[Basket]

Etzella a fait un grand pas

FINALE (2e MATCH)Etzella mène 2-0. Mercredi, à l’Atert, le champion a encore tremblé, mais a encore une fois eu le dernier mot. Retour sur une soirée riche en émotions.

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Adrian Delph et Etzella ont souffert, mais s'en sortent et mènent finalement 2-0 face au Sparta de Nicolas Hittelet.
Adrian Delph et Etzella ont souffert, mais s'en sortent et mènent finalement 2-0 face au Sparta de Nicolas Hittelet.

ETZELLA PREND LES DEVANTS

Après s’en être sorti trois jours plus tôt grâce à un Sticky Gutenkauf décisif dans les derniers instants, Etzella débarque dans un centre Atert plein comme un œuf pour la deuxième manche de cette finale passionnante, qui se joue au meilleur des cinq matches.

Et d’entrée, les hommes de Gavin Love sont les plus entreprenants. Un premier panier plein de douceur d’Adrian Delph et un tir improbable en se retournant avec la planche de Sticky Gutenkauf mettent Etzella sur les bons rails, avant un premier panier de Max Logelin et… une interruption de plusieurs minutes due à un panneau d’affichage qui ne marche pas.

Mais à la reprise, Etzella confirme sa bonne forme avec un steal de Thomas Henkel qui transmet à Delph, encore lui, pour un premier écart.

UNE RÉUSSITE LONGUE DISTANCE (UN PEU) RETROUVÉE

Lors du premier match, Etzella, qui brille pourtant habituellement de loin, avait terminé avec un horrible 2/21 à trois points. Mais en ce mercredi, les artilleurs ont quelque peu réglé la mire, à l’image de Thomas Henkel qui donne un peu d’air à des Nordistes qui termineront le premier quart avec 10 points d’avance (25-15) et déjà trois ogives qui ont fait mouche.

LA MAÎTRISE EST NORDISTE

Sur le parquet, on a le sentiment qu’il y a, d’un côté, une équipe d’Etzella qui déroule son basket bien léché, à l’image d’une superbe action entre Fritz Gutenkauf, Adrian Delph et l’indispensable Billy McDaniel, à la conclusion à trois points. Et, de l’autre, un Sparta plus besogneux, qui plie mais ne rompt pas. Karl Abou Khalil tente des choses et fait rapidement entrer Nicolas Hittelet, qui permettra à Bertrange de ne pas être complètement largué, alors que Jarvis Williams et Victor Iwuakor vivent un début de match compliqué.

DELPH ENVOIE UN MESSAGE

Moins spectaculaire que Nicholas Davis, le colosse qui martyrise les intérieurs du pays, Adrian Delph n’en est pas moins un joueur exceptionnel pour le Luxembourg. Dimanche, il avait déjà donné l’impression de pouvoir marquer à peu près quand il le souhaitait. Et mercredi, c’est lui qui s’est tout de suite montré à son avantage. Avec une action qui marquera les esprits : après un temps mort du Sparta, le guard US pique un ballon dans les mains de Jarvis Williams et termine par un dunk surpuissant. Comme un message aux fans du Sparta : ce soir, c’est pour Etzella.

À ce moment, le score passe ainsi à 27-36. Et la mi-temps sera atteinte avec un écart proche (33-44). Un résultat qui s’explique notamment par un excellent ratio passes décisives-balles perdues (10/2), contrairement au Sparta (5/7), qui compense largement le déficit ettelbruckois au rebond (23-18 pour le Sparta).

LE SPARTA SE REBIFFE

Onze points, en basket, c’est peu et beaucoup. On peut très vite passer à +20 ou revenir à -5. Même si Etzella est réputé pour briller juste après le retour des vestiaires.

Seulement, le Sparta, déjà mené 0-1, est en situation d’urgence. Bertrange veut démontrer qu’il n’a pas été, pour rien, la meilleure équipe du Grand-Duché durant la majorité de la saison. Résultat : deux missiles signés par un Yannick Verbeelen très discret jusque-là, le réveil de Victor Iwuakor qui alterne entre panier à trois points et gros dunk pour remotiver tout le monde, un Jarvis Williams qui monte en régime et le Sparta revient à un petit point (48-49, 25e).

