[Handball]

Agovic prolonge le plaisir

AXA LEAGUEAlors qu’il pensait arrêter sa carrière à l’issue de la saison dernière après avoir remporté un nouveau titre avec Esch, son club de cœur, Enes Agovic a décidé de faire durer le plaisir.

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Très attaché à Esch, Enes Agovic, ici aux côtés de Luc Fancelli, n'a pas réussi à raccrocher.
Très attaché à Esch, Enes Agovic, ici aux côtés de Luc Fancelli, n'a pas réussi à raccrocher.

Le 25 avril dernier, quelques minutes après le sacre aussi surprenant que mérité du Handball Esch en Coupe de Luxembourg, Enes Agovic nous confiait qu’il s’agissait alors de son dernier titre avec son club de toujours, près d’une vingtaine d’années après avoir remporté le premier. Mais finalement, l’ailier gauche, qui songeait sérieusement à prendre sa retraite, pourrait revivre pareil bonheur d’ici quelques mois.

La raison? Le Luxembourgeois a décidé de rempiler pour une année supplémentaire. «Au départ, il était convenu que je ferais deux séances d’entraînement par semaine, que je serais présent dans le cas où il y aurait besoin d’aide, détaille-t-il. C’est pour cela que je n’ai pas vraiment fait la préparation avec le groupe puisque j’ai profité du mois d’août pour partir en vacances avec ma femme.»

Mais à son retour, une décision a chamboulé le plan initial : «Quand je suis revenu, j’ai informé Marc (Fancelli) que j’étais d’accord pour m’occuper des U13. Et comme les entraînements tombaient les lundis et jeudis, avant ceux de l’équipe première, je restais. D’autant que j’avais pris un peu de poids en vacances, alors je m’étais dit que des séances supplémentaires me permettraient de maigrir plus rapidement.»

Un rôle différent

Voilà comment l’Eschois est passé de deux entraînements au double. «Ma femme n’est pas tellement contente, rigole-t-il. Mais on a un arrangement, ma priorité reste quand même notre calendrier personnel. Rajko (Milosevic, l’entraîneur) est au courant. D’ailleurs, je l’ai déjà prévenu que le mois prochain, après la Coupe d’Europe, je ferais seulement trois séances par semaine.»

Et ne comptez pas sur lui pour faire la moue si d’aventure son nom n’était pas couché sur la feuille de match lors de l’une ou l’autre journée. «Je ne serais pas du tout vexé si Rajko décidait de ne pas me prendre. C’était convenu de cette manière et c’est lui le coach, c’est lui qui prend les décisions», explique le droitier de 34 ans.

«Et puis, je ne suis plus tellement un élément clé de l’équipe car des jeunes ont pris la relève, poursuit-il. Moi, je me vois comme un joker et un « mentor » auprès des jeunes. Avec les plus anciens, Tom (Krier) et Moritz (Barkow), on essaie de les accompagner dans leur développement et leur évolution. L’idée, c’est de leur partager notre expérience. Et si je peux aider l’équipe en jouant, oui pourquoi pas.»

Monsieur jet de 7 mètres

En jouant plusieurs minutes, voire carrément une mi-temps complète à l’instar du dernier déplacement à Oberkorn, ou en sortant du banc pour tirer les jets de sept mètres, exercice dans lequel le n° 8 est particulièrement adroit, en témoigne son fabuleux pourcentage de réussite (11/11) en Macédoine du Nord, où Esch a éliminé Tikves au premier tour de l’European Cup.

On l’a compris, bien que ses années fastes soient derrière, le capitaine eschois n’est pas étranger au bon début d’exercice de son équipe. Qui cherchera à préserver son trône, ce mercredi, à l’occasion de la réception de son dauphin, Berchem, quatre jours après avoir concédé sa première défaite aux dépens des Red Boys, la faute à une première période durant laquelle le leader n’a été que l’ombre de lui-même.

«Il faut montrer une réaction et je suis sûr que l’on va montrer une réaction. L’une de nos caractéristiques, c’est qu’on ne lâche jamais rien. Il faut toujours compter avec nous», conclut Enes Agovic. Qui, «sauf cas de force majeure», ainsi qu’il le précise, tirera bel et bien sa révérence au terme de la saison.

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