[Football]

En défense, qui va profiter de la blessure de Korac?

[SÉLECTION NATIONALE] La blessure de Seid Korac va forcer recomposer une charnière centrale qui fonctionnait bien. Qui de Mahmutovic ou de Selimovic s’engouffrera dans la brèche?

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Y a de quoi se prendre la tête : Korac est blessé. Il faut recomposer la charnière.
Y a de quoi se prendre la tête : Korac est blessé. Il faut recomposer la charnière.

Seid Korac rejouait avec le Hellas Vérone. Et une semaine avant l’annonce de sa liste, Jeff Strasser avouait que ce n’était pas pour lui déplaire. Il avait fallu lui demander, même, si ce n’était pas un petit soulagement de voir l’un de ses patrons défensifs retrouver un poste de titulaire en Serie B. Et le sélectionneur avait répondu avec sobriété : «Je suis surtout content pour le joueur. Nous, les sélectionneurs, on préfère tous avoir un maximum de joueurs avec du temps de jeu. C’est quelque chose de très bien pour Seid et pour la sélection».

Si l’on établit une forme de proportionnalité à l’échelle de sa satisfaction d’alors, Strasser doit aujourd’hui se dire que c’est quelque chose de «très mauvais» pour les Rout Léiwen que Korac se soit pété le genou (lire ci-dessous). Mais, évidemment, qu’il est désormais de son devoir de trouver, vite, une alternative.

Strasser : «L’Europe, c’est très enrichissant»

Cela ne fait que réhabiliter une interrogation, vague, intuitive, qui se posait déjà après une première association Mahmutovic-Carlson en charnière du Dinamo Batoumi, en début de mois. Ce n’était pourtant qu’un «one shot», puisqu’elle a depuis été abandonnée, le premier cité retrouvant le banc de touche. Mais si ces deux-là commencent à développer des affinités en club, celui risquait-il d’ébranler le duo Korac-Carlson, qui est devenu la référence depuis plus d’un an déjà? C’était une question légitime. On pourrait se dire qu’elle n’a pas survécu à l’évidence qu’il n’y a pas (encore?), d’association Mahmutovic-Carlson avérée, en club. On pourrait aussi se dire que sans Korac, la logique d’affinités développées sur les bords de la mer Noire peuvent se substituer aux minutes passées ensemble sur le terrain.

Et maintenant que la charnière est sinistrée? Eh bien maintenant, il y a duel à trois.

Parce que Vahid Selimovic, lui, joue plus du côté de la capitale, Tbilissi. Et qu’il s’apprête à s’élancer en Conference League. Une aventure qui parle nécessairement à son sélectionneur, qui a aussi connu le niveau continental avec Metz et Kaiserslautern et sait qu’on peut en ressortir transformé : «C’est une expérience avec beaucoup de matches qui se suivent, contre des adversaires qu’on ne connaît pas et c’est très enrichissant. On en profite pour gagner en expérience. Jouer en club, c’est une chose. Jouer en Europe, c’en est une autre. C’est une toute autre exposition, une autre valorisation du joueur, de sa personne». Bref, il n’y est pas insensible.

À ce détail près que ce coup de boost, Selimovic le connaîtra… après le rassemblement international, le premier match de la phase de ligue de la C4 étant prévu, pour lui, à Saint-Trond, le 15 octobre. Sachant aussi qu’il a une nette préférence pour le côté gauche de l’axe, c’est-à-dire le même que Carlson, il n’est pas improbable qu’on lui préfère un Mahmutovic encore officiellement remplaçant à Batoumi.

Sauf que pour ne rien arranger, Selimovic est repassé, lundi, en tête de l’Erovnuli Liga, juste devant Batoumi, Carlson et Mahmutovic. Le mieux : il a ouvet le score contre Roustavi, pour un succès 0-2.

En tout cas, il faudra bien un Géorgien aux côtés de Carlson, non? Marvin Martins, qui y a joué pas mal avec les Lettons de Liepaja et revient tout juste aux affaires, ne sera pas forcément d’accord avec l’affirmation. Mais il part de beaucoup plus loin. Et sûrement plus pour faire doublure de Jans sur le flanc droit.

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