[Cyclisme]
Championnat d’Europe : «Ça peut jouer tactique» selon Drucker
L’entraîneur national fait le point avant ce rendez-vous devenu incontournable au fil des ans que sont les championnats d’Europe.
Quelles sont vos ambitions pour ces championnats d’Europe disputés à Hasselt, où la délégation luxembourgeoise sera représentée par 22 sélectionnés ?
Jempy Drucker : Il s’agit, en ce qui concerne les courses en ligne, d’un parcours qui nous convient assez bien. D’ailleurs, le circuit est davantage dans les cordes des jeunes coureurs que d’ordinaire. Les courses belges nous sont généralement un peu plus favorables par la nature du terrain. Nous aurons au départ de ces courses deux grandes équipes, l’équipe espoirs et l’équipe élite, toujours chez les hommes. Ce qui représente douze coureurs. Les espoirs ont bien mérité leurs places par rapport à leur saison. En élite, cette sélection est davantage tactique. On a décidé de prendre chaque place qui était accessible. Mais si je prends par exemple la course juniors femmes, Gwen Nothum et Lena Lallemang méritent leurs places. Les juniors hommes aussi. Quant aux femmes, les places de Christine Majerus et Nina Berton en élite, tout comme celle de Marie Schreiber en espoirs, ne se discutaient pas.
Relevez-vous dans les différentes courses qui sont au programme de ces championnats des chances de podium ?
C’est difficile à dire. Dans les jeunes catégories, je pense que cela peut être ouvert. Car il y a moins de difficultés que d’ordinaire, donc ça peut jouer tactique. Si sur le circuit, tu as une grande bosse, tu as les coureurs pour passer ou non. C’est simple le vélo!
Pour les courses en ligne, je pense qu’il y aura des sprints massifs de 40, 50 unités
Prenons le cas de Marie Schreiber par exemple. Que peut-elle viser ?
Elle sort du Tour de l’Avenir (elle a terminé deuxième de la 2e étape). Elle se découvre encore sur la route et n’a aucune pression. C’est juste un passage qui est plus important que d’autres courses, mais dans sa tête, c’est l’hiver qui compte. C’est nouveau depuis l’an passé que les espoirs femmes aient leur propre course. Les hommes ont plus de vécu par rapport à ça. On ne sait pas trop où on va se retrouver…
Comment décririez-vous le parcours ?
On vient de reconnaître le parcours du contre-la-montre. C’est roulant, mais il faut rester concentré, il y a beaucoup de mobilier urbain. On retrouve un tapis typique sur la fin, avec des pavés style place d’Armes… Pour la course des hommes en élite, cela fait quelques années que nous n’avions plus personne pour le chrono. Alex (Kirsch) et Arthur (Kluckers) étaient motivés, alors on a convenu d’essayer.
Pour les courses en ligne, aurez-vous beaucoup de travail pour établir les tactiques de vos équipes ?
C’est assez simple en fait. Après le départ, on file sur un circuit autour de Hasselt. Ce n’est ni dangereux ni difficile. Le deuxième circuit, avec quatre secteurs pavés, est plus délicat. C’est là que la course va exploser. Tout va se jouer là. Il faudra ensuite juger les situations de course. Voir si des équipes s’organisent, ou non, pour envisager un regroupement et que cela se finisse par un sprint. Je pense qu’il y aura des sprints massifs de 40, 50 unités.