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En images : sport et handicaps mentaux à la fête à la Coque

Le sport sans contraintes : la Coque a accueilli samedi l’événement «Together without Limits».

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Tous les ateliers présentés par les organisateurs de l'événement ont obtenu un franc succès. (Photos : julien garroy)
Tous les ateliers présentés par les organisateurs de l'événement ont obtenu un franc succès. (Photos : julien garroy)

Handicap et sport se conjuguent désormais au présent, grâce à l’association Special Olympics. Son événement «Together without Limits» a rassemblé son public, samedi, le temps d’un après-midi, accueillant handicapés et valides dans la bonne humeur, et l’envie de partager les bienfaits du sport. Basket-ball, tennis, vélo, boccia, et bien d’autres : 19 activités sportives ont été proposées aux visiteurs et adaptées pour plaire à tous.

Les bénévoles présents sur place ont tout mis en œuvre pour mettre des sourires sur les visages des visiteurs : encadrants sportifs chevronnés, borne de sport interactive, médaille de récompense, activités ludiques, et surtout bonne humeur et chaleur humaine.

L’accès à la compétition, oui, mais pas que…

L’association Special Olympics met un point d’honneur à donner la possibilité aux athlètes handicapés de s’essayer au sport, en développant de plus en plus de clubs adaptés partout au Luxembourg.

Roberto Traversini, président de la branche luxembourgeoise, souhaite prendre exemple sur ses voisins allemands, en ce qui concerne l’accès à la compétition : «Unified Sport, c’est des athlètes qui ont un déficit, et d’autres qui n’ont pas de déficit. C’est vraiment du sport commun. On a ça dans le basket (en Allemagne) et ça fonctionne fantastiquement bien, il y a ce championnat où nos athlètes et les « partners » (valides) ont le même statut.»

Pouvoir compétiter, c’est une superbe avancée pour les personnes atteintes de handicap mental, mais le président rappelle que ce que la plupart de ses athlètes aiment dans le fait de faire du sport, avant tout aspect compétitif, c’est l’aspect social. «Nos athlètes sont comme les autres. Sauf qu’à 80 %, ils viennent avant tout pour s’amuser, faire du sport entre copains. On travaille, naturellement, pour les aider à s’améliorer, mais ce ne sont pas eux qui demandent, ce sont les entraineurs qui les poussent. Ils viennent vraiment pour faire quelque chose d’autre.»

Des obstacles à franchir

Faire changer les mentalités peut prendre du temps, et trouver des bénévoles pour encadrer les entraînements est délicat. Le président de Special Olympics Luxembourg remarque souvent de l’appréhension de la part des entraîneurs, une peur de ne pas arriver à établir le contact avec les athlètes.

Pourtant, la demande est là. Rémi Sacré, venu avec son fils Dimitri, 20 ans, a eu des expériences mitigées avec des clubs sportifs «classiques». Souvent, les cours n’étaient pas adaptés, allaient trop vite, n’étaient pas assez didactiques pour le jeune homme, atteint d’un retard mental dû à un alcoolisme fœtal.

«On a essayé l’équitation disons « normale » mais c’était trop difficile. Avec l’animal, ça allait, mais on ne lui laisse pas le temps, ils ont des exigences techniques. Sauf que Dimitri, à 3 ans, il avait l’air d’avoir 1 an, à 15 ans il avait l’air d’en avoir 10.»

Le père de famille a alors trouvé une solution dans les activités proposées par Special Olympics, ainsi que d’autres associations comme l’Association des parents d’enfants mentalement handicapés (APEMH), également présente sur l’événement, ou encore la Ligue HNC. Une chance pour son fils, qui y trouve une stabilité : «Dimitri, il est heureux tout le temps, et comme on lui offre des choses qui alimentent sa joie, ça devient un modèle pour nous. On est toujours contrarié par des bêtises, pas lui.»

Les bénévoles y trouvent leur compte

Comme toute activité bénévole, entraîner des athlètes handicapés amène son lot de beaux moments.

Participer à l’inclusion, et voir des étoiles dans les yeux des jeunes, c’est ce qui fait vibrer la passion de Monique Lexis, coach de tennis de table pour S.O. depuis 8 ans : «C’est une chose que je fais avec le cœur. J’aime les gens authentiques, et ils sont vrais : quand ils aiment une personne, ils le montrent tout de suite, quand ils détestent, ils le montrent aussi. Quand ils viennent à l’entraînement, c’est toutes les semaines la même chose, ils sont souriants, et ça c’est le meilleur!»

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