[Football]

Gaspar croit en Rosport : «En 2008, on n’était pas prêts, mais cette fois…»

[COUPE DE LUXEMBOURG, FINALE] Osweiler, Huss, le CSG… Fabio Gaspar nous ramène dix-huit ans en arrière, à la première finale de l’histoire du Victoria. Gâchée par l’immaturité.

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Fabio Gaspat, souvenirs, souvenirs...
Fabio Gaspat, souvenirs, souvenirs...

Que vous reste-t-il, 18 ans après, de la première finale du club rosportois, disputée et perdue contre le voisin du CS Grevenmacher?

Fabio Gaspar : C’était la première et, en plus, c’était un derby qui était toujours électrique. Même si je ne suis plus vraiment au contact du Victoria, je suis content pour eux qu’ils retrouvent ce genre de moments. En 2008, c’était le petit club de village qui avait l’envie de faire quelque chose de grand, mais je pense qu’on n’était pas prêts, pas assez murs en tant que club. Sinon, après avoir joué plus d’une heure à onze contre dix, on l’aurait gagné, ce match. Mais cette fois…

Cette fois? Les choses ont beaucoup changé?

Cette fois, ça peut être la bonne parce que le Victoria est installé depuis longtemps en DN. Il est stabilisé. Moralement, Differdange n’est pas au top. En plus, c’est le dernier match de Forkel et ils voudront lui faire un cadeau.

Si on vous demande de revenir sur 2008 : en face, le coach s’appelait Claude Osweiler, un pur Rosportois. Comment avait-il vécu cette victoire de son CSG?

Ah ben on le sait, lui, c’est vraiment un enfant du club! Un Rosportois à fond! Mais il avait été professionnel. Cela avait dû le toucher de coûter la victoire à son village, mais il a bien géré l’émotion : c’était son club d’abord et c’est normal.

Une rumeur lancinante dit que Dan Huss, ce jour-là, avait pété un câble et été expulsé après avoir ouvert le score parce que la veille du match, de nombreux supporters rosportois étaient venus faire laver leur voiure par ses soins à la station service dans laquelle il travaillait…

(Il rit) Dans le temps, il y avait beaucoup d’histoires qui couraient sur Dan. C’est quelqu’un que j’adore. Beaucoup de gens aimaient le chambrer parce qu’il « montait » vite! Je n’avais pas encore entendu cette histoire, mais effectivement, il travaillait dans une station, à l’époque de la finale de 2008 et cela ne m’étonnerait absolument pas de nos supporters. Est-ce que ça a vraiment existé?

Ça ressemblerait à quoi, une victoire rosportoise en finale?

Quand on s’était qualifiés pour la Coupe Intertoto (NDLR : en 2005, matches contre l’IFK Göteborg), ç’avait été un truc de fou. Même après la finale perdue de 2008, la fête avait été hors norme : tout le village attendait notre bus quand on est rentrés du stade. Là, s’ils gagnent, j’imagine qu’ils ferment toutes les routes pendant trois ou quatre jours, que plus personne n’entre ni ne sort! Ils savent fêter, là-bas!

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