[Football]
Di Bari : «Je serai plus utile au conseil d’administration»
[FLF] Tun Di Bari, pressenti pour être candidat à la présidence lors des élections d’octobre, a renoncé. Pour mieux revenir en 2030?
Vous étiez parti pour vous présenter. Pourquoi avoir changé d’avis?
Tun Di Bari : Parce que si je suis à fond pour le mouvement de renouveau entamé depuis 2022, il faut faire les choses de façon réfléchie. Je suis pour la modernisation, mais j’ai réalisé qu’avec toute ma bonne volonté, je ne trouverai pas le temps de m’investir. Il ne faut pas changer pour changer. Paul Philipp est un bon président. Pas celui qui se donne le plus à ce qui n’est pas le football, mais un bon président.
Mais alors qu’aurait apporté la candidature que vous souhaitiez présenter?
Il faut apporter d’autres choses, d’autres modes de fonctionnement et je pense que je peux apporter cela en restant simplement au conseil d’administration. Je serai plus utile à ce poste, au CA. Nous venons d’établir le plan stratégique 2027-2031 (NDLR : il vient d’être expédié, jeudi, par la FLF) et toutes les choses qui me tiennent à cœur s’y retrouvent.
Vous avez mis un coup de pression?
Je n’ai pas mis de pression. Déjà, contrairement à ce qui a été dit, ce conseil d’administration, je n’y allais pas pour déclarer ma candidature, mais pour indiquer que j’y réfléchissais. Je ne suis pas arrivé en disant «si je n’ai pas ça dans le plan stratégique, je me présente». Mais j’ai exposé les points qui me tenaient à cœur et ils ont été validés par tous les membres du CA. Il s’agissait des points sur lesquels j’aurais basé ma candidature.
Qu’y aurait-on trouvé, dans cette candidature?
Il est temps, ces prochaines années, qu’en même temps que moderniser notre administration, nous nous mettions au service des clubs. Et du championnat. De les valoriser. On veut être plus à l’écoute des clubs et que cela ne reste pas de l’encre sur du papier. Ou de faire des sondages quand on peut simplement se mettre à table. Par exemple, nous devons trouver des solutions pour l’intégration de nos jeunes dans les équipes seniors. Réfléchir au mode de championnat en regardant ce qui se fait à l’étranger. Pourquoi pas des play-offs?
Je n’ai pas mis de pression […], on ne m’a pas mis de pression
Personne ne vous a mis la pression, lors de cette réunion du CA de lundi soir, pour éviter une candidature Di Bari?
Non, personne à la fédération ne m’a mis la moindre pression. Mais je n’ai pas mené de campagne, pas même de précampagne. Ceux qui me connaissent savent que je veux juste faire bouger les choses. Et il y en a beaucoup à améliorer. Quand je suis arrivé, lundi soir, j’ai juste expliqué que je réfléchissais à me présenter.
Revenons à l’argument de vos activités professionnelles qui gênent une candidature : cela veut-il dire que quoi qu’il arrive, la FLF, à ce moment de son histoire, ne peut pas être dirigée par une personne active?
Un président de la plus grande fédération du pays dirige l’équivalent d’une entreprise multifacette. Comme un bourgmestre dans une grande ville : presque impossible de continuer à travailler. Parce qu’il faut garantir une présence constante. Celle que Paul Philipp amène. Y compris lors des déplacements à l’étranger, que moi, par exemple, je ne pourrais pas assurer.
La solution : rémunérer le poste?
Non. Il faut professionnaliser beaucoup plus notre administration pour faire en sorte que le président n’ait pas un rôle hybride et ne s’occupe pas d’opérationnel. Il faut rendre cette administration autonome pour que le président n’ait que certaines choses à traiter et que cela lui permette de continuer à avoir un emploi à côté. Mais c’est la même chose pour le CA.
Vous renoncez pour mieux revenir dans quatre ans?
(Il rit) Quatre ans, c’est long. Je n’aurai pas moins de travail. Après, je pourrais envisager une année transitoire, qui aille vers une vie plus associative. Je ne veux pas l’exclure, mais mon mandat au CA se termine en 2028. Peut-être aussi que les clubs en auront marre de moi…