[Handball]

Fin d’une longue disette pour les Rout Léiwinnen

QUALIFICATIONS MONDIAL-2027, PHASE 1Face à la Grande-Bretagne, l’équipe nationale a remporté mercredi sa première victoire en match officiel depuis sept ans.

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Si elles ont éprouvé des difficultés en attaque, les Luxembourgeoises ont en revanche été solides en défense.
Si elles ont éprouvé des difficultés en attaque, les Luxembourgeoises ont en revanche été solides en défense.

Cela faisait une éternité. Depuis le 31 mai 2019, date de leur dernier succès contre les Finlandaises en Grèce, soit il y a sept ans, quatre mois et vingt-et-un jours pour être précis, les Rout Léiwinnen n’avaient plus gagné le moindre match en compétition officielle. C’est désormais de l’histoire ancienne.

Sur le parquet pour le moins insolite du complexe sportif de la Derby Arena, niché en plein cœur du vélodrome, l’équipe nationale a (enfin !) regoûté à la victoire en disposant, non sans mal, des Britanniques (20-22) à l’occasion de la manche aller du premier tour des éliminatoires du Mondial-2027.

Neuf longues minutes. C’est le temps qu’il aura fallu pour assister au premier but de la partie, œuvre de l’entrante Svenia Gambini. Avant cela, Paula Mputu, déjà depuis l’aile, s’était heurtée à Adeniran-Lowe, la capitaine Laura Willems avait touché la barre, puis l’arrière Joy Wirtz et la demi-centre Lena Kirtz n’avaient pas trouvé le chemin des filets.

Flener se sublime

Et du côté de la Grande-Bretagne? Pour résumer : les locales butaient inlassablement sur une défense luxembourgeoise bien en place, qui ne laissait que très peu d’espace. Et quand une fenêtre de tir se présentait, les tentatives étaient parées par l’héroïque Laure Flener (17 arrêts). Et alors qu’on pensait que cette ouverture du score allait «libérer» les visiteuses, ces dernières multipliaient les approximations.

Heureusement, Flener se sublimait dans ses cages pour maintenir son équipe à flot (4-2, 17e). Cette mauvaise entame derrière elles, les filles de Nina Kanto parvenaient ensuite davantage à prendre le jeu à leur compte à l’image d’une Dea Dautaj inspirée. Dans le sillage de l’arrière de Dudelange, les handballeuses du Grand-Duché collaient d’abord un 4-0 à leurs hôtes, avant de virer en tête à la pause (6-8).

Au retour des vestiaires, l’équipe nationale montait le curseur et prenait rapidement le large au tableau d’affichage (8-13, 36e). Mais la meilleure joueuse adverse, Kesselring, remettait les siennes sur de bons rails (11-13, 38e). Un avertissement pris très au sérieux par les Luxembourgeoises. Wirtz, Dautaj et Willems assumaient alors leurs responsabilités pour redonner un petit matelas aux Lionnes (12-17, 44e).

Une avance qui fondra comme neige au soleil puisque les Britanniques prendront de plus en plus à défaut l’arrière-garde grand-ducale. Ces dernières se procureront même plusieurs opportunités pour égaliser. En vain. Dautaj, encore elle, et Zoé Caruso, qui terminera avec des crampes, donneront de l’air aux Rout Léiwinnen. Reste à terminer le travail, dimanche, à la Coque.

LE POINT

Mercredi, à Derby

Grande-Bretagne – Luxembourg 20-22

Dimanche, 16 h à la Coque

Luxembourg – Grande-Bretagne

LA RÉACTION

Nina Kanto (sélectionneuse nationale) : «Le match a été vraiment compliqué. Quand on ne parvient pas à mettre un but pendant les dix premières minutes, je me suis dit ’’waouh, mes joueuses sont effectivement un peu prises par l’enjeu et n’arrivent pas à se relâcher’’. Je suis frustrée parce qu’on a un projet de jeu qui est assez dense, mais on n’a pas été capables de mettre en place ne serait-ce qu’un seul des enclenchements que l’on avait préparés. Par contre, là où je suis satisfaite, c’est que j’ai dû inventer un enclenchement à jeu à deux pivots pendant la rencontre et, mine de rien, on a réussi à déstabiliser l’adversaire, ce qui nous a permis de creuser un petit écart et de rester devant en fin de match.»

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