[Football]

C’est fait, Paul Philipp est (encore) seul candidat

[FLF] Le président sortant rempilera pour quatre ans : après le désistement de Tun Di Bari, il est le seul candidat déclaré pour prendre sa suite.

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Ce sera jusqu'en 2030, pour Paul Philipp.
Ce sera jusqu'en 2030, pour Paul Philipp.

Le terme d’«animal politique» n’est définitivement pas employé en vain avec Paul Philipp. En place depuis février 2004, il y a 22 ans, Paul Philipp a survécu haut la main aux séismes successifs de l’été dernier (Gerson Rodrigues, atteintes à la liberté d’expression et d’informer) autant qu’à sa réplique presque immédiate (l’affaire Dan Santos et sa gestion tout aussi brouillonne).

Alors qu’une large partie de l’opinion était vent debout contre la fédération, que des personnalités politiques ont sévèrement critiqué le mode de fonctionnement de l’institution et que mêmes ses clubs appelaient à un changement majuscule de gouvernance, Paul Philipp a fait le dos rond et sera finalement le seul candidat à sa propre succession. Les économies effectuées sur les frais de fonctionnement, en partie redistribuées récemment aux clubs, à hauteur de plusieurs centaines de milliers euros, ne gâteront rien.

Tun Di Bari a semblé, un temps très court, vouloir se poser en alternative. Avant de renoncer à la suite d’un conseil d’administration où l’ancien président d’Etzella et CEO de Dussmann dit avoir pris conscience qu’il serait, pour l’heure, plus utile en restant «simple» vice-président, au conseil d’administration.

Joël Wolff était-il intéressé?

Plusieurs dirigeants de clubs de DN, étonnés par cette volte-face alors qu’on leur avait annoncé une candidature, espéraient encore avoir au moins le choix, comme en 2022, quand Claude Kremer avait été tout près d’un exploit. Selon nos informations, Joël Wolff, le secrétaire général de la fédération, s’est lui aussi montré intéressé à l’idée de poser sa candidature. Mais lui qui devait prendre sa retraite prochainement, a vu son contrat prolongé de deux années.

Il n’y aura donc pas de débat contradictoire et personne ne semble plus vouloir trop le porter : dans son plan pour les cinq prochaines années, la fédération a annoncé vouloir se consacrer au développement des clubs, qu’elle reconnaît un peu avoir sacrifiés sur l’autel de la sélection nationale, ces deux dernières décennies. Et vu le marasme dans lequel ils sont tombés au niveau des moyens financiers autant que de leur compétitivité à l’international, l’urgence est absolue.

L’absence de discussions concrètes, avec plusieurs visions divergentes, n’empêchera également pas les grands dossiers de se bousculer immédiatement après la tenue de l’assemblée générale, le 24 octobre, à Wincrange. Notamment parce qu’un point crucial devrait vite arriver dans les agendas de la FLF et des responsables de la Ligue : une refonte du championnat, voulue par beaucoup de monde.

Par ailleurs, Christian Weis (Biwer), qui préside le groupement des divisions inférieures, Nico Schockmel qui a changé de club et est désormais affilié à Mondorf, Marco Richard (Harlange-Tarchamps), Carine Nardecchia (Luna Oberkorn) se présentent à leur propre succession au conseil d’administration. Mais Corrado Fecchi (Sanem) et Fernando Cardoso (Larochette) se présentent également pour un mandat.

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