[Basket]
Etzella, pour la passe de trois
Le championnat reprend ses droits. Etzella, double champion en titre, vise le triplé. Mais la concurrence ne l’entend pas de cette oreille.
ON PREND LES MÊMES… OU PRESQUE
Depuis trois ans, Etzella est l’équipe la plus régulière du championnat. Double tenant du titre, les joueurs de Gavin Love, qui restent également sur deux finales perdues en Coupe, repartent à la conquête d’un énième trophée. Sur le papier, l’équipe n’a pas changé, hormis deux nouveaux Américains. Mais comme à son habitude, le technicien nordiste veut parler de sa formation comme d’outsider. Il avance notamment le fait qu’il ne dispose que de dix joueurs en tout et pour tout. C’est effectivement peu pour tenir toute une saison.
En finale, l’an passé, Etzella avait marché sur la sensation de la saison, le Sparta. Auteurs d’un début tonitruant, les hommes de Karl Abou Khalil avaient enchaîné onze succès de rang mais, au final, les Bertrangeois n’avaient rien gagné. Cette saison le but est clair : «On veut remporter un trophée.» L’équipe est restée pratiquement la même, Colin Braun, blessé toute la saison dernière, devrait bientôt être de retour et Mathieu Arendt a rejoint son frère, Philippe.
Autre prétendant : le T71. Cette saison, l’équipe d’Yves Defraigne – qui avait repris les commandes en novembre dernier – reste la même, même s’il faudra composer sans Joe Kalmes pendant de longs mois et a été renforcée par le retour de Dino Ceman et l’arrivée de l’Américain Dom Sleva. Sur le papier, avec également les internationaux Christopher Jack ou encore Ivan Delgado, le club de la Forge du Sud a tout ce qu’il faut pour aller perturber la hiérarchie… mais il faudrait pouvoir compter sur un effectif au top. Ce qui est visiblement loin d’être le cas : «Encore une fois, on a eu de gros problèmes de blessures», déplore Yves Defraigne.
Pour compléter le top 4 virtuel, comment ne pas parler de l’Arantia? Auteur d’une saison exceptionnelle, avec la victoire en Coupe, les Nordistes sont prêts pour faire aussi bien, voire mieux.
Il faudra également suivre avec attention le parcours de la Résidence, renforcée par plusieurs arrivées (voir ci-dessous) ou encore celui de l’Amicale, où Tom Konen est de retour.
Pour Esch, dans le creux de la vague, ça s’annonce plus compliqué et la qualification pour le top 8 serait déjà une belle réussite.
Huitième l’an passé, Kordall aura énormément de mal à renouveler le même exploit. Les Steelers sont en effet directement impactés par les nouvelles règles en vigueur (voir ci-dessous).
Les Musel Pikes, sauvés in extremis de la relégation et le Racing tenteront de rester une saison de plus dans l’élite. Mais Soleuvre et Gréngewald, les deux promus, nourrissent également le même but.
STABILITÉ SUR LES BANCS… ET DANS LES EFFECTIFS
Sur les 12 équipes engagées, neuf repartent avec le même technicien que la saison dernière. Les seuls changements concernant l’Amicale, où Darko Ristic a remplacé Daniel Brandao, qui arrive lui à l’Arantia. Quant aux Musel Pikes, ils voient le retour de Phil Dejworek. Sinon, on peut parler de continuité.
Au niveau des effectifs, pas de grands bouleversements non plus. Les noms les plus ronflants à avoir changé de crèmerie sont certainement l’international Dino Ceman, qui retrouve Yves Defraigne au T71, et Mykolas Maindron, qui rejoint une ambitieuse formation de la Résidence qui voit également l’arrivée du solide intérieur Lazar Lukic.
UNE NOUVELLE RÈGLE QUI CHANGE TOUT
L’an passé, on pouvait aligner quatre joueurs étrangers en même temps, pros ou non. Mais ça, c’était avant. Les clubs ont en effet voté, à une très petite majorité, un nouveau système qui fait qu’on a toujours droit à quatre joueurs non luxembourgeois sur la feuille de match… mais uniquement deux à la fois sur le parquet. Un véritable casse-tête pour plusieurs équipes.
Certains pensent que ça peut faire progresser les Luxembourgeois. Pour d’autres, le championnat va s’appauvrir car il n’y a tout simplement pas assez de talents individuels dans chaque équipe pour en profiter.
Beaucoup plaidaient pour une solution à 3, car passer de 4 à 2 est un peu violent. D’autres arguent que les gens se déplacent pour voir les Luxembourgeois et pas des Américains. On saura d’ici quelques semaines qui avait raison.
QUID DES DAMES?
Le secteur féminin est clairement en péril. Il y a un an, le championnat s’était déroulé à seulement 7 équipes, à la suite de la décision de Gréngewald de se retirer. Pas de relégation donc et une année pour rien. Qui devait s’achever cette saison. On devait repartir à huit, avec le retour de Gréngewald, vainqueur de la N2. Mais coup de tonnerre, le Sparta, principal et même seul rival du T71, a, à son tour, décidé de se retirer. On repart donc pour une nouvelle saison qui ne servira à rien, sans relégation et avec un T71 qui apparaît comme hyper favori.
Pour ne rien arranger, la nouvelle règle sur les étrangers concerne également les dames, qui vont être impactées très durement. Pour tenter de relancer l’intérêt de la compétition, la FLBB organise à nouveau un Ladies Open, avec toutes les équipes regroupées à Niederanven pour la première journée, dimanche.
ET LES PROS?
Ben Kovac sera une nouvelle fois le fer de lance chez les pros. Il a rejoint le Slovan Bratislava et jouera à la fois en championnat et en ligue adriatique. Davy Rocha évoluera quant à lui en D1 irlandaise alors qu’Ivor Kuresevic sera en D2 du même pays. Malcolm Kreps, opéré cet été, est en recherche d’un club. Chez les dames, Anne Simon reste en Italie. En revanche, Magaly Meynadier est de retour avec les Musel Pikes en attendant de trouver un club pro. On retrouvera également Jo Oly à Sarrelouis, Sofie Fuglsang à Barreiro en D1 portugaise. Et une ribambelle de joueuses aux États-Unis, avec les sœurs Etute mais également Isa Hämäläinen et Dionne Madjo.
CHANGEMENT DANS LA CONTINUITÉ
Cette saison s’ouvre avec la traditionnelle AG, qui se tiendra ce samedi, à 10 h au Parc Hôtel Alvisse. Une page se tournera puisqu’après six années de mandature, le président Samy Picard cède sa place. Il sera remplacé par Max Krippler, un de ses proches, seul candidat à sa succession.