[Football]

Hostert essaye de ne pas trop penser à la malédiction des synthétiques

[BGL LIGUE, 11e JOURNÉE] Dans la dernière décennie, les clubs qui ont joué sur synthétiques n’ont jamais duré dans l’élite. Et quand en plus on commence à avoir les articulations qui grincent…

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On peut aussi se casser la figure même quand la «pelouse» ne présente pas la moindre aspérité.
On peut aussi se casser la figure même quand la «pelouse» ne présente pas la moindre aspérité.

Sinan Altun est venu dans le bureau du coach avec un mot du médecin. On en sourit, mais c’est presque comme ça que ça s’est passé. L’ancien Dudelangeois souffre un peu, avec les terrains du club, et n’a pas pu s’entraîner normalement cette semaine. Il a concédé à Marco Martino, avis scientifique à l’appui, qu’«avec un cartilage usé comme il a, les terrains synthétiques, ça n’aide pas».

Le staff médical d’Hostert bosse, de fait, beaucoup plus cette saison. Son entraîneur n’ayant pas changé ses méthodes de travail mais les surfaces de jeu étant désormais passées au «tout synthétique», la tentation serait grande de faire un lien de cause à effet. «Je n’ai jamais eu autant de petits bobos», se plaint Martino. «Beaucoup de joueurs se plaignent et je ne pense pas que cela soit dû à la malchance.»

Jérémy Deichelbohrer, à Strassen, pense avoir une partie de la réponse. Puisque l’UNA doit visiter le stade Jos-Becker ce week-end, le technicien a fait sa semaine sur synthétique, pour habituer les têtes et les corps. Et ça s’est plaint, dans son effectif. «Ça souffre physiquement. Du dos et des articulations. Mais je ne suis pas surpris : j’avais déjà cette problématique à Mondorf la saison passée et je sais que le risque de blessure augmente.»

Pour le moment, l’USH n’a pas rentabilisé l’investissement. La surface freine le ballon quand le temps est sec, l’accélère en cas d’humidité. Et sortis d’un joli succès inaugural contre Etzella (5-1), ont suivi trois matches consécutifs sans succès ni but inscrit (1 pt pris sur 9) qui font dire aujourd’hui au coach que, non, être la seule équipe à avoir un synthétique en DN n’est pas un avantage. «Les autres clubs s’entraînent sur « synthé » avant de venir chez nous, mais nous, on ne peut plus s’entraîner sur herbe avant d’aller chez eux. Finalement, c’est peut-être presque même un désavantage.»

L’histoire récente pourrait bien le conforter dans cette analyse. L’US Esch en 2017, Bettembourg en 2025, Mamer en 2026… sont tous redescendus instantanément en PH en ayant évolué sur synthétique, détail que beaucoup de suiveurs regardaient pourtant comme un avantage à la limite de la concurrence déloyale. Or si Strassen fait respecter une forme de logique au stade Jos-Becker, ce dimanche, l’USH pourrait bien flirter à nouveau avec la zone rouge.

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