Mais Victor Stein et ses coéquipiers ne parviennent pas à passer devant. Et la rencontre va basculer défavorablement quelques minutes plus tard.

IWUAKOR, l’EXCLUSION QUI CHANGE TOUT

On l’a dit, Victor Iwuakor a été l’un des joueurs à l’origine du réveil bertrangeois. Mais son match va s’arrêter prématurément. Et tout bascule en l’espace de quelques instants. Ça débute par sa troisième faute, commise sur Nick Davis. Une décision qu’il a du mal à accepter, si bien qu’il élève le ton et que la technique compte. On n’est pas en NBA. En clair, la faute technique est une faute comme une autre, en l’occurrence sa quatrième. Il reste alors 3’58 et le score passe à 50-54, puisque Sticky Gutenkauf marque le lancer de réparation. Iwuakor ramène les deux équipes à deux points. Mais à 2’14 de la fin, l’arbitre lui siffle une faute, loin d’être évidente, sur l’intérieur nordiste. On joue la 28e minute et le Sparta doit se passer de son pro jusqu’à la fin du match. Un énorme coup dur.

LE SPARTA NE LÂCHE RIEN

Malgré ce coup du sort, Etzella ne parvient pas à décramponner définitivement son adversaire. Six points d’avance à l’issue du troisième quart (56-62). Avant une accélération de Delph et Gutenkauf pour redonner un vraie avance à Etzella, qui passe à +12 (59-71), puis +13 dans la foulée grâce à trois points du toujours aussi précieux Billy McDaniel (61-74).

À ce moment-là, on se dit que c’est fini. Mais c’est mal connaître la volonté du Sparta. Qui passe un 8-0 qui permet de revenir à -5 (69-74, 37e). Etzella enchaîne par 4 points sans réponse et ça fait +9 à 2’41 » de la fin (69-78).

LOGELIN, TROP PEU, TROP TARD

Le moment que va choisir Max Logelin pour sortir enfin de sa boîte. Déjà très maladroit lors du premier match, où il n’avait pas eu son impact habituel, le MVP de cette saison, jusqu’alors en grande difficulté, va littéralement prendre feu : en 48 secondes, il plante 11 points, dont trois missiles longue distance, et relance totalement le Sparta (80-82, 40 secondes à jouer). Bertrange, qui n’a jamais été devant, a même la balle de match après l’interception de Jarvis Williams. Le public de l’Atert se lève comme un seul homme quand il voit Yannick Verbeelen dégainer à trois points… mais l’international rate la mire. Faute sur Delph, qui ne tremble pas sur la ligne.

Etzella souffre. Mais mène 2-0 avec une première balle de match, dimanche au Deich. Le Sparta, qui a joué pendant 12 minutes sans un de ses pros, n’a vraiment pas grand-chose à se reprocher.

Romain Haas

Etzella – Sparta 2-0

Dimanche : Etzella – Sparta…82-76

Mercredi : Sparta – Etzella…80-84

Dimanche 17 à 16 h : Etzella – Sparta

Mercredi 20 à 20 h 15 (si besoin) : Sparta – Etzella

Samedi 23 à 20 h 15 (si besoin) : Etzella – Sparta

Sparta – Etzella 80-84 (33-44)

SPARTA : 28 paniers, dont 11 à trois points, 13 lancers sur 18, 20 fautes, dont 1 antisportive : Williams (16e) et 1 technique : Iwuakor (27e), 1 éliminé : Iwuakor (28e).

LOGELIN 19, STEIN 6, VERBEELEN 8, WILLIAMS 19, IWUAKOR 13 puis Arendt 2, Hittelet 8, Holsten 3.

ETZELLA : 30 paniers dont 9 à trois points, 15 lancers sur 21, 14 fautes.

P. GUTENKAUF 20, DELPH 23, ZENNERS 4, HENKEL 8, DAVIS 16, puis McDaniel 13, F. Gutenkauf, Schaaf.

Arbitrage de MM. Malane, Muho et Glod. 500 spectateurs.

Évolution du score : 5e 5-15; 10e 15-25; 15e 25-34; 25e 48-49; 30e 56-62; 35e 57-74.

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