40e).

TASHOVSKI 18, KAKRUKI 12, EFREMOVSKI 12, STOJANOVSKI 4, SESTINA 18 puis Boshaleski 5, Gjuroski 13, Stojanoski, Ivanov

Arbitrage de MM. Zenis (Svq), Martins (Por), Lucotti (Ita), 2 000 spectateurs.

Évolution du score : 5e 7-11, 10e 15-23, 15e 20-30, 25e 39-54, 30e 49-63, 35e 57-67.

Le point final

Dimanche

Azerbaïdjan – Irlande…70-76

Luxembourg – Macédoine du Nord…66-80

Le classement final : 1. Macédoine du Nord 12 (6;+102); 2. Luxembourg 8 (6;-14); 3. Irlande 8 (6;-34); 4. Azerbaïdjan 8 (6; -54).

Ils ont dit

«On peut être fiers»

Ben Kovac : «En première mi-temps, c’était pas notre basket. On avait un peu trop de respect. On n’a pas joué comme on voulait, on a joué leur rythme. En deuxième mi-temps on a montré un autre basket, je suis très fier de l’équipe. En FIBA c’est très dur de jouer contre des nations plus grandes, plus deep que nous. Ensuite tu cours derrière le score, à la fin on est fatigués. Mais on peut être fiers. On est un petit pays de basket. On pose des problèmes. Et le futur peut être intéressant.»

Ken Diederich : «On était dans un trou en première mi-temps, on n’était pas physiques du tout. Pas présents défensivement. Et leur tir au buzzer pour passer à +19 nous a fait très mal. Dans les vestiaires, j’ai dit qu’il fallait se respecter, respecter la salle qui était pleine. Les mecs se sont parlés, ont été très soudés et on a montré une belle deuxième mi-temps. Si on en fait deux comme cela, on gagne au moins un match contre eux. Mais comme souvent, le début de match définit la rencontre. Si on est à +15 pour commencer, ça change tout. Là tu cours après le score et tu t’épuises. Malgré tout, après le repos, on a vu un bon Edson, un bon Dorian, du leadership d’Alex et « Sticky », Ben a essayé de revenir. C’était important, car on aurait pu prendre une trempe. Maintenant on va bosser, on sera meilleur dans deux ou trois ans. On va avoir une belle équipe.»

Dorian Grosber : «Je crois qu’on a montré aujourd’hui que les jeunes pour les prochaines windows, les jeunes vont step up. On a montré que si on joue comme équipe, c’est beaucoup mieux.»

Clancy Rugg : «Aujourd’hui, c’était beaucoup plus physique. Le niveau de l’équipe est bien plus haut que l’Azerbaïdjan. En première mi-temps, on jouait la tête basse. Mais on est revenus des vestiaires la tête haute. On a joué avec fierté pour les spectateurs et tous les gamins qui se sont déplacés.»

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