[Football]

C’est un choc qui vaut +5 sur la route de la Ligue B

[NATIONS LEAGUE] En gagnant ce mardi contre l’Islande, les Rout Léiwen mettraient leur hôte du jour dans de sérieuses difficultés. Mais ils doivent boucler l’affaire sans Danel Sinani.

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Olesen et les Rout Léiwen peuvent-ils frapper un deuxième gros coup?
Olesen et les Rout Léiwen peuvent-ils frapper un deuxième gros coup?

Et si le groupe 4 changeait de favori, ce mardi? Les campagnes à quatre, cela peut aller très vite. Il suffit d’un faux pas, c’est-à-dire ce qui est arrivé à l’Islande contre l’Estonie (1-1) samedi soir, à domicile, pour que la moindre nouvelle contre-performance vire à la catastrophe.

Si les choses tournent bien pour Jeff Strasser et ses gars, ce mardi soir, c’est à ce point de la bonne blague qu’on en sera pour les Islandais, 75e nation mondiale et dotés d’un groupe d’une valeur marchande de 92,5 millions d’euros, soit trois fois plus que le Grand-Duché, qui est optionnellement 96e mondial. Il y aurait alors cinq points d’écart entre les deux nations et l’affaire commencerait déjà à devenir extrêmement sérieuse. Bien trop sérieuse pour être ignorée.

«Ils sont plus forts que la dernière fois»

Le scénario idéal, dans ce genre d’instant, est aussi souvent le moins évident. Car construire un résultat qui rendrait plausible une première place de groupe, en novembre, ne sera bien évidemment pas facile du tout. Déjà parce que l’Islande ne vaut pas son match nul contre les Estoniens, petits Poucets du groupe, explique Jeff Strasser : «Ils sont plus forts que la dernière fois qu’on les a rencontrés. À l’époque, ils étaient en pleine restructuration. Aujourd’hui, ils ont quelques joueurs très doués et ils montreront plus d’agressivité offensive et défensive par rapport à la Bulgarie. C’est une équipe qui joue bien au ballon et contre l’Estonie, ils ont dominé mais n’ont pas été très efficaces. Le résultat ne reflète pas leur prestation».

Il y a aussi qu’en septembre 2023, quand l’Islande était venue se fracasser sur des Rout Léiwen très supérieurs (3-1) en éliminatoires de l’Euro, Luc Holtz avait pu alors bâtir une équipe qui, sur le papier, imposait un respect naturel. Trois ans plus tard, Chanot est en retraite, C. Martins et Borges sont blessés, Curci et Pinto n’ont pas de club. Et puis Sinani, qui animait alors le front de l’attaque, aurait dû être là et il n’y sera pas (lire ci-contre).

Perdre son leader d’attaque est très embêtant. Le sélectionneur a eu beau rappeler qu’il s’était montré satisfait de la façon dont Kadamani puis Dardari ont animé la pointe à Plovdiv «chacun à sa façon», on n’achète pas l’expérience nécessaire à ce genre de rendez-vous, malgré tout l’éclatant talent dont ces deux garçons sont pétris. «Mais on est variables, on est moins prévisibles», assure Strasser.

Le technicien veut croire que ses gars vont aborder le rendez-vous avec l’effet psychologique positif du succès en Bulgarie, bien qu’ils soient revenus en escortant Danel Sinani monté sur béquilles puis carrément en fauteuil roulant. Il travaille aussi déjà à fond sur l’effet fraîcheur. Après les bassins pour bains froids qui ont été de sortie à l’hôtel Hilton de Plovdiv jusqu’à dimanche matin, la FLF a carrément négocié avec l’UEFA pour éviter d’aller s’entraîner au stade national lundi soir, et ainsi gratter une bonne heure en moins de transport en bus. Il n’y a pas de petits profits dans une course à la première place. Et battre l’Islande serait d’un immense profit. Deuxième gros coup en moins de 96 heures?

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