[Athlétisme]
En Principauté pour prendre de l’expérience
EUROPEAN CHALLENGER CHAMPIONSHIPS, SAMEDI À MONACOUne grosse délégation luxembourgeoise, essentiellement composée de jeunes pousses, participe à l’ancien championnat d’Europe des petites nations.
Nouveau nom mais même principe : on prend les pays qui participent aux JPEE avec des athlètes qui sont au moins U18, on rajoute deux nations comme l’Arménie ou le Vatican et tout le monde se retrouve sur une journée pour s’affronter dans un stade d’athlétisme. Ça ne s’appelle plus championnats d’Europe des petits États mais European Challenger Championships. C’est donc samedi, au stade Louis-II qu’on va retrouver une délégation luxembourgeoise composée de 26 athlètes : «On avait une cinquantaine d’athlètes qui avaient réalisé les minima, mais on était limités à 26», explique Jean-Baptiste Souche, le DTN de la fédération, qui a pris seul le volant d’un minibus jeudi alors que le reste de la Team Luxembourg a, de son côté, pris l’avion, jeudi ou vendredi : «Sur ce type de compétition, on a besoin de beaucoup de matériel : des perches, des javelots, du matériel médical, un appareil à échographie. Quand ce n’est pas trop loin, on préfère prendre un minibus. C’est moins cher et ça nous donne plus de flexibilité sur place», précise le technicien.
Et contrairement aux JPEE, qui se déroulent en alternance et sur plusieurs jours avec de multiples sports, les ECC se tiennent sur un seul jour avec une sélection d’épreuves qui sont à la discrétion de l’organisateur. En l’occurrence, Monaco. Et les Monégasques ont décidé de faire l’impasse sur plusieurs disciplines sur lesquelles les athlètes grand-ducaux se montrent régulièrement à leur avantage : «Il n’y a pas de 3 000 m steeple, pas de triple saut alors qu’on avait fait des médailles sur les deux lors des derniers JPEE.»
D’une manière générale, cette épreuve va permettre de mettre en lumière des sportifs qui ne sont pas forcément encore connus. En effet, hormis Vera Bertemes-Hoffmann, qui vient pour continuer de prendre des repères en vue d’une qualification pour les championnats d’Europe de Birmingham et pour certainement aller chercher une médaille, la plupart des autres Luxembourgeois sont moins en vue : «On utilise cette compétition pour former nos jeunes athlètes, ceux qui veulent atteindre un niveau international ou ceux qui n’en sont pas loin. L’idée c’est d’offrir cette confrontation internationale, de les former et de les intégrer lors de l’équipe de la FLA. Comme cela, quand ils feront les Mondiaux U18, U20 ou les Team Championships, ils auront déjà vécu ce type d’expérience internationale.»
Objectif meilleures performances personnelles
Les sportifs grand-ducaux présents sur place auront donc pour objectif de faire de leur mieux avec leurs moyens : «C’est à eux de maximiser leur compétition tout en apprenant au maximum.» Certains ont dû renoncer pour diverses raisons comme Niall Foley, Jory Teixeira ou encore la hurdleuse Uyana Granger.
On suivra les performances du sauteur en hauteur Charel Gaspar, souvent à l’aise sur ce format, des lanceuses Stéphanie Krumlosvky et Noémie Pleimling, sans oublier, sur 5 000 m, les prestations de l’expérimentée fondeuse Kimberly Chin Fatt chez les dames et de Gil Weicherding chez les messieurs.
Et on aura aussi un œil sur un jeune qui monte : Till Joly, qui sera aligné à la fois à la hauteur et à la perche. Le décathlonien est en pleine forme puisqu’il vient de battre le record national U20 aux haies en venant échouer à 8 centièmes des minima qualificatifs pour les championnats du monde U20 d’Eugene, cet été : «La compétition de Monaco me servira à prendre des repères pour la semaine prochaine, où je vais participer à mon premier décathlon de la saison. Je ne vise pas une perf mais plutôt des bonnes marques et des sensations.»
Les Luxembourgeois sont tous logés à Nice, tout près de l’aéroport : «Le train va directement à Monaco. On connaît bien l’équipe de Monaco, ils organisent le meeting Herculis, ils sont rôdés. Ils savent faire. L’organisation est top!», conclut Jean-Baptiste Souche.